Confinement et bruit ambiant

Je voulais vous écrire. Je le veux encore. Vraiment. Pour garder le lien. Pour vous dire à quel point je pense à vous et à vos petits mousses. Vous êtes là, dans ma tête et dans mon cœur, à tous les jours. Or, tout semble avoir été dit. Tout semble avoir été écrit.

En cette pandémie de la COVID-19, où plus rien ne semble comme avant, il y a un bruit ambiant. Beaucoup de bruit, en fait. Le bruit des informations, qu’on avale à grandes gorgées avec notre café, après le dîner. Le tintamarre des enfants qui, confinés dans la maison, mettent le volume de la télé ou de leurs mille autres écrans trop fort. Le « chamaillage », le « picossage ». Le chien qui jappe.

Il y a le bruit de nos inquiétudes et de nos angoisses.

Je pense qu’il y a même quelqu’un qui a monté le son de la trame sonore de mes rêves. D’ailleurs, ceux-ci ressemblent davantage à des films d’action, ces temps-ci. Ce n’est pas reposant! 😨

Ajouter ma voix au bruit actuel, est-ce bien nécessaire? Peut-être pas. Si c’est le cas, passez Go et réclamez 200$. En fait, je vous en prie, ne réclamez pas! Avec tous mes engagements annulés ou reportés à cause de la crise, il y a de fortes chances que je ne puisse pas vous payer!

Deuils d’artiste

D’ailleurs, parlons-en, de ces engagements. Des spectacles et des tournages annulés, des délais sur mes contrats de narration, plus de possibilités d’auditionner pour des rôles… Les temps sont durs. Au fond de mon petit cœur d’artiste, j’espère que lorsque la crise sera derrière nous, les gens ne m’auront pas oubliée. 😰C’est tellement difficile, faire sa place et réussir à tirer son épingle du jeu, dans ce milieu!

Un nom de spectacle évocateur

J’ai sorti la bande-annonce de mon nouveau spectacle LA MÊME JOURNÉE que le gouvernement fermait les écoles, au début du confinement. 🤦🏽‍♀️Le titre que je lui avais donné? Hop la vie! Si les plus sarcastiques seront tentés de dire que j’ai le sens du timing (en voulant dire que je ne l’ai VRAIMENT PAS), moi, je me dis qu’après toute cette crise, c’est de ÇA, dont nous aurons besoin: un spectacle… HOP LA VIE! 😉(Pst! Appelez mon agent! Vous allez voir, on va en avoir, du plaisir, quand nous pourrons être enfin réunis!)

Vivez-vous bien votre confinement?

Parlant de confinement, comment vivez-vous ça, vous? Ici, je dois admettre que ça va plutôt bien. Les enfants sont rendus grands (un 11 ans et deux 13 ans) et sont assez autonomes. Or, j’ai une pensée pour ceux qui ont des enfants en jeune âge, qui demandent une surveillance de tous les instants. J’ai une pensée pour les parents d’enfants avec des problématiques diverses. J’ai une pensée pour les enfants dont les parents ont des problématiques diverses (ça va des deux côtés, ces affaires-là). J’ai une pensée pour les enfants et les femmes qui vivent dans des milieux agressifs, voire violents. J’espère que les gens qui ont besoin d’aide n’hésiteront pas à en demander. Je vous mets des numéros à la fin de ce billet, au cas où ça pourrait vous servir.

Comment vous occupez-vous, à la maison? Comment occupez-vous vos enfants? Avez-vous eu le temps de faire des choses que vous n’aviez jamais le temps de faire? Lesquelles? Je suis curieuse!

Dans une capsule de ma chaîne Youtube, je vous parle des activités qui m’occupent, ces temps-ci. Je vous avoue que la liste des choses que je veux faire est longue! J’ai des projets créatifs pour une vie ou deux, alors, je me mets des petits objectifs à chaque jour. Rien de stressant, parce que… oust! les stress inutiles! On n’a pas besoin de ça en ce moment!

Du temps pour correspondre

Un de mes désirs, c’est de prendre le temps d’écrire à tous mes petits correspondants du projet Les correspondances d’Anne-Lune (même ceux qui ne m’ont pas écrit au cours de l’année). Chers parents, si vous avez changé d’adresse, je vous invite à la corriger tout de suite via le formulaire de mon site. J’aimerais envoyer des parcelles de bonheur à mes amis lunatiques par la poste (et je veux m’assurer que la lettre adressée à votre enfant ne rebrousse pas chemin). Pour les parents qui aimeraient inscrire leur(s) enfant(s), il est toujours temps de le faire. Lancez-vous! Ça vous fera une belle activité à faire en famille!

L’école à la maison est ouverte!

Dites-moi… avez-vous commencé à faire l’école à la maison? On ne sait toujours pas quand nos enfants pourront retourner sur les bancs de l’école et s’ils pourront terminer l’année scolaire en cours. Hier, le gouvernement du Québec mettait en ligne sa plateforme L’école ouverte, répertoriant plein de ressources pour avancer les matières, en ces temps d’isolement familial. Bien qu’on insiste sur le fait que ce ne soit pas obligatoire, on mentionne que cela peut quand même aider à stimuler l’intellect de nos jeunes.

Pour notre part, nous avons décidé de mettre une certaine structure dans ce congé forcé, après deux semaines de « gros n’importe quoi ». Nous avons demandé aux enfants de travailler deux matières par jour, de bouger et d’écouter 15 minutes de télévision en anglais quotidiennement. Les trois enfants ont eu des réactions différentes, passant de la motivation au plus grand désespoir. Chose certaine, l’expression sur mon visage, après ce premier essai, était celle-ci:

Suite à cette expérience, mon constat, c’est qu’avec trois enfants déstabilisés et des parents dépassés par le fait de devoir créer un plan de travail et trouver du matériel pédagogique pour chacun, ça prend BEAUCOUP de patience! On verra si on arrive à trouver un rythme. Je ne me décourage pas; ça m’a juste un peu « saisie », disons. J’ose imaginer que je ne suis pas la seule. 🤷🏽‍♀️

Le bruit des pensées

Voyez comme mon esprit passe d’un sujet à l’autre. Voyez comme le bruit ambiant influence le brouhaha qui règne dans nos esprits. On dirait qu’on l’entend plus, ce bruit, isolés dans nos maisons, avec nos activités qui sont sur « pause ». Que ferons-nous, après cette crise? Recommencerons-nous le même tourbillon infernal qu’avant? Le travail, les courses, les enfants, les activités de l’un et de l’autre, les multiples rendez-vous, les horaires pas possibles? Qu’allons-nous apprendre de tout ça?

J’aimerais bien voir dans l’avenir… peut-être pour me rassurer, me réconforter, me donner du courage. Une chose est sûre, il y a clairement matière à réflexion, à travers tout ça. Malgré ce bruit, je pense qu’on doit se forcer à laisser place au silence, aussi. Juste assez. Le temps d’inspirer et d’expirer plusieurs fois. À défaut de voir dans l’avenir, vivre l’instant présent. 🙏🏻

J’ai hâte de vous revoir, chers amis. J’ai hâte de chanter pour vous. La scène me manque. J’ai hâte de serrer vos petits mousses dans mes bras et de voir leurs sourires. J’ai hâte que ce virus ne fasse plus les manchettes et qu’on reprenne une vie un peu plus « normale ».

J’envoie une grosse dose d’amour et de courage à vous et votre famille. Prenez bien soin de vous. Ce n’est pas facile, tout ça, mais… ça va bien aller! Soyons forts! 🌈👊🏼

Des numéros importants, en ces temps de crise

Tel-Jeunes (par téléphone, texto, clavardage et courriel)
1-800-263-2266

Ligne Parents (par téléphone ou clavardage)
1 800 361-5085

SOS – Violence conjugale
1 800 363-9010

Ligne 1 888 APPELLE (prévention du suicide)
1 866 277-3553

Besoin d’aide alimentaire
N’hésitez pas à appeler le Centre de bénévolat de votre région pour savoir si vous pouvez obtenir de l’aide alimentaire et de quelle façon ils procèdent. Vous n’êtes pas seuls.

Les tracas d’une mère en tournée

Hier, je suis tombée sur cet article de La Presse, Conciliation travail-famille – Mères en tournée (Josée Lapointe, 14 décembre 2019). Évidemment, étant moi-même une maman et une artiste en tournée, je me suis tout de suite sentie interpellée! D’autant plus que j’avais pensé écrire sur mon blogue au sujet du déroulement des dernières semaines, qui ont sans doute été les plus « rock’n roll » de ma vie, côté conciliation travail-famille! Je vous livre ici l’envers de ma vie d’artiste et maman sur la route; une belle façon de faire le bilan des trois dernières semaines!

Article de La Presse, Conciliation travail-famille – Mères en tournée
par Josée Lapointe, 14 décembre 2019

Une montagne à gravir

Tout d’abord, il faut savoir que 2019 était la cinquième année de tournée de mon spectacle de Noël. Les dates ont commencé à être réservées dès le printemps, mais c’est à l’automne que la vague a déferlé. Mon agente m’appelait, m’écrivait, gérait le tout de main de maître, pendant que j’étais très occupée sur les plateaux de tournage. J’ai essayé de me garder quelques jours de congé, en vain. Des contrats se sont ajoutés: un shooting photo pour une grosse compagnie, une journée de tournage, un spectacle avec mon groupe de musique Kayak dans un party de compagnie et un spectacle de Noël qui s’est glissé sur la seule case libre du calendrier. Je n’ai pas pu dire non. Il faut dire que, dans le milieu artistique, on a tendance à sauter dans le train quand il passe. On ne sait jamais quels détours il pourrait prendre la prochaine fois!

En voyant la fin du mois de novembre arriver, je voyais la montagne devant moi. Les hôtels avaient été réservés. (Ça, c’est le côté chouette!) Mais il y a l’envers de la tournée qui commençait à me tracasser. Cet envers, c’est la vie personnelle et dans mon cas, ma vie de maman.

Vous pourriez dire: « Oui, mais le père des enfants, il fait quoi, lui? Il pourrait prendre sa part de responsabilités! Prendre soin des enfants pendant que tu es en tournée! »

Oui, mais… non.

Pourquoi? Parce que le père de mes enfants, mon amoureux, est le co-producteur et le sonorisateur des spectacles! Nous partons donc ensemble sur la route! Aïe, aïe, aïe! Mamma mia! Si, sur papier, ça semble une superbe idée (wow! du temps en couple, sans notre progéniture), concrètement, c’est VRAIMENT compliqué!

Les préparatifs

Nos enfants grandissent. Ça simplifie certains aspects de la gestion familiale, quand on part. Je les vois vieillir et wow! Il gagnent en autonomie! Ils peuvent se garder seuls pour certaines périodes, mais pas toutes… J’avais donc fait un horaire de nos besoins en aide familiale de façon assez détaillée. Ça ressemblait à ça, mais pour pratiquement tous les jours de la semaine! 😱

Vous aurez compris que mes trois enfants jouent au hockey. Mon plus jeune joue pour une équipe deux lettres (élite) et a des pratiques en semaine. Ma fille a aussi du club de course en semaine et nous devons assurer le transport. Quel casse-tête, quand on est absents! Ça, c’est sans compter, la livraison de la commande de la campagne de financement de ma fille (pour son voyage scolaire), puis de mon fils (pour son hockey), les séances d’entraînement pour moi (il faut bien garder la santé physique et mentale), les signatures de devoirs et examens, la gestion des lunchs et toutes les autres obligations que vous pouvez imaginer…

Heureusement, cette année, la grande fille de mon amoureux pouvait nous donner un coup de main. Wow! Une aide familiale, qualité 5⭐️!

Revenons aux préparatifs… Je vous avoue qu’avant de commencer la tournée, j’avais le tournis! J’avais la boule dans la gorge, l’impression qu’on n’y arriverait juste pas… Je n’osais pas trop le montrer pour ne pas stresser tous les membres de la maisonnée. Déjà que les enfants me posaient beaucoup de questions sur qui allait être à leur pratique de hockey? Qui allait être là, à leur retour de l’école? Est-ce que nous allions être là, le lendemain matin, pour préparer les lunchs? Ouf! J’essayais de les rassurer comme je pouvais. Je leur disais que nous allions prendre une journée à la fois, comme pour me convaincre moi-même que tout irait bien!

Ainsi, j’avais super hâte d’aller à la rencontre des centaines d’enfants qui allaient assister à mes spectacles, mais en même temps, je n’avais pas envie de quitter les miens! J’appréhendais l’ennui.

Un peu comme Marie-Mai, qui, dans l’article de La Presse, raconte: « Je regardais les jeunes dans la salle et je me disais : “Ils sont là, mais pas ma fille, et je m’ennuie.” »

C’est parti! On part en tournée!

Puis, nous avons commencé notre « rush ». C’était le 30 novembre. C’était le premier spectacle d’une série de 18, en 21 jours. Nous terminerons ce marathon de spectacles demain, avec plus de 5000 km au compteur, une avalanche de textos et d’emojis et de nombreuses séances de Facetime avec nos enfants. Vive la technologie! On s’en est servi pour se raconter nos journées (comme dans notre pub pour Rogers, il y a deux ans!), mais aussi pour offrir un tutoriel sur comment faire cuire du macaroni ou comment faire une brassée de lavage! 😅

Au moment d’écrire ces lignes, il ne me reste qu’un seul spectacle. J’ai passé un superbe mois, malgré les tracas de mère en tournée! Le spectacle de Noël a quelque chose de magique… À la fin de chacune des représentations, c’est tellement beau de voir le sourire des enfants et les petites étincelles, dans leur regard! J’adore mon travail!

Oui, c’est exigeant, la tournée, quand on est mère. Oui, la charge mentale est grande. Je dois me prendre des notes et me mettre des rappels pour ne rien oublier! (Imaginez, il fallait aussi penser aux cadeaux de Noël, en cette période festive! On a fait ça à petite dose, entre deux shows!) La fatigue accumulée nous dit aussi, à mon acolyte et moi, que les vacances seront bienvenues!

De l’aide essentielle

J’avais envie d’écrire ce billet pour faire suite à l’article paru dans La Presse. Vous savez, on n’a pas besoin de faire le Centre Bell pour que la logistique de conciliation travail-famille s’impose. Des parents qui doivent s’absenter plusieurs jours pour le travail, c’est toujours un défi d’organisation, que ce soit dans le milieu artistique ou autre! Je ne me plains pas… Je désire simplement montrer l’envers du décor, le côté moins glamour. Parce que si, en surface, on a l’air serein et en plein contrôle, en dessous, on en pédale un coup!

Merci du fond du cœur à tous ceux et celles qui nous ont généreusement aidés, pendant cette période fort occupée. Vous n’avez pas idée à quel point cela a été apprécié!

Merci à mes parents, pour le transport des enfants et le support moral. Merci aux parents d’amis de hockey: David, Gigi, Patrice, Isabelle, Yannick et Cathy. Merci à Marie-Jeanne pour ses services de supervision d’enfants 5⭐️, les repas, le transport, le support moral, les messages rigolos et l’achat de cadeau de fête d’amie (!).

Aussi, j’aimerais dire merci à mon agente, Maritza Tessier, qui gère le secteur scolaire et des garderies, pour son excellent travail et ses suivis super clairs, qui nous ont permis de nous rendre facilement à destination! Merci également à Luc Quintal, mon agent du secteur public, et à son adjointe, Véronique Robidoux, pour la gestion des spectacles ouverts au public. Merci à l’équipe de Sandra Rossi, aux relations de presse, pour les contacts médias. Finalement, merci à tous ceux qui m’ont invitée à venir chanter pour les petits mousses de leur coin de pays! J’espère que je n’oublie personne! Toutes ce beau monde a rendu la tournée de Noël possible! Merci! 🙏

Un bilan à dresser

Ces trois semaines ont été des plus chargées, avec du boulot 7 jours sur 7. Je ne sais pas si je ferai ça de façon aussi intense, l’an prochain. Comme il y a déjà des gens qui désirent réserver (oui, oui! 🤩), on va devoir rapidement se fixer! Laissez-moi deux semaines de repos et je serai prête à réserver des dates pour 2020! Mon conseil: réservez tôt, au cas où je déciderais de mettre la pédale douce et d’offrir moins de représentations, l’an prochain! 😅

Pour conclure, à vous tous, chers amis lunatiques, je souhaite une période de festivités à la fois EFFERVESCENTE et REPOSANTE. Prenons le temps coller nos enfants et de partager de doux moments avec eux. C’est si précieux! Revenons en force et en santé pour entreprendre l’année 2020 du bon pied!

Gros bisous! Au plaisir de vous voir l’an prochain! 😘
La fille « sous le chapeau » d’Anne-Lune xx

Note: Vous pouvez voir toutes les photos de la tournée sur mon compte Instagram. Profitez-en pour vous abonner!

Suivez-moi également sur Youtube (plein de clips pour les enfants!) et Facebook!

*Source photo en entête: Adobe stock

Sur la route des vacances avec bébé: où arrêter, le temps d’un boire?

C’est le temps des vacances. Vous prendrez planifiez peut-être un voyage avec votre progéniture. Quand on est parents de jeunes enfants et qu’on décide de voyager de longues heures, on doit développer des trucs pour rendre le tout agréable. Voici quelques suggestions pour faciliter vos déplacements en famille sur les routes du Québec.

Récemment, lors d’un voyage sur la Côte-Nord, mon acolyte Jean-François et moi sommes arrêtés dans un parc, à La Malbaie. J’ai aperçu au loin un banc de parc en bois. Je vous en parle davantage dans la vidéo suivante. C’est ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce billet!

En effet, un banc d’allaitement à été conçu et stratégiquement installé dans ce parc. Il permet aux parents de faire boire le bébé et de changer la couche en plein air, devant un décor enchanteur.

Après quelques recherches sur le Web, j’ai réalisé que plusieurs endroits accueillaient les mères ayant besoin d’allaiter (ou de faire boire leur bébé). On trouve la liste des différentes initiatives ici.

La Route du lait

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 07.03.41.pngIdentifiée par ce pictogramme de femme allaitant son bébé, on dit que  » La Route du lait est un projet qui a pour but la promotion et la normalisation de l’allaitement. Il permet d’offrir aux femmes une liste d’endroits, de commerces qui les accueillent le temps d’une tétée sans devoir nécessairement consommer. » Plusieurs régions se sont jointes à ce réseau et utilisent le pictogramme international de l’allaitement que vous voyez ci-contre.

Bas-Saint-Laurent

Dans le bas du fleuve, de nombreux commerces affichent leurs couleurs et invitent parents à prendre une pause « boire de bébé » chez eux! Pour consulter la carte et liste des commerces de la région Rimouski-Mitis, cliquez ici.

Charlevoix

Dans Charlevoix, on trouve le même pictogramme. Vous trouverez: « des espaces aménagés, dans les différents établissements participants, un «petit coin de lait» : une salle dédiée, une salle d’essayage, un bureau, un petit coin avec paravent, chaise et table à langer, une chambre ou toute proposition créative! C’est un endroit à l’abri des regards, avec un minimum de commodité et de quiétude pour permettre à bébé de bien boire et à maman d’être confortable, le tout sans obligation d’achat. » (La vidéo que je vous ai préparée dans l’introduction de ce billet parle justement d’un des emplacements de ce réseau.) Vous trouverez des informations sur la Route du lait de Charlevoix sur sa page Facebook

Outaouais

Initiée en 2013, la Petite route du lait de l’Outaouais permet également aux mères d’allaiter dans les lieux publics identifiés par le logo international de l’allaitement. Pour connaître les établissements participants, consultez la liste ici (ville de Gatineau) ou visitez la page Facebook.

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, trois réseaux associés à la Route du lait ont été instaurés. Vous trouverez la liste des lieux en cliquant sur les liens suivants:

Lanaudière

Dans Lanaudière, l’organisme Nourri-Source a réuni quelques établissements qui affichent désormais le pictogramme bleu et blanc. La liste est courte, alors si vous avez un commerce, n’hésitez pas à vous inscrire! Vous pouvez trouver la liste des lieux sur leur site Web et suivre la Route du lait de Lanaudière sur Facebook.

Estrie

À Sherbrooke, une vingtaine de commerces ont choisi de s’associer à la Route du lait afin d’assurer aux mères qu’elles auront un accueil chaleureux pour allaiter, et ce, sans obligation d’achat. Cliquez ici pour voir la liste complète.

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.00.06.pngLa Route du lait de Val-Saint-François réunit une cinquantaine d’établissements. L’affiche Bienvenue aux bébés allaités de l’organisme Nourri-Source vous permettra de les reconnaître facilement.

Laurentides

Dans les Laurentides, repérez aussi le logo jaune Bienvenue aux bébés allaités de Nourri-Source. Plus de 80 commerces, établissements et organismes sont prêts à vous accueillir!

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 07.08.39.pngAu Saguenay, c’est le CIUSSS, aidé d’organismes au soutien à l’allaitement, qui invite les commerces, établissements et organisations à exposer l’affichette ICI on soutient l’allaitement maternel dans les lieux publics qui accueillent les parents et les bébés allaités. Vous pouvez en savoir plus sur la Route du lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean ici. Vous y trouverez même un formulaire pour devenir un établissement participant!

Capitale-Nationale

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 07.16.00.png

Vous passez par Québec avec vos enfants? Cherchez l’identification Certifié Famille! C’est un projet qui a été initié en 2016 par des parents des quartiers Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Roch. Son but? Identifier les commerces de quartier accessibles et ouverts à recevoir les familles.

Voici ce que vous trouverez chez les commerces ayant reçu l’attestation:

  • L’entrée facilitée avec l’aide du personnel (ex : tient la porte, aide à porter la poussette)
  • Toilettes accessibles aux familles sans obligation d’achat (ça, c’est pratique!)
  • Un accueil favorable pour allaiter ou donner le biberon au bébé sans obligation d’achat
  • La présence de chaise haute ou banc d’appoint dans les restaurants

Voir la carte et en savoir plus sur les commerces participants.

Mauricie et Centre-du-Québec

Créée en 2011 grâce à la contribution de l’organisme Allaitement-Soleil, le réseau d’établissement Amis des bébés allaités permet aux mères de faire boire leur bébé en toute quiétude.

Les établissements doivent respecter ces quatre critères:

  • Faire savoir aux mères qu’il y a un endroit discret et chaleureux mis à leur disposition afin qu’elles et leur bébé se sentent parfaitement à l’aise. Par exemple, une pièce réservée pour l’allaitement ou un lieu en retrait pour que l’allaitement puisse se dérouler en toute tranquillité.
  • Prévoir un endroit pour langer le bébé : une table à langer, un petit comptoir, un bureau ou une autre alternative possible.
  • Mettre à la disposition des mamans qui allaitent une chaise confortable pour faciliter l’allaitement, tel un fauteuil ou une berceuse.
  • L’implication du personnel est primordiale. Il suffit de démontrer un intérêt envers les mères en leur faisant part de la politique en vigueur pour qu’elles se sentent les bienvenues.

Pour consulter la liste des commerces participants, voyez les logos au bas de ce lien.

Montréal

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.04.05.pngMontréal n’est évidemment pas en reste, côté aide aux parents de bambins! Vous trouverez sur le site de Nourri-Source Montréal une carte interactive des établissements pouvant vous accueillir, le temps d’un boire! Plus de 200 établissements font partie du réseau! Impressionnant et tellement bon à savoir!

Montérégie

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.43.36.pngÀ Longueuil, on a donné la certification Iso Famille à

Consultez le dépliant pour en savoir plus.

« C’est une certification qui atteste qu’un établissement dispose de commodités qui permettent aux familles de se sentir bien accueillies avec leurs enfants âgés de 0 à 5 ans. C’est une façon de reconnaitre les efforts fournis par les commerçants ou les gestionnaires de lieux publics qui ont à cœur de faciliter les sorties des familles au quotidien. L’allaitement est pris en compte dans les critères de certification. »

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Dans le Haut-Richelieu, vous pouvez suivre les indications Soutenons l’allaitement – Une tétée à ma santé! Vous trouverez une carte indiquant les endroits participants ici.

Les régions oubliées

L’Abitibi, la Côte-Nord, Chaudière-Appalaches, Laval, le Nunavik, les Terres-Cries-de-la-Baie-James et le Nord-du-Québec ne semblent malheureusement pas avoir de réseau organisé.

Finalement, quand on cherche un peu, on voit qu’il y a du soutien pour nous aider, quand on doit prendre la route avec notre bébé. Je constate que cela s’est beaucoup développé, depuis une dizaine d’années. Ce n’était pas comme ça, à l’époque où j’avais moi-même de jeunes bébés! Bien sûr, on parle beaucoup d’allaitement, car les mamans qui allaitent aiment souvent le faire dans l’intimité, mais vous pouvez aussi utiliser ces petits coins tranquilles pour donner un biberon!

Je vous souhaite de belles découvertes sur la route et surtout, de très belles vacances!

Ma semaine avant Noël

Comment s’est passé votre semaine, en tant que parent? Moi, ça ressemblait à ÇA! Petite BD crayonnée dans mon lit, hier soir, et mise en couleur à l’aquarelle, ce matin. Question d’être zen! 😜
Partagez à vos amis parents! ☺️
Joyeuses Fêtes, bonnes vacances et surtout, essayez de vous REPOSER!!!

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Un matin comme les autres

Novembre. Le cadran sonne. Je suis au chaud dans mes draps. Il fait noir dans la chambre et je n’ai pas envie de me lever. Je fais comme si je n’avais pas entendu le cadran. Je pourrais peut-être mettre les deux mains sur mes oreilles et chanter « na-na-na-na » comme un enfant qui ne veut pas entendre ce que son parent dit? Ma conscience « adulte » me ramène à l’ordre: « Eh! T’es une maman et c’est l’heure de te lever! »

Je sors du lit et enfile mes pantoufles. Ah! Mes pantoufles… Il y en a une à laquelle il manque un bouton sur le côté et les semelles sont déchirées. C’est d’un chic! Mais elles sont si confortables!

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À ma sortie de la chambre, les enfants sont déjà en train de se faire à déjeuner. Ils grandissent à vue d’oeil! Ça bouge dans la cuisine. Si mes enfants mettaient leur bol de céréales sur la tête, ma cuisine aurait des airs de vraie fourmilière!

À travers le son du téléviseur du salon et de celui de la cuisine, celui du grelot de porte retentit. (C’est qu’on a eu la « bonne » idée de montrer à notre chienne à sonner le grelot accroché à la poignée de la porte, lorsqu’elle veut sortir faire ses besoins.) Une belle cacophonie que tout cela!

Puis, s’en suit le ballet des boîtes à lunch. Une, deux, trois! Un repas, parfois chaud, parfois froid, des collations, un breuvage… Oups! On est dus pour faire l’épicerie et on arrive au fond des boîtes. On se débrouille avec les moyens du bord, mais on est chanceux: nos enfants ont de quoi manger. Malgré le tintamarre matinal, la pensée que ce ne sont pas tous les enfants qui mangent à leur faim effleure mon esprit. Pincement au cœur.

Je m’assois à l’îlot pour déjeuner et boire un bon café latte. Ah, le café! J’aime tellement ça! C’est un petit bonheur dont je saurais difficilement me passer. C’est réconfortant, ça réveille en douceur et c’est bon! IMG_0694.JPG

J’écoute les nouvelles et j’entends les enfants se brosser les dents. Zzzzzzzz! Je reconnais le son de la brosse de mon fils qui a la brosse à dents électrique. Brsh, brsh, brsh pour les autres. Parfois, il faut insister un peu plus pour qu’ils décrochent de leurs youtubers préférés et poursuivent leur routine. D’autres fois, il faut séparer deux petits marabouts qui se bousculent dans la salle de bain parce qu’ils veulent utiliser le lavabo en même temps. Eh oui! Ça arrive chez nous aussi!

À l’occasion, en déjeunant, j’ai des examens ou des coupons réponse à signer. « Comment se fait-il que tu ne m’aies pas montré ça hier soir?! » Je soupire et m’exécute.

Puis, hop! C’est le temps de s’habiller pour partir! Un nouveau branle-bas de combat commence. On manque de place dans l’entrée, on essaie de faire son chemin pour se rendre jusqu’à notre manteau. L’amie de ma fille arrive. S’il ne pleut pas trop, je mets le harnais du chien et sa laisse. Je m’habille à mon tour. « J’trouve pas mes gants! » « Y é où mon manteau? » On cherche, pressés, les morceaux égarés. Des fois, ils partent avec des vêtements un peu dépareillés. Je dois dire qu’à l’automne, c’est pire que pire! Mais bon, je me dis qu’on n’est pas dans une pub de magasin de linge et qu’on ne mourra pas d’être habillés de façon… hum… colorée! 😉

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On marche vers l’arrêt d’autobus. Ma chienne tire sur sa laisse, tel un chien de traîneau dans le bois. Elle est tellement contente de sortir! Elle adore cette partie de la routine!

On passe le coin de rue, on salue la brigadière, qui retarde parfois un peu les autobus pour nous faire passer. Merci, Jocelyne! Ouf! On arrive à temps! On se fait la bise. Les enfants quittent et moi, je continue mon chemin avec ma petite boule de poil de 3 livres qui se prend pour un husky.

On passe devant l’ancienne école de mes enfants. Je salue les gens que je connais. Je vois de beaux sourires. Il arrive que j’arrête pour jaser avec une copine. On se donne des nouvelles, avant de continuer notre chemin. Dans la grisaille, des parents débarquent leurs enfants de la voiture, les embrassent, leur souhaitent une bonne journée. C’est beau à voir. Des fois, j’entends la voix d’un enfant me dire « Salut Anne-Lune! » Ça a l’effet d’un rayon de soleil qui perce les nuages et ça réchauffe mon cœur!

Au fil des mètres que je parcours,  le son change. La circulation se fait moins dense. Je retourne à mon quartier. Le bruit ambiant amorce un decrescendo. J’entends maintenant mes pas et ceux de ma chienne Soya. Tic, tic, tic, tic. (Il faut que je coupe ses griffes!) Je respire l’air frais. L’espace se fait, dans ma tête. Je savoure ma chance de pouvoir prendre ce moment, le matin, quand tout le monde part au travail. La vie de travailleur autonome est certes instable et imprévisible, mais elle comporte tout de même quelques avantages intéressants! C’est à ce moment que l’idée d’écrire ce texte me vient.

Je planifie ma journée, tout en marchant. Si quelques minutes plus tôt, j’avais envie de retourner me cacher sous mes draps, j’ai maintenant hâte de me mettre au travail. Je reviens à la maison avec l’embarras du choix. Par quoi vais-je commencer? Une séance d’entraînement? De la création? De la comptabilité? De l’écriture? De la gestion de réseaux sociaux ou de site Web? « Il y a tant à faire« , comme le chanterait Daniel Bélanger! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer!

De retour à la maison, ma chienne Soya va se coucher sur son coussin et moi, je me mets à la tâche. Ce matin, c’était de vous écrire! 🙂

C’est un matin comme les autres, un matin de notre routine. Une chose est sûre, le matin est le premier coup de crayon du dessin de notre journée. Et vous, qu’avez-vous dessiné, ce matin?

Qu’est-ce qu’elles ont, mes mains?

L’hiver, j’ai les mains gercées. En les observant, aujourd’hui, je me suis rappelé avoir écrit ce texte, du temps que je tenais le blogue Maternit-Anne. (Eh! Ça fait quand même plus de dix ans que je blogue!) Je vous le partage ici, parce qu’il est toujours d’actualité!

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Mes mains

La fin de semaine passée, je me suis fait demander, par une connaissance: « Oh! Mais qu’est-ce qu’elles ont, tes mains? Elles sont toutes rouges! »

J’aurais bien voulu répondre en long et en large. J’aurais voulu raconter que mes mains récurent des éviers, des bains, des douches. Qu’elles plongent dans l’eau pour frotter la vaisselle ou pour laver des visages, des petites fesses, des petits cheveux. Qu’elles font au bas mot une dizaine de brassées de lessive par semaine. Qu’elles détachent et plient des vêtements. Qu’elles accrochent des couches sur la corde. Qu’elles sortent les poubelles, le recyclage, le compost. Qu’elles paient des factures. Composent des numéros de téléphone. Qu’elles attachent des petits manteaux. Qu’elles gèlent, à l’extérieur, lorsque je dois enlever mes mitaines pour replacer un chapeau ou une mèche de cheveux qui traîne dans le visage d’un de mes enfants. Qu’elles passent sous l’eau et le savon à chaque fois que j’arrive à la maison. Chaque fois qu’un de mes enfants va au petit coin ou que je change une couche. Chaque fois que je prépare un repas. Que j’essuie un petit nez qui coule. Que je retourne à la préparation de la nourriture. Mes mains nourrissent.

J’aurais voulu répondre que mes mains battent la mesure. Qu’elles s’amusent sur les notes du piano ou les cordes de la guitare. Qu’elles immortalisent des souvenirs. Qu’elles communiquent à l’aide de gestes ou en chatouillant le clavier d’ordinateur. Mes mains, prolongement de ma pensée.

J’aurais voulu répondre que mes mains applaudissent les succès de l’un et de l’autre. Qu’elles essuient des larmes, flattent des dos, caressent des joues. Que même rugueuses, elles sont emplies de douceur.

J’aurais voulu exprimer tout cela. Mais comme je redoutais que l’on n’écoute la réponse, j’ai simplement dit: « Ben… Ce sont des mains de maman! »

(Présentes sur la photo: ma main et celle de mon plus jeune, quand il était bébé!)