Sur la route des vacances avec bébé: où arrêter, le temps d’un boire?

C’est le temps des vacances. Vous prendrez planifiez peut-être un voyage avec votre progéniture. Quand on est parents de jeunes enfants et qu’on décide de voyager de longues heures, on doit développer des trucs pour rendre le tout agréable. Voici quelques suggestions pour faciliter vos déplacements en famille sur les routes du Québec.

Récemment, lors d’un voyage sur la Côte-Nord, mon acolyte Jean-François et moi sommes arrêtés dans un parc, à La Malbaie. J’ai aperçu au loin un banc de parc en bois. Je vous en parle davantage dans la vidéo suivante. C’est ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce billet!

En effet, un banc d’allaitement à été conçu et stratégiquement installé dans ce parc. Il permet aux parents de faire boire le bébé et de changer la couche en plein air, devant un décor enchanteur.

Après quelques recherches sur le Web, j’ai réalisé que plusieurs endroits accueillaient les mères ayant besoin d’allaiter (ou de faire boire leur bébé). On trouve la liste des différentes initiatives ici.

La Route du lait

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 07.03.41.pngIdentifiée par ce pictogramme de femme allaitant son bébé, on dit que  » La Route du lait est un projet qui a pour but la promotion et la normalisation de l’allaitement. Il permet d’offrir aux femmes une liste d’endroits, de commerces qui les accueillent le temps d’une tétée sans devoir nécessairement consommer. » Plusieurs régions se sont jointes à ce réseau et utilisent le pictogramme international de l’allaitement que vous voyez ci-contre.

Bas-Saint-Laurent

Dans le bas du fleuve, de nombreux commerces affichent leurs couleurs et invitent parents à prendre une pause « boire de bébé » chez eux! Pour consulter la carte et liste des commerces de la région Rimouski-Mitis, cliquez ici.

Charlevoix

Dans Charlevoix, on trouve le même pictogramme. Vous trouverez: « des espaces aménagés, dans les différents établissements participants, un «petit coin de lait» : une salle dédiée, une salle d’essayage, un bureau, un petit coin avec paravent, chaise et table à langer, une chambre ou toute proposition créative! C’est un endroit à l’abri des regards, avec un minimum de commodité et de quiétude pour permettre à bébé de bien boire et à maman d’être confortable, le tout sans obligation d’achat. » (La vidéo que je vous ai préparée dans l’introduction de ce billet parle justement d’un des emplacements de ce réseau.) Vous trouverez des informations sur la Route du lait de Charlevoix sur sa page Facebook

Outaouais

Initiée en 2013, la Petite route du lait de l’Outaouais permet également aux mères d’allaiter dans les lieux publics identifiés par le logo international de l’allaitement. Pour connaître les établissements participants, consultez la liste ici (ville de Gatineau) ou visitez la page Facebook.

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, trois réseaux associés à la Route du lait ont été instaurés. Vous trouverez la liste des lieux en cliquant sur les liens suivants:

Lanaudière

Dans Lanaudière, l’organisme Nourri-Source a réuni quelques établissements qui affichent désormais le pictogramme bleu et blanc. La liste est courte, alors si vous avez un commerce, n’hésitez pas à vous inscrire! Vous pouvez trouver la liste des lieux sur leur site Web et suivre la Route du lait de Lanaudière sur Facebook.

Estrie

À Sherbrooke, une vingtaine de commerces ont choisi de s’associer à la Route du lait afin d’assurer aux mères qu’elles auront un accueil chaleureux pour allaiter, et ce, sans obligation d’achat. Cliquez ici pour voir la liste complète.

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.00.06.pngLa Route du lait de Val-Saint-François réunit une cinquantaine d’établissements. L’affiche Bienvenue aux bébés allaités de l’organisme Nourri-Source vous permettra de les reconnaître facilement.

Laurentides

Dans les Laurentides, repérez aussi le logo jaune Bienvenue aux bébés allaités de Nourri-Source. Plus de 80 commerces, établissements et organismes sont prêts à vous accueillir!

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 07.08.39.pngAu Saguenay, c’est le CIUSSS, aidé d’organismes au soutien à l’allaitement, qui invite les commerces, établissements et organisations à exposer l’affichette ICI on soutient l’allaitement maternel dans les lieux publics qui accueillent les parents et les bébés allaités. Vous pouvez en savoir plus sur la Route du lait du Saguenay-Lac-Saint-Jean ici. Vous y trouverez même un formulaire pour devenir un établissement participant!

Capitale-Nationale

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Vous passez par Québec avec vos enfants? Cherchez l’identification Certifié Famille! C’est un projet qui a été initié en 2016 par des parents des quartiers Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Roch. Son but? Identifier les commerces de quartier accessibles et ouverts à recevoir les familles.

Voici ce que vous trouverez chez les commerces ayant reçu l’attestation:

  • L’entrée facilitée avec l’aide du personnel (ex : tient la porte, aide à porter la poussette)
  • Toilettes accessibles aux familles sans obligation d’achat (ça, c’est pratique!)
  • Un accueil favorable pour allaiter ou donner le biberon au bébé sans obligation d’achat
  • La présence de chaise haute ou banc d’appoint dans les restaurants

Voir la carte et en savoir plus sur les commerces participants.

Mauricie et Centre-du-Québec

Créée en 2011 grâce à la contribution de l’organisme Allaitement-Soleil, le réseau d’établissement Amis des bébés allaités permet aux mères de faire boire leur bébé en toute quiétude.

Les établissements doivent respecter ces quatre critères:

  • Faire savoir aux mères qu’il y a un endroit discret et chaleureux mis à leur disposition afin qu’elles et leur bébé se sentent parfaitement à l’aise. Par exemple, une pièce réservée pour l’allaitement ou un lieu en retrait pour que l’allaitement puisse se dérouler en toute tranquillité.
  • Prévoir un endroit pour langer le bébé : une table à langer, un petit comptoir, un bureau ou une autre alternative possible.
  • Mettre à la disposition des mamans qui allaitent une chaise confortable pour faciliter l’allaitement, tel un fauteuil ou une berceuse.
  • L’implication du personnel est primordiale. Il suffit de démontrer un intérêt envers les mères en leur faisant part de la politique en vigueur pour qu’elles se sentent les bienvenues.

Pour consulter la liste des commerces participants, voyez les logos au bas de ce lien.

Montréal

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.04.05.pngMontréal n’est évidemment pas en reste, côté aide aux parents de bambins! Vous trouverez sur le site de Nourri-Source Montréal une carte interactive des établissements pouvant vous accueillir, le temps d’un boire! Plus de 200 établissements font partie du réseau! Impressionnant et tellement bon à savoir!

Montérégie

Capture d’écran, le 2019-07-15 à 08.43.36.pngÀ Longueuil, on a donné la certification Iso Famille à

Consultez le dépliant pour en savoir plus.

« C’est une certification qui atteste qu’un établissement dispose de commodités qui permettent aux familles de se sentir bien accueillies avec leurs enfants âgés de 0 à 5 ans. C’est une façon de reconnaitre les efforts fournis par les commerçants ou les gestionnaires de lieux publics qui ont à cœur de faciliter les sorties des familles au quotidien. L’allaitement est pris en compte dans les critères de certification. »

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Dans le Haut-Richelieu, vous pouvez suivre les indications Soutenons l’allaitement – Une tétée à ma santé! Vous trouverez une carte indiquant les endroits participants ici.

Les régions oubliées

L’Abitibi, la Côte-Nord, Chaudière-Appalaches, Laval, le Nunavik, les Terres-Cries-de-la-Baie-James et le Nord-du-Québec ne semblent malheureusement pas avoir de réseau organisé.

Finalement, quand on cherche un peu, on voit qu’il y a du soutien pour nous aider, quand on doit prendre la route avec notre bébé. Je constate que cela s’est beaucoup développé, depuis une dizaine d’années. Ce n’était pas comme ça, à l’époque où j’avais moi-même de jeunes bébés! Bien sûr, on parle beaucoup d’allaitement, car les mamans qui allaitent aiment souvent le faire dans l’intimité, mais vous pouvez aussi utiliser ces petits coins tranquilles pour donner un biberon!

Je vous souhaite de belles découvertes sur la route et surtout, de très belles vacances!

Ma semaine avant Noël

Comment s’est passé votre semaine, en tant que parent? Moi, ça ressemblait à ÇA! Petite BD crayonnée dans mon lit, hier soir, et mise en couleur à l’aquarelle, ce matin. Question d’être zen! 😜
Partagez à vos amis parents! ☺️
Joyeuses Fêtes, bonnes vacances et surtout, essayez de vous REPOSER!!!

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Un matin comme les autres

Novembre. Le cadran sonne. Je suis au chaud dans mes draps. Il fait noir dans la chambre et je n’ai pas envie de me lever. Je fais comme si je n’avais pas entendu le cadran. Je pourrais peut-être mettre les deux mains sur mes oreilles et chanter « na-na-na-na » comme un enfant qui ne veut pas entendre ce que son parent dit? Ma conscience « adulte » me ramène à l’ordre: « Eh! T’es une maman et c’est l’heure de te lever! »

Je sors du lit et enfile mes pantoufles. Ah! Mes pantoufles… Il y en a une à laquelle il manque un bouton sur le côté et les semelles sont déchirées. C’est d’un chic! Mais elles sont si confortables!

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À ma sortie de la chambre, les enfants sont déjà en train de se faire à déjeuner. Ils grandissent à vue d’oeil! Ça bouge dans la cuisine. Si mes enfants mettaient leur bol de céréales sur la tête, ma cuisine aurait des airs de vraie fourmilière!

À travers le son du téléviseur du salon et de celui de la cuisine, celui du grelot de porte retentit. (C’est qu’on a eu la « bonne » idée de montrer à notre chienne à sonner le grelot accroché à la poignée de la porte, lorsqu’elle veut sortir faire ses besoins.) Une belle cacophonie que tout cela!

Puis, s’en suit le ballet des boîtes à lunch. Une, deux, trois! Un repas, parfois chaud, parfois froid, des collations, un breuvage… Oups! On est dus pour faire l’épicerie et on arrive au fond des boîtes. On se débrouille avec les moyens du bord, mais on est chanceux: nos enfants ont de quoi manger. Malgré le tintamarre matinal, la pensée que ce ne sont pas tous les enfants qui mangent à leur faim effleure mon esprit. Pincement au cœur.

Je m’assois à l’îlot pour déjeuner et boire un bon café latte. Ah, le café! J’aime tellement ça! C’est un petit bonheur dont je saurais difficilement me passer. C’est réconfortant, ça réveille en douceur et c’est bon! IMG_0694.JPG

J’écoute les nouvelles et j’entends les enfants se brosser les dents. Zzzzzzzz! Je reconnais le son de la brosse de mon fils qui a la brosse à dents électrique. Brsh, brsh, brsh pour les autres. Parfois, il faut insister un peu plus pour qu’ils décrochent de leurs youtubers préférés et poursuivent leur routine. D’autres fois, il faut séparer deux petits marabouts qui se bousculent dans la salle de bain parce qu’ils veulent utiliser le lavabo en même temps. Eh oui! Ça arrive chez nous aussi!

À l’occasion, en déjeunant, j’ai des examens ou des coupons réponse à signer. « Comment se fait-il que tu ne m’aies pas montré ça hier soir?! » Je soupire et m’exécute.

Puis, hop! C’est le temps de s’habiller pour partir! Un nouveau branle-bas de combat commence. On manque de place dans l’entrée, on essaie de faire son chemin pour se rendre jusqu’à notre manteau. L’amie de ma fille arrive. S’il ne pleut pas trop, je mets le harnais du chien et sa laisse. Je m’habille à mon tour. « J’trouve pas mes gants! » « Y é où mon manteau? » On cherche, pressés, les morceaux égarés. Des fois, ils partent avec des vêtements un peu dépareillés. Je dois dire qu’à l’automne, c’est pire que pire! Mais bon, je me dis qu’on n’est pas dans une pub de magasin de linge et qu’on ne mourra pas d’être habillés de façon… hum… colorée! 😉

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On marche vers l’arrêt d’autobus. Ma chienne tire sur sa laisse, tel un chien de traîneau dans le bois. Elle est tellement contente de sortir! Elle adore cette partie de la routine!

On passe le coin de rue, on salue la brigadière, qui retarde parfois un peu les autobus pour nous faire passer. Merci, Jocelyne! Ouf! On arrive à temps! On se fait la bise. Les enfants quittent et moi, je continue mon chemin avec ma petite boule de poil de 3 livres qui se prend pour un husky.

On passe devant l’ancienne école de mes enfants. Je salue les gens que je connais. Je vois de beaux sourires. Il arrive que j’arrête pour jaser avec une copine. On se donne des nouvelles, avant de continuer notre chemin. Dans la grisaille, des parents débarquent leurs enfants de la voiture, les embrassent, leur souhaitent une bonne journée. C’est beau à voir. Des fois, j’entends la voix d’un enfant me dire « Salut Anne-Lune! » Ça a l’effet d’un rayon de soleil qui perce les nuages et ça réchauffe mon cœur!

Au fil des mètres que je parcours,  le son change. La circulation se fait moins dense. Je retourne à mon quartier. Le bruit ambiant amorce un decrescendo. J’entends maintenant mes pas et ceux de ma chienne Soya. Tic, tic, tic, tic. (Il faut que je coupe ses griffes!) Je respire l’air frais. L’espace se fait, dans ma tête. Je savoure ma chance de pouvoir prendre ce moment, le matin, quand tout le monde part au travail. La vie de travailleur autonome est certes instable et imprévisible, mais elle comporte tout de même quelques avantages intéressants! C’est à ce moment que l’idée d’écrire ce texte me vient.

Je planifie ma journée, tout en marchant. Si quelques minutes plus tôt, j’avais envie de retourner me cacher sous mes draps, j’ai maintenant hâte de me mettre au travail. Je reviens à la maison avec l’embarras du choix. Par quoi vais-je commencer? Une séance d’entraînement? De la création? De la comptabilité? De l’écriture? De la gestion de réseaux sociaux ou de site Web? « Il y a tant à faire« , comme le chanterait Daniel Bélanger! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer!

De retour à la maison, ma chienne Soya va se coucher sur son coussin et moi, je me mets à la tâche. Ce matin, c’était de vous écrire! 🙂

C’est un matin comme les autres, un matin de notre routine. Une chose est sûre, le matin est le premier coup de crayon du dessin de notre journée. Et vous, qu’avez-vous dessiné, ce matin?

Catastrophe! Mon enfant a des poux!

Depuis que mes enfants sont en âge d’aller à l’école, à chaque rentrée scolaire, nous recevons une feuille avec quelques indications concernant la pédiculose. Je la lis en diagonale; c’est tellement répétitif! De plus, mes enfants sont sans doute immunisés… Ils n’en ont jamais eu! Ici, les poux, on les voit dans les livres, mais pas sur notre tête! Je pense cela jusqu’à ce matin pas comme les autres. Ma fille se pointe dans la cuisine en me disant: « Coudonc, Maman! Ma tête pique! Est-ce que j’ai des poux?! »

Le cœur battant, je m’approche de la longue chevelure de ma fille. J’ose à peine bouger les cheveux. Tsé, je ne sais pas à quoi ça ressemble, en vrai, des poux! Sur les images que j’ai vues jusqu’à maintenant, ils ont toujours l’air horrible, parce qu’ils sont grossis plus de 20 fois pour mieux les observer… Est-ce que ça saute comme une puce? Vais-je me faire attaquer?! (J’exagère à peine!)

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Source: Clipartpanda.com

Je commence à tasser les cheveux de façon à voir le cuir chevelu de ma grande. À un moment, ça y est: je vois une bestiole microscopique se promener! CATASTROPHE! Les poux sont entrés chez nous! Ma fille se met à pleurer, m’assurant qu’elle a bien lavé ses cheveux, la veille. Je la rassure en lui disant que ce n’est pas parce qu’elle est malpropre. Les poux, ça voyage de tête en tête et ça n’épargne personne. Ce n’est donc pas une affaire de classe sociale non plus. Ça peut arriver à n’importe qui!

Il est trop tôt pour aller à la pharmacie, qui est encore fermée. J’avertis l’école de la situation et je garde ma fille à la maison pour lui faire un traitement le plus rapidement possible. Pas question qu’il aient le temps de faire des p’tits! En attendant, nous en profitons aller sur Internet pour s’éduquer un peu. (N’ayez crainte, je lui épargne les images d’horreur que l’on peut y trouver, quand on fait une recherche sur le sujet!) Puis, quand la pharmacie ouvre enfin ses portes, nous allons demander conseil à notre pharmacien. Après discussion, il prescrit un shampoing à ma cocotte.

Comment éliminer les poux?

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Source: Nyda.ca

Il existe plusieurs produits. Le shampoing prescrit par notre pharmacien, c’est celui de marque Nyda. (Je tiens à mentionner que je ne suis pas commanditée par la marque, loin de là! J’ai seulement constaté que c’était très efficace! Le pharmacien vous conseillera le meilleur traitement, en s’assurant qu’il n’y a pas contre-indication pour vous ou votre enfant.) C’est assez dispendieux, mais remboursé par la RAMQ. Il existe depuis deux ou trois ans, semble-t-il. Il est très huileux et permet de couper l’oxygène aux poux ET aux lentes (donc moins de danger de résistance). Puisque c’est gras et que l’applicateur est un vaporisateur, je place une serviette sur les épaules de mon enfant pour ne pas tacher son chandail. J’applique le produit sur des cheveux secs (sur toute la longueur, de la racine aux pointes) et je le laisse agir 30 minutes. Ensuite, je passe le peigne très fin (fourni dans l’emballage) pour retirer les poux et les lentes, en prenant bien soin de passer toute la chevelure. Je rince le peigne à l’eau chaude à chaque fois. C’est vraiment dégoutant de voir ce qui se trouve sur la tête de mon enfant! Beurk!

Par la suite, je laisse agir le produit pendant huit heures sur la chevelure de l’enfant. Après ces longues heures d’attente, je peut donner un ou deux shampoings normaux pour retirer le produit. Je passe à nouveau la chevelure au peigne fin pour m’assurer  qu’il n’y a plus de poux. C’est très efficace! Ma fille retrouve sa tête normale! Quel soulagement!

Une fois le traitement fait, s’il n’y a plus de poux, on peut envoyer l’enfant à l’école ou la garderie.

On doit répéter le traitement après neuf jours. Évidemment, on vérifie souvent la tête des membres de la famille pour ne pas avoir de mauvaises surprises! Il n’est toutefois pas nécessaire ni conseillé de faire des traitement à titre préventif, sur la chevelure d’une personne non infectée.

De notre côté, la catastrophe aura duré plusieurs semaines. Mes deux garçons ont aussi eu des poux, plusieurs jours plus tard! (Misère!) Je reconnais maintenant rapidement les symptômes: la tête qui gratte et les petites égratignures de l’enfant qui s’est gratté la nuque. Je vais avoir appris à la dure! Pfffff! (Certaines personnes ne se grattent pas la tête. Alors, il faut tout de même prendre le temps de vérifier!)

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Mon enfant est infecté. Que faire pour limiter la propagation?

On lave tout ce qui a été en contact direct avec la personne infectée: literie, manteau, tuque, vêtements, peluches. On met les textiles la sécheuse pendant 20 minutes, si possible. Ce qui ne peut être lavé ou mis à la sécheuse, on le met dans un sac de plastique bien fermé et on envoie ça à l’extérieur de la maison (idéalement dans un cabanon!) pendant environ 10 jours.

On passe l’aspirateur sur les divans, matelas, siège d’auto. On nettoie les brosses et les peignes à l’eau très chaude savonneuse.

On vérifie les têtes régulièrement semaines suivantes. C’est vraiment important: parole de maman qui a eu à répéter le cycle de traitement et nettoyage trois fois en un mois!

Que faire pour éviter d’avoir des poux?

On rappelle à nos enfants de ranger leur tuque, foulard ou casquette dans la manche de leur manteau. On évite de prêter ou emprunter des élastiques, barrettes, des chapeaux, une brosse ou un peigne à des camarades. On attache les cheveux longs.

On évite de coller sa tête à celle d’un autre. Eh oui, des fois, il faut réduire les câlins! 😉

Finalement, j’espère que ce billet vous permettra de moins paniquer, si ça vous arrive. Vous saurez quoi faire! Ça n’empêche pas que l’on puisse se sentir désespéré, quand ça arrive. Je vous comprends tellement! Puis, si jamais la tête vous gratte, en lisant mes mots, dites-vous que c’est aussi tout à fait normal! Hi! Hi!

Bonne chance, mes petits… poux! 😉

 

Des liens intéressants

http://www.sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/poux/traitements/

https://www.jeancoutu.com/sante/conseils-sante/gagnez-la-bataille-contre-les-poux/

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/634037/conseil-pou-lente-enfant-shampoing-peigne

 

Qu’est-ce qu’elles ont, mes mains?

L’hiver, j’ai les mains gercées. En les observant, aujourd’hui, je me suis rappelé avoir écrit ce texte, du temps que je tenais le blogue Maternit-Anne. (Eh! Ça fait quand même plus de dix ans que je blogue!) Je vous le partage ici, parce qu’il est toujours d’actualité!

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Mes mains

La fin de semaine passée, je me suis fait demander, par une connaissance: « Oh! Mais qu’est-ce qu’elles ont, tes mains? Elles sont toutes rouges! »

J’aurais bien voulu répondre en long et en large. J’aurais voulu raconter que mes mains récurent des éviers, des bains, des douches. Qu’elles plongent dans l’eau pour frotter la vaisselle ou pour laver des visages, des petites fesses, des petits cheveux. Qu’elles font au bas mot une dizaine de brassées de lessive par semaine. Qu’elles détachent et plient des vêtements. Qu’elles accrochent des couches sur la corde. Qu’elles sortent les poubelles, le recyclage, le compost. Qu’elles paient des factures. Composent des numéros de téléphone. Qu’elles attachent des petits manteaux. Qu’elles gèlent, à l’extérieur, lorsque je dois enlever mes mitaines pour replacer un chapeau ou une mèche de cheveux qui traîne dans le visage d’un de mes enfants. Qu’elles passent sous l’eau et le savon à chaque fois que j’arrive à la maison. Chaque fois qu’un de mes enfants va au petit coin ou que je change une couche. Chaque fois que je prépare un repas. Que j’essuie un petit nez qui coule. Que je retourne à la préparation de la nourriture. Mes mains nourrissent.

J’aurais voulu répondre que mes mains battent la mesure. Qu’elles s’amusent sur les notes du piano ou les cordes de la guitare. Qu’elles immortalisent des souvenirs. Qu’elles communiquent à l’aide de gestes ou en chatouillant le clavier d’ordinateur. Mes mains, prolongement de ma pensée.

J’aurais voulu répondre que mes mains applaudissent les succès de l’un et de l’autre. Qu’elles essuient des larmes, flattent des dos, caressent des joues. Que même rugueuses, elles sont emplies de douceur.

J’aurais voulu exprimer tout cela. Mais comme je redoutais que l’on n’écoute la réponse, j’ai simplement dit: « Ben… Ce sont des mains de maman! »

(Présentes sur la photo: ma main et celle de mon plus jeune, quand il était bébé!)