Quand les vacances stressent

Oh ! Comme c’est excitant ! Aujourd’hui, la plupart des enfants du Québec tombent en vacances. Comment vous sentez-vous, en tant que parent ? En tant qu’enseignant ? Et les enfants… sont-ils heureux ?

Évidemment, on s’attend à un OUI bien enjoué ! Le début de l’été est là, avec son soleil tout chaud, ses promesses de repos, de voyages, de camping, de feux de camp, de guimauves grillées, de BBQ, de pique-nique, de partys sur le bord de la piscine, de sorties de toutes sortes, de sports de plein air…

Pour les parents, c’est l’espoir de prendre une pause, de profiter de la présence de leurs enfants. D’autres se sentent coupables de devoir envoyer leurs enfants au camp de jour, parce qu’ils ne peuvent pas prendre de vacances.

Les enseignantes et enseignants sont heureux. Après avoir relevé les mille et un défis de l’éducation, ils quittent leurs élèves avec un petit pincement au cœur (on s’attache à ces petites bêtes-là !) pour aller recharger leurs batteries. Sincèrement, vous les méritez bien, vos vacances, les profs ! Chapeau !

La majorité des enfants sont heureux, certes. Je me souviens très bien à quel point j’étais fébrile, lors de la dernière journée d’école, quand j’étais moi-même enfant. Or, pour d’autres enfants, le changement de routine est aussi synonyme d’anxiété. Aller à un nouveau camp de jour, ne plus fréquenter les mêmes copains, voir maman et papa selon un horaire différent, vivre une séparation, avoir échoué son année… Tout cela peut faire vivre de fortes émotions à l’enfant.

Selon Nathalie Parent, psychologue, il peut y avoir différents symptômes qui résultent de ce stress. Le corps réagit ! « Constipation ou diarrhée, maux de tête ou de ventre, tics nerveux, maladie de peau (rougeur, irritation, eczéma…), trop ou peu de sommeil, douleurs, cauchemars, accidents fréquents… » Ouf ! Soyons alertes !

L’enfant peut aussi avoir des comportements différents. Par exemple :

  • il commence à bégayer
  • on le sent fébrile
  • il change d’humeur subitement
  • il devient têtu
  • il pleure davantage
  • il est irritable ou agressif
  • il fait des crises
  • il s’isole
  • il demande plus d’attention

C’est peut-être qu’il a trop accumulé de stress ou qu’il angoisse à la vue de ce qui s’en vient. Vous reconnaissez votre enfant ? Voici quelques petits trucs pour l’aider. Ce sont des idées trouvées grâces à des ressources sur Internet. Par ailleurs, vous êtes aussi des ressources, grâce à votre expérience de parent ou de professionnel de la petite-enfance. Je vous invite partager vos astuces dans les commentaires, afin d’enrichir ce billet. 🙂

Quelques trucs pour aider l’enfant à gérer son stress:

  • On essaie de limiter les sources de stress ou de changements : si on a des changements à faire (le camp de jour, par exemple), on essaie de garder des éléments stables (ex. les amis).
  • On garde une certaine routine : on essaie d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Si l’enfant ne dort pas tout de suite, quand on lui demande d’aller au  lit, on peut lui permettre d’écouter de la musique douce ou de lire, ou bien on lit une histoire avec lui en utilisant une voix douce.
  • On est à l’écoute des émotions du tout-petit et on l’aide à nommer ses inquiétudes, la nouveauté, le changement. On le réconforte et on le prépare à l’aide de la visualisation.
  • On propose un choix d’activités pour donner l’impression à l’enfant qu’il a un contrôle sur sa vie. Par exemple, on lui demande « Tu veux aller jouer au parc ou aller faire de la bicyclette ? » C’est lui qui choisit parmi une sélection que nous avons faite au préalable !
  • On limite le temps passé sur les écrans, même si c’est difficile!
  • On le laisse l’enfant s’ennuyer un peu : ça favorise la créativité. C’est bon, sentir qu’on a du temps libre ! Donc, pas de pression à prévoir quatre activités par jour ou plus ! On prend ça cool !
  • On est ouvert à ce qu’il vit. On peut prendre un moment, le soir venu, pour lui demander quel a été son moment préféré et celui qu’il a le moins aimé. On peut en profiter pour mettre en mots les stress. On peut alors mieux comprendre les situations où notre enfant n’est pas confortable et tenter d’apporter des modifications.
  • On félicite les succès, mais également les efforts que l’enfant fait.
  • On fait attention à ce qui peut causer de trop grandes émotions : trop de bruit, trop de chicanes, trop de jeux vidéos ou de télévision.
  • On établit des priorités avec les enfants. Pour les tâches, on essaie de rendre ça agréable en mettant de la musique, par exemple, ou encore en introduisant un jeu à travers la routine.
  • On bouge et on s’accorde des moments de relaxation. Ça aide à évacuer les tensions!
  • On se permet des petits moments de folie ; on rigole, on s’amuse, on défoule !
  • On montre à notre enfant que nous avons aussi besoin de repos. Par exemple, on peut lui dire : « Je vais aller prendre un bain pour relaxer ». Ainsi, il voit que c’est normal de prendre un temps pour se reposer. Gérer notre propre stress va aussi aider l’enfant; il n’aime pas nous voir aussi stressé!
  • On prend le temps de se faire des massages. C’est si relaxant et c’est un beau moment parent-enfant.
  • On prend le temps de colorier ou dessiner ensemble. C’est une activité zen !
  • On danse sur une musique que l’enfant aime, on court, on saute à la corde ; ça libère les endorphines.
  • On mange de façon équilibrée.
  • On apprend à notre enfant à respirer profondément : « Avec lui, découvrez la cohérence cardiaque, qui harmonise le rythme des battements du cœur et dope les neurotransmetteurs antistress. Il suffit de compter jusqu’à 5, le temps d’inspirer, ventre gonflé, puis d’expirer durant la même durée. Enchaînez 6 cycles par minute. Et répétez 5 fois, 3 fois par jour, si possible. » (Source : Enfant.com)

Finalement, comme parent, rappelons-nous que nous faisons de notre mieux et soyons indulgent envers nous-même. Je me suis déjà sentie coupable de ne pas avoir fait des tas d’activités avec mes enfants, pendant un été. Avec le recul, je me dis que cet été-là, mes cocos avaient joué, librement, dans la piscine et avec leurs amis. C’est déjà fantastique! Les petits moments de complicité valent parfois  les plus beaux voyages…

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques vacances, chers amis. Essayons de prendre simplement le temps… de prendre notre temps!

J’espère vous voir à l’un de mes spectacles ! Consultez mon calendrier pour savoir où me trouver, cet été ! Gros bisous!

Anne-Lune xx

Sources :

http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/stress-enfants-1.1425146

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/les-vacances-arrivent.htm

https://www.enfant.com/votre-enfant-5-11ans/sante/5-gestes-pour-apaiser-un-enfant-stresse.html

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=stress-enfant

 

 

La trame sonore de vos vacances

Quand nous sommes allés au Nouveau-Brunswick avec les enfants, cette année, j’ai fait une liste de lecture de chansons qui allaient faire passer les kilomètres plus rapidement. J’ai acheté les chansons que les enfants aimaient sur iTunes. Je les ai mises dans une liste de lecture et j’ai ajouté celles que nous avions déjà et qui étaient des « hits », aux yeux de notre famille.

Mes enfants adorent la musique. Ils ont leurs propres goûts. Souvent, quand on écoute la radio, ils accrochent sur une chanson: « Maman! Monte le son! » Et on se dandine au son de la musique!

Faire une « playlist » de vacances, ça sert à quoi?

Ça sert à créer des souvenirs! Ce qui est chouette, c’est que nous associons maintenant telle chanson à notre voyage au Nouveau-Brunswick, telle autre, à notre voyage au Saguenay ou tout simplement à des émotions positives. On écoute la chanson et on s’imagine les pieds dans le sable, on revoit la maison que nous avions louée ou les paysages qui défilaient sur les rythmes entraînants. En plus, ça nous prépare à remplir notre questionnaire pour notre passage à l’émission En direct de l’univers! (Ok, on peut bien rêver, non? Ha! Ha!)

Chacun sa « toune »

Pour que la magie opère, on essaie de mettre des chansons pour chacun des membres de la famille. Dans la nôtre, les trois enfants qui voyagent encore avec nous ont relativement les mêmes goûts, mais j’ai pris soin d’en ajouter pour mon chum et pour moi. Bon, les enfants rechignent un peu, mais je leur ai dit que nous aussi, nous avions le droit d’avoir nos chansons préférées, dans la liste!

Que trouve-t-on dans notre « playlist »?

Pour le moment, dans notre liste, on trouve ceci:

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Notre liste va probablement se peaufiner avec le temps. Des fois, on se rend compte qu’une chanson ne « lève » pas autant qu’on le voudrait ou qu’on est tannés de l’entendre. L’idée, c’est de faire en sorte qu’à chaque chanson, on fait: « Yé! Elle est bonne, celle-là! » Alors, on a le droit d’en ajouter et d’en retirer, au besoin! On peut aussi mettre des vieux succès… C’est vraiment selon nos goûts!

Et vous, qu’est-ce qui se trouve dans votre liste de vacances? Suggérez-moi des titres!

Bonnes vacances et bonne route!

P.S. Oui, vous pouvez mettre des chansons d’Anne-Lune, dans la liste, pour vos tout-petits! Hi! Hi! 😉

« Non, je n’en ai pas envie. »

« Non, je n’en ai pas envie. » C’est plate, comme phrase, hein! Pourtant, c’est celle que j’apprends à mes enfants, ces jours-ci.

Je m’explique. Comme nous sommes deux travailleurs autonomes, il y a beaucoup de jours où nous travaillons de la maison. Les enfants passent donc leurs étés avec nous. Ils ne vont pas au camp de jour. Certains de leurs amis ont aussi cette chance. Je considère que c’est vraiment une « chance », en 2016, de pouvoir passer son été à la maison, même si les camps de jours offrent des activités super chouettes! Alors, dès la moitié de l’avant-midi, les amis appellent ou viennent frapper à la porte. C’est la valse du « veux-tu venir jouer avec moi? » Même si des fois, ça ne laisse pas beaucoup de pause à la réceptionniste (moi!), c’est très bien ainsi. Je trouve ça sain!

Or, il arrive que mes enfants n’aient pas envie d’aller jouer avec des copains. Au début, je les voyais, mal à l’aise, avec leur ami au bout du fil, à essayer de trouver une raison pour ne pas sortir jouer avec eux. Puis, je leur ai expliqué qu’ils avaient le droit, de ne pas avoir envie de faire du « sôôôôcial », de préférer être seuls, tranquilles à la maison.

Je pensais que le message avait bien été intégré par mes enfants. Or, un jour, ma fille a dit un oui « de force » à une amie. Elle disait qu’elle avait dit oui, parce que sinon, son amie se mettait à pleurer. Ouf! Je les trouve bien jeunes, mes cocos, pour avoir à « gérer » ainsi les réactions des autres!

J’ai expliqué à ma fille qu’elle n’avait pas à dire oui « pour faire plaisir ». Que si ça ne lui disait pas de sortir jouer avec quelqu’un, elle n’avait qu’à dire: « Non, je n’en ai pas envie. » Je lui ai suggéré d’expliquer pourquoi, elle n’en avait pas envie. « Nous avons fait beaucoup de sorties, ces derniers jours, et je me sens fatiguée. J’ai envie de relaxer seule à la maison. » Elle pouvait aussi trouver un compromis: « Pour le moment, j’ai envie de jouer seule chez moi, mais si tu veux, cet après-midi, nous pourrions jouer ensemble. »

Quand on part de notre sentiment profond, notre ami ne peut pas nous reprocher de ne pas jouer avec lui! De plus, en étant honnête, on n’embarque pas dans des mensonges, qui eux, finissent rarement de façon très glorieuse. On est aligné avec nos émotions, avec notre petite voix intérieure. On est transparent. On sait poser nos limites. Les autres savent à quoi s’attendre, quand ils sont avec nous. Quand on est là, avec eux, ils sauront que c’est parce qu’on a vraiment envie d’être là.

En réfléchissant à tout cela, j’ai réalisé qu’en tant qu’adulte, nous avons parfois de la difficulté à dire: « Non, je n’en ai pas envie. » Peut-être que la leçon que je tente d’apprendre à ma fille et mes garçons peut me servir à moi-même! Il faudrait apprendre à dire non, quand le coeur n’y est pas. Apprendre à exprimer nos émotions en toute simplicité, en parlant au « je », sans blesser l’autre. Apprendre à trouver des compromis. Apprendre aussi que la réaction de l’autre ne nous appartient pas. On fait un bout de chemin en étant honnête, mais l’autre doit aussi apprendre à respecter notre « non ». Après tout, dans la vie, on ne reçoit pas que des « oui »!

Qui sait? En apprenant à nos enfants à être honnêtes envers eux-mêmes, à respecter leurs sentiments et à mieux exprimer leurs émotions, peut-être auront-ils de meilleures aptitudes à communiquer. Finalement, je suis certaine que ce sont des outils précieux qui leur seront utiles tout au long de leur vie de couple, sociale et professionnelle. Pourquoi ne pas en profiter pour grandir avec eux en leur montrant l’exemple?

Et vous, êtes-vous capable de dire non à une invitation? Et vos enfants?

 

Le meilleur truc pour éliminer les mouches à fruits

L’été, c’est un véritable fléau! Aussitôt qu’on a le malheur de laisser des fruits mûrir sur le comptoir, les mouches à fruits se multiplient à vitesse grand V.

Saviez-vous que ces insectes arrivent souvent directement de l’épicerie? Les mouches pondent leurs oeufs sur les fruits et nous les ramenons à la maison. Une mouche peut pondre jusqu’à 35 oeufs par jour et peut vivre des semaines! Pffff!

C’est en équeutant une quantité astronomique de fraises, hier, que j’ai pensé à fabriquer à nouveau mon fameux piège à mouches à fruits! Un classique, d’année en année. En fait, c’est même mon fils de 7 ans qui m’y a fait penser. « Maman! Il faudrait que tu fabriques ton pièces à mouches à fruits! » m’a-t-il lancé, en me voyant chasser les mouches, pendant que je coupais mes petits fruits rouges.

C’est tout simple! Sur mon compte Instagram, je vous explique, en 30 secondes, comment faire!

 

Merci à ma maman de m’avoir montré ce truc! Ah, les mamans pleines d’expérience et de ressources… Elles sont si ingénieuses!

D’autres trucs

On peut utiliser des pelures de fruits qu’on dépose dans de l’eau savonneuse. Les mouches se noient alors dans l’eau. Un autre truc consiste à laisser un peu de vin rouge dans un plat. On recouvre celui-ci d’une pellicule plastique, dans lequel on perce de petits trous. Les mouchent entreront et ne pourront pas sortir.*

Si vous avez d’autres trucs, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires! Bonne chasse! 😉

Suivez-moi sur Instagram!
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* Ces trucs ont été trouvés dans cet article de La Presse.

Fin du défi des 7 berceuses en 7 jours

La semaine dernière, je me lançais le défi de publier sept berceuses en sept jours, pour souligner la dernière semaine avant la fin des classes et aider les parents qui avaient du mal à mettre leurs enfants au lit, en ce début d’été.

Le défi était de taille: essayer d’avoir le silence dans une maison pleine de vie, ce n’est pas facile!

Or, Jean-François et moi y sommes arrivés et nous avons beaucoup aimé l’expérience! J’ai même eu le bonheur de chanter avec mes jumeau-jumelle de 9 ans, pour la capsule numéro 7. Ça fait fondre un coeur de maman, ça! Arw!

Sachez que vous aurez accès à ces berceuses en tout temps. Alors, lors d’une grosse peine, pour calmer l’anxiété, pour relaxer avant de fermer les yeux ou tout simplement pour le plaisir, vous pourrez faire jouer cette liste de lecture toute douce à vos cocos!

En terminant, je vous souhaite de magnifiques vacances, les amis! Pour ma part, je vais écrire de nouvelles chansons (oui, oui!), profiter du plein air avec ma famille et donner des spectacles! Un beau programme estival!

On se revoit très bientôt!

Gros bisous,

Anne-Lune xxx

 

BON DODO – CAPSULE 4 SUR 7

C’est dimanche! Il y a de l’école et de la garderie, demain! Besoin de renfort pour mettre les enfants au lit? Vous êtes au bon endroit!

Ce soir, je vous présente une chanson qui parle d’une grande amitié brisée par une chicane. C’est un peu triste, mais ô combien joli! Et on espère que les amies se réconcilieront… Voici, avec beaucoup d’émotion, le grand classique À la claire fontaine!

Pour entendre les autres berceuses publiées pendant mon défi Sept berceuses pour les sept derniers dodos avant la fin des classes, voici une liste de lecture toute douce!

Bon dodo – Capsule 3 sur 7

Ce défi me fait réaliser à quel point les jours passent vite! En un clin d’oeil, nous serons rendus à la fin de l’année scolaire! Aïe!

Êtes-vous prêts à entendre la berceuse du jour? Bon, peut-être pas encore… Avec la belle journée, les mousses vont sûrement se coucher plus tard! Hi! Hi! Ce n’est pas grave; je la publie quand même à la même heure, pour que vous l’ayez sous la main!

Mon choix s’est arrêté sur Meunier, tu dors. J’adore chanter en harmonie avec Jean-François! Écoutez comme c’est joooooliiiiii! 😉

Gros bisous, doux câlin, bon dodo, les amis lunatiques!

 

 

Bon dodo – Capsule 2 sur 7

Je poursuis le défi que je me suis lancé hier! Quelle berceuse a été choisie en ce vendredi ensoleillé?

Notez que je publierai des berceuses même durant la fin de semaine! Oui, oui! On fait le défi ou on ne le fait pas, hein!

À surveiller, toujours vers 18h30, à partir de ma page Facebook ou abonnez-vous à mon infolettre!

Anne-Lune xx

 

 

Partir sur la route pour travailler… en famille

Cette semaine, mon amoureux et moi devions partir sur la route pour aller donner des spectacles à Pohénégamook, Dégelis (Bas-St-Laurent) et Edmundston (Nouveau-Brunswick). Nous avons amené les enfants avec nous. Nous avons donc développé des trucs pour aller travailler et voyager en famille, tout en étant raisonnables côté dépenses. J’ai pensé vous partager notre expérience et nos astuces!

Aller travailler en famille? Mais… pourquoi?

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Ma super remorque de tournée!

L’an dernier, mon amoureux (qui est aussi mon associé!) et moi avons fait le choix d’acheter une voiture pouvant tirer une remorque afin de voyager en famille, lors de notre tournée de spectacles. Le besoin se faisait pressant: nous avions des spectacles prévus dans des régions éloignées de la nôtre et trouver une gardienne pouvant s’occuper de nos enfants pendant plusieurs jours devenait compliqué (je dirais même que c’était un stress ÉPOUVANTABLE pour moi)! De plus, comme la période de pointe côté contrats était durant la saison estivale, nous avions du mal à trouver du temps pour prendre des vacances avec les enfants. Nous avons donc convenu d’amener les mousses avec nous. Cela allait nous permettre de profiter de l’été et de voir du pays en famille. Même pendant l’année scolaire, il nous faut parfois les amener. Eh oui, je suis une mère indigne qui fait manquer de l’école à ses enfants! Disons qu’ils vivent des expériences… différentes!

 

Tournée = camping

L’an dernier, dans notre remorque, nous traînions presque en tout temps du matériel de camping. Nous ne voyagions pas léger, mais nous avions tout sous la main! Matelas de sol, sacs de couchage, tente, poêle de camping, vaisselle, nourriture… Tout le nécessaire à notre autonomie! Par exemple, nous avons profité du fait que nous avions un spectacle à La Malbaie pour partir une journée à l’avance et aller dormir dans un camping de l’Île-aux-Coudres! Nous pouvions aussi arrêter n’importe où en route pour préparer un repas.

En novembre dernier, nous avions un spectacle à donner à Moncton, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre de la Francofête en Acadie. Cette fois-là, comme la saison du camping était terminée, nous avons loué une maison sur AirBnB. C’était absolument fantastique! Les enfants avaient même accès à la cour pour pouvoir jouer au ballon et s’amuser, contrairement à une chambre d’hôtel. De plus, la maison étant équipée d’une cuisine, nous pouvions faire nos repas sur place. (Je sais que le principe d’AirBnB est discutable, mais quand on voyage beaucoup, je dois avouer que c’est fort pratique…)

Cette semaine, nous dormions toute la semaine dans des hôtels. À chaque endroit, nous avons fait la demande d’un lit pliant, car nous sommes cinq dans la chambre: deux adultes et trois enfants. Selon notre expérience, les hôtels chargent des frais d’environ 10$ par nuit pour le lit supplémentaire.

Nous avions aussi traîné avec nous un matelas de sol autogonflant et un sac de couchage. Pourquoi? Parce que des fois, les enfants font des crisettes pour ne pas dormir avec leur frère ou leur soeur… Alors, nous prévoyons le coup pour qu’ils puissent avoir chacun leur lit!

Les repas

Manger au restaurant à chaque repas, quand on voyage avec une famille de cinq personnes, ça coûte cher! Mon premier choix est d’avoir une chambre d’hôtel avec une cuisine. Or, c’est relativement rare et parfois, c’est vraiment trop cher. Quand nous avons le petit déjeuner inclus, avec la chambre, c’est chouette. Or, plusieurs jours de suite, ça peut devenir redondant! Notre solution? Nous réussissons à épargner en traînant un bac de vaisselle et une glacière de nourriture. Ainsi, nous avons de quoi nous faire à déjeuner le matin, dans la chambre d’hôtel, et nous avons des collations pour la journée. En mangeant dans la chambre, on peut aussi rester en pyjama! C’est plus relaxe!

Pour les autres repas, nous avons pris l’habitude de visiter d’abord les épiceries plutôt que les restaurants. Plusieurs supermarchés ont un comptoir de mets préparés qui coûtent une fraction du prix d’un repas au resto. Souvent, ils ont même un spécial du jour! On peut avoir une table d’hôte (entrée, plat principal, dessert et breuvage) pour moins de 10$ par personne. Par exemple, hier, nous sommes allés chercher un repas de poulet familial. Avec le breuvage, cela a coûté environ 22$! Ce n’est pas la grande gastronomie, on s’entend, mais ça fait le travail!

Certains hôtel ont un four à micro-ondes et un petit réfrigérateur dans la chambre. Cela permet de mettre des aliments au frais et de faire chauffer des plats. Par exemple, une soupe, une baguette de pain, des terrines et fromages ont fait un dîner tout simple et apprécié de tous!

La vaisselle

En tournée, nous apportons un bac avec les essentiels de cuisine (vaisselle en plastique durable de type « panier de pique-nique », ustensiles pratiques, dont un ouvre-boîte, une planche à découper et un couteau coupant). On peut s’équiper à peu de frais dans les magasins « à un dollar ». Nous apportons du savon à vaisselle dans une petite bouteille, un linge pour essuyer et un tampon à récurer. Eh oui, nous faisons notre vaisselle dans le lavabo de la salle de bain de la chambre d’hôtel! Ça fait un peu drôle, mais n’avez crainte. Nous rangeons le tout après chaque repas. Pas question de laisser la chambre en fouillis; ce serait un peu gênant, quand la femme de ménage vient!

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On fait la vaisselle dans la salle de bain de la chambre d’hôtel!

Astuce pour ne pas virer fou!

Quand on voyage avec des enfants, il faut prévoir des jeux pour les occuper. De préférence, nous choisissons ceux qui ne prennent pas trop d’espace, comme des jeux de cartes (Skip Bo, Uno et Mimiq sont très appréciés de notre famille). Nous traînons aussi un ballon. Cette semaine, nous avons trouvé un terrain de basketball près de notre hôtel. Nous avons pu aller bouger en famille. Les enfants étaient ravis… même sous la pluie!

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On traîne un ballon pour sortir bouger!

L’école sur la route

Si les enfants manquent des jours d’école pour nous accompagner en tournée, nous établissons des moments d’études avec eux. Par exemple, avant d’aller faire une activité, nous devons faire les leçons du jour.

L’été dernier, j’avais acheté des livres d’activités diverses en lien avec les matières scolaires. Les enfants ont beaucoup apprécié remplir des pages en voiture ou pendant que je préparais mes spectacles. (Il faut dire qu’ils aiment l’école, ça aide!)

 

Nous profitons aussi de nos voyages pour apprendre de nouvelles choses concernant la géographie, l’histoire ou la culture locale. De plus, ils nous voient nous débrouiller en respectant un certain budget: ça donne des leçons d’économie! Nous formons des petits voyageurs à l’esprit curieux et ouvert!

Autres apprentissages

Nos enfants nous donnent aussi un coup de main. Ils nous aident à sortir le matériel de la remorque et à monter le décor. L’été dernier, nous leur avions même assigné des tâches, pour éviter les chicanes et les tenir occupés. Notre fille s’occupait de la boutique (elle remplissait même ses rapports de vente et préparait le dépôt, au retour), un de nos fils s’occupait de filmer et prendre des photos, alors que le plus jeune aidait mon conjoint à brancher les fils de l’équipement de sonorisation. Ils avaient même chacun leur t-shirt de tournée, qu’ils prenaient plaisir à porter. Faire partie d’une équipe, c’est super cool!

Quand ils « travaillent » ainsi, ils apprennent à être polis, à se présenter devant des inconnus, à accomplir des petites tâches, à être patients et à avoir des responsabilités. C’est gagnant!

En conclusion

Finalement, partir en tournée en famille, c’est certainement beaucoup plus compliqué, plus demandant côté organisation et moins reposant que si je partais toute seule avec mon amoureux-partenaire. Or, si je partais plus de trois jours sans mes enfants, mon coeur de maman s’ennuierait et je passerais mon temps à regretter leur présence. Avec ce partage d’expérience, j’avais envie de vous démontrer qu’il y a des solutions, quand on désire adapter notre vie de famille à notre travail. Cela demande toutefois des efforts et des compromis. Il faut accepter de sortir du « moule », ne pas avoir peur de l’inconnu, savoir se « virer sur un dix cents » et utiliser notre « système D »! Une fois qu’on se lance, on assume notre choix et on vit avec les conséquences!

Et vous, voyagez-vous en famille? Quels sont vos trucs gagnants?

 

 

 

À l’aide! Mon enfant ne veut pas dormir!

Quand on devient parent, le sommeil de nos enfants devient rapidement un sujet d’une importance quasi capitale… On espère les premières « vraies » nuits de bébé, on prie pour que prennent fin les pipis au lit quand il n’a plus la couche aux fesses, on implore tous les saints du ciel pour que notre coco se rendorme vite après un cauchemar ou une terreur nocturne… Bref, on a hâte que notre progéniture dorme pour que l’on puisse dormir soi-même! Eh qu’on est donc égoïstes!

Bien non. Je vous rassure! C’est tout à fait normal, de rêver de retrouver nos précieuses heures de sommeil! Aujourd’hui, je vous propose quelques pistes de solutions pour que votre enfant s’endorme avec plus de facilité.

Trucs et astuces

  • Durant la journée, on bouge! Un enfant qui ne bouge pas assez pendant la journée aura probablement plus de difficulté à s’endormir, tout comme nous, d’ailleurs! Après l’école, on en profite pour sortir marcher, courir, faire du vélo, jouer au ballon ou aller au parc.
  • tornadeLa petite tornade avant le dodo! Des enfants courent dans tous les sens, qui s’agitent, se bousculent ou font des crises, tout juste avant l’heure du dodo, ça vous dit quelque chose? Moi, oui! Combien de fois j’ai dû dire: « Attention… ça va mal tourner, votre jeu, là! » Si l’enfant à tendance à s’exciter, le soir, c’est probablement parce qu’il est fatigué. Il se peut qu’il ne dorme pas assez. On peut tenter de le coucher plus tôt de soir en soir pour lui faire gagner du temps de sommeil ou, pour l’enfant de moins de quatre ans, le coucher une petite heure (pas plus!) en début d’après-midi.
  • écranOn limite les écrans en soirée. Si l’enfant regarde la télévision le soir ou joue à des jeux vidéos, cela n’aide pas non plus. On a donc avantage à choisir une activité calme, comme lire un livre ou écouter une chanson douce (tiens, j’en connais une bonne!).

 

Selon les chercheurs américains, le rayonnement lumineux émis par les appareils munis d’écrans rétroéclairés inhibe la sécrétion de mélatonine, une hormone naturelle libérée par l’organisme en fin de journée, lorsque la nuit tombe. – Rémi Leroux, magazine Protégez-Vous

  • Reconnaître les signes de fatigue chez l’enfant. Le début du cycle de sommeil est marqué par certains gestes. Par exemple, l’enfant peut se frotter les yeux ou le nez, bâiller, avoir froid, prendre sa doudou ou câliner son toutou. C’est à ce moment qu’on doit le mettre au lit! Hop! Au lit, mon coco!

Saisissez cette opportunité pour le coucher sinon il va surmonter sa fatigue en s’excitant et vous n’aurez plus qu’à attendre le prochain cycle, environ une heure et demie plus tard.
– Sophie Pensa, Comment élever un enfant hyperactif

  • Régler certains éléments de l’environnement. On peut aussi régler la température de la chambre à environ 19 degrés, faire le ménage de la pièce (on dort moins bien, dans une chambre encombrée!), peindre la pièce avec des tons pâles et non des couleurs criardes et insonoriser la pièce au besoin.
  • horloge mamanOn prépare le terrain. On avertit notre enfant du temps qu’il lui reste avant le dodo. Ainsi, on réduit les risques qu’il ressente la frustration de se faire dire d’arrêter alors qu’il est en train de faire une activité.

    On fait avec eux un petit décompte : «Il te reste 30 minutes avant le dodo!» ou «Quand la grande aiguille sera sur le 6, ce sera le temps de te mettre au lit.». Quand les enfants ne comprennent pas la notion du temps, on peut leur dire ce qu’il a encore le temps de faire : «Tu as encore le temps de finir ton casse-tête, mais ensuite, au lit! ».
    – Nadine Descheneaux, Canal Vie

  • S’assurer que l’enfant a fait ce qu’il avait à faire! Petit loup doit aller au petit coin et boire sa petite gorgée d’eau avant d’aller au lit. Pas après!
  • L’importance du rituel. Peu importe le rituel que vous choisirez, l’important, c’est de le reproduire soir après soir. Par exemple, la routine pourrait être de prendre un bain, brosser les dents, lire une histoire, faire un câlin à maman ou papa, puis d’aller au lit. Ainsi, l’enfant reconnaît les signes que l’heure d’aller au lit arrive bientôt. Cela favorisera l’endormissement. Et si maman et papa doivent s’absenter, on demande à la personne qui garde l’enfant de suivre le petit rituel!
  • Apprendre à l’enfant à s’endormir seul. Si on prend l’habitude de toujours endormir notre enfant dans nos bras, ce sera cela, son rituel. On essaie donc de le laisser s’endormir dans son lit, en le rassurant, en restant près de lui et en lui faisant comprendre qu’il n’y a aucun danger. Éventuellement, il trouvera les ressources en lui pour s’endormir seul.
  • Stimuler les sens en douceur. France Hutchison, auteure de PedaYOGA.ca, conseille de prendre un bain chaud et d’enfiler un pyjama confortable, de tamiser les lumières, de parler doucement, d’écouter des musiques aux rythmes lents ou des sons de la nature, de sentir des parfums relaxants (comme la lavande) et de regarder un livre aux couleurs paisibles.
  • Faire du yoga ou de la méditation. On peut pratiquer des postures de yoga avec notre enfant et prendre le temps de respirer. De notre côté, ma fille adore cette vidéo, sur Youtube: Calme et attentif comme une grenouille. (Je mets le iPad au sol, ainsi, elle n’a pas la lumière près de ses yeux.) Elle s’endort souvent très rapidement, avec cela!
  • bonne nuit papaOn dit des mots doux. Faire un câlin et dire des mots doux à l’enfant renforce son estime de lui-même et calme son anxiété, surtout s’il vit des situations stressantes ou difficiles.  On peut aussi avoir une discussion calme et rassurante. Ce moment où l’enfant sent qu’il a toute notre attention lui permettra de moins la solliciter, une fois au lit. Il sera en quelque sorte « contenté »!

    Petits mots d’affection pour les enfants : Je t’aime, tu as une GROSSE place dans mon coeur, je t’aime GROS comme le ciel, tu es ma petite étoile d’amour, tu es mon p’tit bonheur, etc. – France Hutchison, educatout.com

  • On reste ferme. Il faut tenir son bout et ne pas céder au deuxième bisou ou d’accepter qu’il revienne coller maman ou papa dans le salon! S’en tenir à la routine mettra des balises à l’enfant qui s’adaptera. Si une porte s’ouvre, on risque de s’attirer des crises! La constance est de mise… même si ce n’est pas facile!

Finalement, établir une routine calme, favoriser un environnement sain et donner de l’attention pleine d’amour à notre petit chéri semblent les meilleures solutions pour favoriser le sommeil. Et vous, quels sont vos trucs?

En tous cas, moi, je vous souhaite… une bonne nuit!
– Anne-Lune xx

Sources:

Les écrans nuisent au sommeil (protegez-vous.ca)

Enfant agité avant de dormir : les solutions (blog.editionsleduc.com)

Conseils pour la relaxation avant le sommeil de vos enfants (educatout.com)

Les 11 commandements pour faire dormir votre enfant + méthode anti-monstres (secrets-du-sommeil.com)

Calme et attentif comme une grenouille (vidéo Youtube)

Le sommeil: aider son enfant à s’endormir (naitreetgrandir.com)

10 trucs anti-crise pour l’heure du dodo (canalvie.com)