Le jour où je suis devenue chauve

Non, je n’ai pas le cancer. Non, je ne mourrai pas. Non, je ne fais pas de chimio. Je vais bien. Je suis pétante de santé! Mais… Oui, il y a un « mais ».

Je vais bien, MAIS je fais de la pelade. Et c’est ça qui m’a forcée à prendre une grande décision : me raser le coco.

QUOI?! Anne-Lune! Tu as RASÉ TES CHEVEUX?!

Oui. Attends, je t’explique. Et si je me dévoile ainsi, en toute transparence, c’est parce que j’espère que la perte de cheveux ne soit plus un tabou et qu’on puisse plus facilement en parler. Puis, tu vas voir, l’histoire termine bien!

La pelade, quossé ça?

La pelade, c’est une maladie auto-immune. Pour faire une histoire courte, ça veut dire que mon système pense que mes cheveux sont un corps étranger et que, pour cette raison, il les rejette. Les cheveux tombent généralement par petites plaques, ici et là. Ça fait des petits ronds sans cheveux. On ne connaît pas encore l’origine ou la source de cette maladie. On sait toutefois que lorsqu’il y a quelqu’un qui fait de la pelade dans la famille, on a plus de risques d’en faire. Ce n’est pas nécessairement dû au stress non plus (même si, de mon côté, je ne suis pas la personne la plus zen en ville).

Pour les femmes, avec les cheveux longs ou mi-longs, ça se cache plutôt bien. On se sert du reste des cheveux pour cacher les trous. Jusque là, pas de quoi écrire une lettre de plainte officielle à notre système immunitaire! J’ai fait un épisode de pelade vers 5 ans, puis entre 9 et 11 ans, puis je n’ai eu aucun symptôme pendant une vingtaine d’années. J’ai toutefois recommencé à en avoir il y a environ sept ans (après la naissance de mon p’tit dernier). Depuis, c’est une lutte continuelle.

Au secours! Le feu est pris sur ma tête!

Au début de l’été, j’ai senti que je perdais davantage de cheveux. J’avais l’impression d’assister à un exercice d’évacuation de ma tête, mais sans que les cheveux reviennent faire leur boulot par la suite! Ça a été dur sur mon moral. J’en ai parlé avec ma médecin. On avait le choix de continuer le même traitement qu’avant (une lotion de cortisone à appliquer sur les plaques dénudées et un suivi chez le dermatologue) ou d’essayer autre chose.

Peu avant mon rendez-vous, une amie m’avait parlé d’une mousse de minoxidil qui fonctionnait à merveille sur sa tête. Bon, elle ne fait pas de pelade, mais à voir les bébés cheveux qu’elle avait, j’avais envie d’essayer! Ma médecin était d’accord. Je suis donc repartie de son bureau avec une prescription. Mon amie m’avait dit que ça pouvait prendre trois mois avant de faire effet.

J’ai été patiente. L’été a passé. Je perdais des cheveux. Encore des cheveux. Une poignée le matin. Une autre dans la douche. Une autre en sortant de la douche. Je laissais des cheveux partout dans la maison, même dans la nourriture que je cuisinais (au grand dam de ma famille). Je voyais mon toupet s’amincir. C’était rendu impossible de le coiffer. Puis, les plaques se sont agrandies. Si bien que, cette semaine, c’était rendu impossible de cacher les trous. J’avais l’air d’un papy qui essaie de cacher sa calvitie!

calvitie

Frapper le mur

Je me suis rendu compte que ma situation commençait à changer mes comportements. Dans les estrades, au hockey, je me plaçais tout en haut pour éviter que quelqu’un voie le dessus de ma tête. Je portais une casquette. Je n’allais plus faire faire le pipi du chien en avant de la maison, j’allais plutôt à l’arrière, pour ne pas que quelqu’un me voie la chevelure amincie. J’avais du mal à me regarder dans le miroir. Le simple fait de prendre une douche était devenu un cauchemar, car c’est en lavant mes cheveux, même tout en douceur, qu’ils tombaient par poignées… Jusqu’à remplir le petit filtre au fond de la douche. (Oui, je le vidais chaque fois, n’ayez crainte!)

J’ai tenté d’obtenir un rendez-vous avec ma dermatologue, mais c’était impossible d’avoir une consultation rapidement. Et encore là, même si cela avait été possible, le traitement n’est pas magique! Quand je vais la voir, elle me fait des injections de cortisone dans le cuir chevelu, mais ça prend des semaines avant de voir des cheveux pousser… Il me fallait donc faire quelque chose rapidement pour retrouver un peu de dignité, de fierté, d’estime de moi-même. J’avais atteint le point de rupture.

Réfléchir en courant

Lors de mes sorties de course à pied, je réfléchissais. Il faut dire qu’elles sont longues, ces sorties! Je suis en plein cœur de mon entraînement en vue du Marathon de Niagara Falls… Alors, je courais. Longtemps. Le hamster qui se trouve dans ma tête courait aussi! Qu’allais-je faire? J’ai pensé acheter une perruque naturelle, pour pouvoir continuer à travailler sans que rien paraisse. (Pour ceux qui ne le savent pas, je suis chanteuse et comédienne… C’est un métier où l’image et le casting sont extrêmement importants.) J’aurais pu faire semblant que rien n’avait changé, tricher un peu. Ça n’aurait peut-être pas guéri mon cœur fragile, mais j’aurais pu jouer la comédie, justement, et continuer ma petite vie.

Or, je ne suis pas comme ça. Je suis transparente. Je n’aime pas mentir aux autres ni à moi-même. Je me suis dit: « C’est ça. Tu prônes le bien-être, la santé physique et mentale. Tu veux lancer le message aux enfants qu’ils sont uniques, différents, et que c’est bien ainsi. Tu veux qu’ils soient bien dans leur peau, et la première chose à laquelle tu penses en voyant ta tête décimée, c’est de la cacher! La cacher pour ne pas choquer. Pour ne pas bouleverser. Pour ne pas que les gens posent de questions. Ça ne fonctionne pas, ton affaire, Anne-Lune! »

Vivre l’expérience à fond

C’est alors que j’ai décidé de me raser la tête. Je me suis dit que ce serait plus simple à gérer : moins de difficulté à appliquer la lotion, moins de cheveux qui traînent partout, moins de traumatisme à chaque douche. De toute façon, il n’y avait pas dix millions de solutions rapides.

Bon. Dans un monde idéal, j’aurais fait une collecte de fonds pour faire le Défi Têtes rasées de Leucan. Or, le monde, il n’est clairement pas idéal ces jours-ci. N’oubliez pas : il y a le feu sur ma tête. Il faut faire quelque chose!

Peut-être que vous vous demandez pourquoi j’ai pris la décision de me montrer le crâne dénudé. Je vais vous dire franchement… Au départ, c’était parce que je savais que j’allais vouloir courir et que… ben… courir avec une perruque… euh… Ça ne me tente vraiment pas! J’ai essayé de m’imaginer en train de laver ma perruque en vitesse, au retour de mes entraînements, puis de tout sécher et replacer… Misère ! C’est bien trop compliqué ! Puis, je savais qu’on finirait par voir mon crâne nu à un moment donné. Ça ne me tentait pas de stresser avec les coups de vent (il me semble de voir la perruque voler avec les feuilles mortes, lors d’une journée de grandes bourrasques automnales!), perdre ma perruque en me penchant, ainsi me faire démasquer et mourir de honte…! Aussi bien passer le bout « rough » tout de suite!

Le bout « rough », je suis en plein dedans. Mon chum m’a aidée à raser ma tête lundi. Il faut dire que c’est un habitué; il a lui même le coco tout nu! Il l’a fait avec beaucoup de tendresse et d’amour, pour que j’aille mieux. J’ai pleuré. Un crâne de pelade, ce n’est pas un beau kiwi tout doux de quelqu’un qui fait le Défi Têtes rasées. C’est marbré. C’est tout croche. C’est inégal. Exactement comme l’état de mon cœur à ce moment précis.

On a rasé le tout à la peau.

La réaction des enfants

Quand mes enfants m’ont vue sortir de la salle de bain, ils ont été vraiment surpris. J’ai vu les larmes monter aux yeux de mon plus jeune.

– Maman, je t’aimais mieux avec tes cheveux!

– Je sais, mon amour. Moi aussi, je m’aimais plus avec des cheveux. Mais là, mes cheveux ne voulaient plus rester sur ma tête. Ils étaient tous en train de tomber. C’est normal que tu trouves ça bizarre. On va s’habituer. Je n’ai pas le cancer. Je ne mourrai pas. Ça va repousser.

Partir décanter au chalet

Malgré l’expérience traumatisante, les photos avant, pendant et après le rasage, le timing était plutôt bien choisi. J’avais loué un chalet pour aller me ressourcer et écrire pendant deux jours. Je n’ai jamais fait ça auparavant. Je dois vraiment être rendue une grande fille…!

J’ai eu deux jours pour écrire (mon but: écrire de nouveaux textes pour mon prochain album pour enfants!), mais aussi pour faire la paix avec ma nouvelle image. L’image d’une fille qui a décidé de faire un pied de nez à la pelade, qui va s’amuser à trouver de jolis foulards et bijoux pour féminiser son look. Qui va devoir expliquer et se justifier, aussi.

Faire face à mes peurs

Vous avez, au bout du clavier, une fille qui a « la chienne ». (Excusez l’expression, mais c’est vraiment ça!) Une fille qui se prépare à répondre aux mille et une questions. Qui va devoir assumer sa nouvelle image et « dealer » avec le regard des autres. Une fille qui a peur de les entendre chuchoter dans son dos:

Penses-tu qu’elle a le cancer?

Ou encore…

Elle n’aurait pas dû raser ses cheveux! C’est laid, une fille rasée!

J’ai peur que mes enfants se fassent narguer, à l’école. J’ai peur qu’on m’aime moins. J’ai peur de ne plus travailler autant. (Pourtant, je compte acheter une perruque pour garder un look plus « commun », pour mes tournages et auditions.) Oui, je suis morte de peur! Mais je me dis que les gens qui ont le cancer doivent vivre avec des peurs bien plus grandes. On ne meurt pas de la pelade. Mes cheveux vont repousser! Alors qu’on peut mourir du cancer. Je suis donc des plus solidaires avec eux, je tente de trouver la force en moi pour monter aux barricades!

Attention: montée de lait!

Ce que les gens diront dans mon dos, ça leur appartient. S’ils veulent la vérité, ils viendront me poser des questions ou ils viendront me lire ici! J’ai envie que les gens sachent ce que c’est, la pelade. Oui, ça peut te désorganiser une estime de soi. Oui, ça peut conduire à la dépression. Oui, c’est dur! On DOIT en parler.

On vit tous des bouts difficiles, à un moment ou un autre de notre vie. La vie, ce n’est pas juste de beaux petits statuts Facebook «c’est-donc-beau-c’est-donc-bon-j’suis-donc-chanceux ». Cessons de jouer les autruches. On a parfois les pieds dans la merde. On se demande comment on va nettoyer tout ça. On a parfois l’impression que c’est notre vie elle-même qui participe à un exercice de feu… Comme si on était dans ce manège en forme de soucoupe volante, dans les expos agricoles, et où tout « spinne » tellement vite qu’on reste là, complètement figé, collé au mur.

Puis, on se ressaisit. On prend des décisions pour améliorer notre sort. On va chercher de l’aide. On pleure. On ose demander l’appui de nos proches. On vit l’expérience à fond pour apprendre quelque chose de tout ça. On se montre, pas nécessairement sous notre meilleur jour, mais en toute honnêteté. Pourquoi? Pour montrer aux autres que, s’ils vivent des moments plus difficiles, ils ne sont pas seuls.

Je ne suis pas «une chevelure ». Je ne suis pas une moins bonne chanteuse, comédienne, mère, blonde, femme ou amie parce que je n’ai plus de cheveux. Au contraire, je pense que mon coeur va devenir encore plus grand. Il pourra davantage accepter la différence, aimer inconditionnellement. Il pourra mieux comprendre la souffrance des autres.

Avoir les cheveux rasés m’offre aussi la possibilité de porter toutes sortes de perruques et de styles… Je suis allée voir une spécialiste à la Clinique capillaire Cartier, à St-Hyacinthe. Marie-France a été un ange! Elle m’a fait essayer plusieurs perruques avant que je puisse faire mon choix. Mon chum a pris des photos. Nous avons eu bien du plaisir! Je suis sortie de la boutique tellement de bonne humeur! Elle offre un super service après-vente, en plus. C’est rassurant.

J’ai réalisé que je peux correspondre à bien des castings, finalement! Lequel des looks préférez-vous? 😉

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En terminant, si vous voyez une femme avec un crâne rasé, dites-lui qu’elle est belle, tout simplement. Je vous assure… Ce sont les mots les plus doux que l’on puisse entendre.

P.S. N’oubliez pas que dans quelques mois, je vais retrouver mes vrais cheveux! Tout ça est TEMPORAIRE! 😉

N.B. Vous pouvez lire la suite de ce billet par ici: La dame au coco tout nu : la suite!

Photographies : Jean-François Munger
Illustration : Anne-Lune

Le rêve olympien d’une lunatique sédentaire

Ces jours-ci, les Jeux olympiques battent leur plein à Rio, au Brésil. Comme à chaque édition, je suis émue de voir les athlètes à l’oeuvre. Que de détermination, de force, de discipline, de compromis, de rêve! Aujourd’hui, j’ai pensé vous partager mon parcours sportif et comment je me suis laissée inspirer par les athlètes olympiques.

Une enfant dans la lune et… assez sédentaire

Quand j’étais petite, je rêvais d’être olympienne. Je n’étais pourtant pas sportive… Étant la quatrième enfant d’une famille au revenu modeste, on ne m’inscrivait pas à des sports. J’ai donc appris à nager en observant mes parents, dans la piscine familiale. J’ai fait du vélo. J’ai marché… Vous savez, ces sports individuels qui ne coûtent pas une fortune!

À l’école, je n’étais pas particulièrement douée pour les sports. Je m’amusais à botter le ballon de soccer et je jouais au ballon chasseur, pendant les récréations. En sixième année, j’ai joué au basketball, sur l’heure du midi. J’ai bien aimé! Il fallait bien qu’il y ait des avantages à être grande!

L’hiver, je faisais du ski de fond avec ma famille. Nous n’allions pas dans les centres de ski ou de plein air. C’était mon père qui battait la piste, dans les champs et les boisés de notre village. Pendant les Jeux olympiques d’hiver, je me souviens m’être mise dans la peau de Myriam Bédard, la triple médaillée olympique en biathlon. Je m’imaginais que je filais comme l’éclair (même si je ne connaissais que le style « classique » et que j’avais de vieux skis!). Je me voyais sur un podium. Mais ça s’arrêtait là. Ma petite vie d’adolescente continuait. Je ne demandais pas à mes parents de m’inscrire à des cours ou à un club. Ça restait dans mes rêves, dans mon imaginaire.

Puis, au secondaire, les arts de la scène ont pris toute la place. Chorale, stage-band, harmonie, improvisation, théâtre, radio-étudiante, spectacle amateur, alouette… Si bien qu’il n’y avait pas de place pour le sport, dans mon horaire! N’ayant pas la piqûre, ça ne me manquait pas. En fait, je n’y pensais même pas! Ça me fait drôle de penser à ça, aujourd’hui!

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L’élément déclencheur

Un jour, il y a eu un prof. CE prof. Vous savez, le genre d’enseignant qui marque votre vie? J’avais 18 ans. J’étais dans un cours d’éducation physique, les yeux encore un peu endormis. Dans son petit « speech » du début du cours, il nous a dit que le sport, ça avait des bienfaits sur le corps dans l’immédiat et que ça allait aussi donner de la qualité à la fin de notre vie. On augmentait les chances de vivre plus vieux et en santé. Wow! Moi, j’avais le pouvoir d’ajouter de belles années à ma vie! Je n’en revenais pas. J’ai décidé de prendre le contrôle de ma santé.

C’est drôle qu’à 18 ans, cet argument ait changé ma façon de voir le sport. J’ai inclus des séances de cardio et de musculation à mon horaire. Voyant ma détermination et mon horaire serré, le prof ouvrait même le gym pour moi, le matin, quand il donnait son cours dans la pièce adjacente. Je n’en revenais pas! Depuis, je n’ai jamais arrêté de bouger, à part pendant mes grossesses (quand le ventre et le médecin ne me le permettaient plus!) ou tout juste après avoir accouché.

Mettre un pied devant l’autre

Depuis un peu plus de cinq ans, j’ai développé une passion pour la course à pied. Je courais d’abord avec ma poussette double (de type « remorque de vélo ») et mes jumeaux. Puis, quand j’ai eu mon petit dernier, je courais avec un seul enfant à bord de ma poussette « baby jogger ». Ça me procurait un bien immense! Influencée par mes amis, je me suis inscrite à mes premières courses, puis à un demi-marathon, puis à des marathons. La course me permet de m’évader, d’être seule avec moi-même, de réfléchir, de créer, de respirer le grand air, de voir les beautés de la nature et des saisons… Je cours autant l’hiver que l’été, de -40 à +40 degrés.

Il y a quelques mois, j’ai même pu me classer parmi les premières femmes et ce, à trois reprises. Oui, oui! Moi, la « pas sportive »! La « p’tite mère »! La « grande », un peu maladroite! Ce n’étaient pas de bien grandes compétitions, vous vous en doutez peut-être. Je n’étais pas parmi les élites, mais j’ai eu droit à mes petits moments de gloire, surtout dans mon for intérieur! Pour la femme au coeur d’enfant que je suis, j’avais atteint mon « rêve olympien » de petite fille. Pour moi, monter sur un podium, même dans une petite ville du Québec, c’était déjà beaucoup!

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Ma face de fille fière! Premier podium à vie! Demi-marathon d’Oka, 20 avril 2014

Aujourd’hui, je cours pour me dépasser moi-même, pas nécessairement pour dépasser les autres et monter sur le podium. C’est le plaisir de participer à de beaux événements avec des amis d’un groupe de course (vive Facebook pour les belles rencontres que j’y ai faites!), qui me plaît par-dessus tout. Il ne faut pas oublier le plaisir de m’entraîner, de prendre soin de moi, de me botter le derrière pour sortir prendre l’air à tous les jours (parce que non, ça ne me tente pas toujours!)… Le chemin qu’on parcourt AVANT le jour de la course est aussi – sinon plus – important que l’épreuve elle-même!

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En septembre prochain, j’allierai mes trois passions: les enfants, la musique et la course à pied. En effet, le Marathon Rock’n Roll Oasis de Montréal m’a demandé d’être, pour une deuxième année, ambassadrice pour le P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes. C’est fou quand je pense au chemin parcouru. Je suis passée de la jeune artiste lunatique à une carrière de chanteuse qui est… porte-parole d’un événement de course à pied pour les jeunes! Je ressens un grand bonheur à aider les enfants à développer le goût de bouger dès leur jeune âge!

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Anne-Lune, ambassadrice du P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal, septembre 2015

Influence olympienne

Ces jours-ci, mes enfants aiment beaucoup écouter les compétitions des Jeux olympiques. Parmi leurs sports préférés, il y a la natation. Hier, j’étais attendrie de les voir faire des relais quatre nages, dans la piscine. Les générations se suivent et se ressemblent peut-être plus que ce que les médias rapportent. Les athlètes olympiques inspirent et font rêver. En tous cas, moi, je me laisse emporter par la frénésie des Jeux, comme lorsque j’étais enfant!

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Petit sportif concentré, août 2016

Et si nous nous laissions inspirer par ces athlètes qui font preuve de grande détermination dans l’atteinte de leurs objectifs, qui font tout pour réaliser leurs rêves? Ils ont beaucoup à nous apprendre et pas seulement du côté « sport »! Quand on veut, on peut. Mais pour pouvoir, il faut d’abord se mettre en action! Qu’attendons-nous pour nous mettre en marche vers nos objectifs? Et si nous nous donnions enfin la chance d’essayer?

*Pour inscrire vos enfants au P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal et venir courir avec moi le 25 septembre prochain, c’est par ici!

La trame sonore de vos vacances

Quand nous sommes allés au Nouveau-Brunswick avec les enfants, cette année, j’ai fait une liste de lecture de chansons qui allaient faire passer les kilomètres plus rapidement. J’ai acheté les chansons que les enfants aimaient sur iTunes. Je les ai mises dans une liste de lecture et j’ai ajouté celles que nous avions déjà et qui étaient des « hits », aux yeux de notre famille.

Mes enfants adorent la musique. Ils ont leurs propres goûts. Souvent, quand on écoute la radio, ils accrochent sur une chanson: « Maman! Monte le son! » Et on se dandine au son de la musique!

Faire une « playlist » de vacances, ça sert à quoi?

Ça sert à créer des souvenirs! Ce qui est chouette, c’est que nous associons maintenant telle chanson à notre voyage au Nouveau-Brunswick, telle autre, à notre voyage au Saguenay ou tout simplement à des émotions positives. On écoute la chanson et on s’imagine les pieds dans le sable, on revoit la maison que nous avions louée ou les paysages qui défilaient sur les rythmes entraînants. En plus, ça nous prépare à remplir notre questionnaire pour notre passage à l’émission En direct de l’univers! (Ok, on peut bien rêver, non? Ha! Ha!)

Chacun sa « toune »

Pour que la magie opère, on essaie de mettre des chansons pour chacun des membres de la famille. Dans la nôtre, les trois enfants qui voyagent encore avec nous ont relativement les mêmes goûts, mais j’ai pris soin d’en ajouter pour mon chum et pour moi. Bon, les enfants rechignent un peu, mais je leur ai dit que nous aussi, nous avions le droit d’avoir nos chansons préférées, dans la liste!

Que trouve-t-on dans notre « playlist »?

Pour le moment, dans notre liste, on trouve ceci:

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Notre liste va probablement se peaufiner avec le temps. Des fois, on se rend compte qu’une chanson ne « lève » pas autant qu’on le voudrait ou qu’on est tannés de l’entendre. L’idée, c’est de faire en sorte qu’à chaque chanson, on fait: « Yé! Elle est bonne, celle-là! » Alors, on a le droit d’en ajouter et d’en retirer, au besoin! On peut aussi mettre des vieux succès… C’est vraiment selon nos goûts!

Et vous, qu’est-ce qui se trouve dans votre liste de vacances? Suggérez-moi des titres!

Bonnes vacances et bonne route!

P.S. Oui, vous pouvez mettre des chansons d’Anne-Lune, dans la liste, pour vos tout-petits! Hi! Hi! 😉

Partir sur la route pour travailler… en famille

Cette semaine, mon amoureux et moi devions partir sur la route pour aller donner des spectacles à Pohénégamook, Dégelis (Bas-St-Laurent) et Edmundston (Nouveau-Brunswick). Nous avons amené les enfants avec nous. Nous avons donc développé des trucs pour aller travailler et voyager en famille, tout en étant raisonnables côté dépenses. J’ai pensé vous partager notre expérience et nos astuces!

Aller travailler en famille? Mais… pourquoi?

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Ma super remorque de tournée!

L’an dernier, mon amoureux (qui est aussi mon associé!) et moi avons fait le choix d’acheter une voiture pouvant tirer une remorque afin de voyager en famille, lors de notre tournée de spectacles. Le besoin se faisait pressant: nous avions des spectacles prévus dans des régions éloignées de la nôtre et trouver une gardienne pouvant s’occuper de nos enfants pendant plusieurs jours devenait compliqué (je dirais même que c’était un stress ÉPOUVANTABLE pour moi)! De plus, comme la période de pointe côté contrats était durant la saison estivale, nous avions du mal à trouver du temps pour prendre des vacances avec les enfants. Nous avons donc convenu d’amener les mousses avec nous. Cela allait nous permettre de profiter de l’été et de voir du pays en famille. Même pendant l’année scolaire, il nous faut parfois les amener. Eh oui, je suis une mère indigne qui fait manquer de l’école à ses enfants! Disons qu’ils vivent des expériences… différentes!

 

Tournée = camping

L’an dernier, dans notre remorque, nous traînions presque en tout temps du matériel de camping. Nous ne voyagions pas léger, mais nous avions tout sous la main! Matelas de sol, sacs de couchage, tente, poêle de camping, vaisselle, nourriture… Tout le nécessaire à notre autonomie! Par exemple, nous avons profité du fait que nous avions un spectacle à La Malbaie pour partir une journée à l’avance et aller dormir dans un camping de l’Île-aux-Coudres! Nous pouvions aussi arrêter n’importe où en route pour préparer un repas.

En novembre dernier, nous avions un spectacle à donner à Moncton, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre de la Francofête en Acadie. Cette fois-là, comme la saison du camping était terminée, nous avons loué une maison sur AirBnB. C’était absolument fantastique! Les enfants avaient même accès à la cour pour pouvoir jouer au ballon et s’amuser, contrairement à une chambre d’hôtel. De plus, la maison étant équipée d’une cuisine, nous pouvions faire nos repas sur place. (Je sais que le principe d’AirBnB est discutable, mais quand on voyage beaucoup, je dois avouer que c’est fort pratique…)

Cette semaine, nous dormions toute la semaine dans des hôtels. À chaque endroit, nous avons fait la demande d’un lit pliant, car nous sommes cinq dans la chambre: deux adultes et trois enfants. Selon notre expérience, les hôtels chargent des frais d’environ 10$ par nuit pour le lit supplémentaire.

Nous avions aussi traîné avec nous un matelas de sol autogonflant et un sac de couchage. Pourquoi? Parce que des fois, les enfants font des crisettes pour ne pas dormir avec leur frère ou leur soeur… Alors, nous prévoyons le coup pour qu’ils puissent avoir chacun leur lit!

Les repas

Manger au restaurant à chaque repas, quand on voyage avec une famille de cinq personnes, ça coûte cher! Mon premier choix est d’avoir une chambre d’hôtel avec une cuisine. Or, c’est relativement rare et parfois, c’est vraiment trop cher. Quand nous avons le petit déjeuner inclus, avec la chambre, c’est chouette. Or, plusieurs jours de suite, ça peut devenir redondant! Notre solution? Nous réussissons à épargner en traînant un bac de vaisselle et une glacière de nourriture. Ainsi, nous avons de quoi nous faire à déjeuner le matin, dans la chambre d’hôtel, et nous avons des collations pour la journée. En mangeant dans la chambre, on peut aussi rester en pyjama! C’est plus relaxe!

Pour les autres repas, nous avons pris l’habitude de visiter d’abord les épiceries plutôt que les restaurants. Plusieurs supermarchés ont un comptoir de mets préparés qui coûtent une fraction du prix d’un repas au resto. Souvent, ils ont même un spécial du jour! On peut avoir une table d’hôte (entrée, plat principal, dessert et breuvage) pour moins de 10$ par personne. Par exemple, hier, nous sommes allés chercher un repas de poulet familial. Avec le breuvage, cela a coûté environ 22$! Ce n’est pas la grande gastronomie, on s’entend, mais ça fait le travail!

Certains hôtel ont un four à micro-ondes et un petit réfrigérateur dans la chambre. Cela permet de mettre des aliments au frais et de faire chauffer des plats. Par exemple, une soupe, une baguette de pain, des terrines et fromages ont fait un dîner tout simple et apprécié de tous!

La vaisselle

En tournée, nous apportons un bac avec les essentiels de cuisine (vaisselle en plastique durable de type « panier de pique-nique », ustensiles pratiques, dont un ouvre-boîte, une planche à découper et un couteau coupant). On peut s’équiper à peu de frais dans les magasins « à un dollar ». Nous apportons du savon à vaisselle dans une petite bouteille, un linge pour essuyer et un tampon à récurer. Eh oui, nous faisons notre vaisselle dans le lavabo de la salle de bain de la chambre d’hôtel! Ça fait un peu drôle, mais n’avez crainte. Nous rangeons le tout après chaque repas. Pas question de laisser la chambre en fouillis; ce serait un peu gênant, quand la femme de ménage vient!

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On fait la vaisselle dans la salle de bain de la chambre d’hôtel!

Astuce pour ne pas virer fou!

Quand on voyage avec des enfants, il faut prévoir des jeux pour les occuper. De préférence, nous choisissons ceux qui ne prennent pas trop d’espace, comme des jeux de cartes (Skip Bo, Uno et Mimiq sont très appréciés de notre famille). Nous traînons aussi un ballon. Cette semaine, nous avons trouvé un terrain de basketball près de notre hôtel. Nous avons pu aller bouger en famille. Les enfants étaient ravis… même sous la pluie!

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On traîne un ballon pour sortir bouger!

L’école sur la route

Si les enfants manquent des jours d’école pour nous accompagner en tournée, nous établissons des moments d’études avec eux. Par exemple, avant d’aller faire une activité, nous devons faire les leçons du jour.

L’été dernier, j’avais acheté des livres d’activités diverses en lien avec les matières scolaires. Les enfants ont beaucoup apprécié remplir des pages en voiture ou pendant que je préparais mes spectacles. (Il faut dire qu’ils aiment l’école, ça aide!)

 

Nous profitons aussi de nos voyages pour apprendre de nouvelles choses concernant la géographie, l’histoire ou la culture locale. De plus, ils nous voient nous débrouiller en respectant un certain budget: ça donne des leçons d’économie! Nous formons des petits voyageurs à l’esprit curieux et ouvert!

Autres apprentissages

Nos enfants nous donnent aussi un coup de main. Ils nous aident à sortir le matériel de la remorque et à monter le décor. L’été dernier, nous leur avions même assigné des tâches, pour éviter les chicanes et les tenir occupés. Notre fille s’occupait de la boutique (elle remplissait même ses rapports de vente et préparait le dépôt, au retour), un de nos fils s’occupait de filmer et prendre des photos, alors que le plus jeune aidait mon conjoint à brancher les fils de l’équipement de sonorisation. Ils avaient même chacun leur t-shirt de tournée, qu’ils prenaient plaisir à porter. Faire partie d’une équipe, c’est super cool!

Quand ils « travaillent » ainsi, ils apprennent à être polis, à se présenter devant des inconnus, à accomplir des petites tâches, à être patients et à avoir des responsabilités. C’est gagnant!

En conclusion

Finalement, partir en tournée en famille, c’est certainement beaucoup plus compliqué, plus demandant côté organisation et moins reposant que si je partais toute seule avec mon amoureux-partenaire. Or, si je partais plus de trois jours sans mes enfants, mon coeur de maman s’ennuierait et je passerais mon temps à regretter leur présence. Avec ce partage d’expérience, j’avais envie de vous démontrer qu’il y a des solutions, quand on désire adapter notre vie de famille à notre travail. Cela demande toutefois des efforts et des compromis. Il faut accepter de sortir du « moule », ne pas avoir peur de l’inconnu, savoir se « virer sur un dix cents » et utiliser notre « système D »! Une fois qu’on se lance, on assume notre choix et on vit avec les conséquences!

Et vous, voyagez-vous en famille? Quels sont vos trucs gagnants?

 

 

 

Les nerfs! Éloge de la patience

Quand on est petit, on apprend vite le mot: « Attends! » On doit apprendre à être patient. Selon son tempérament, on est plus ou moins patient. En tous cas, si la patience est tombée du ciel, à ma naissance, on dirait bien qu’elle est tombée complètement à côté de moi! J’ai toujours été un peu hyperactive et ouf… La patience n’a jamais été une de mes qualités. Il faut que ça bouge! Il faut que ça avance! La pire chose qu’on puisse me faire subir, c’est de me faire faire du surplace! Alors, vous vous imaginez bien que si je vous parle de patience, aujourd’hui, c’est qu’il y a eu un élément déclencheur… Même deux! Je vous raconte.

Prise de conscience numéro 1

Dernièrement, lors d’un meeting, je me suis fait demander par mon gérant (qui est aussi un véritable mentor, avec plus de cinquante années d’expérience dans le milieu artistique): « Anne-Lune, pourquoi es-tu si pressée?! »

Floush! J’ai reçu cette phrase comme un seau d’eau en plein visage! C’est comme s’il me disait de façon polie: « Eh, les nerfs, fille! »

Prise de conscience numéro 2

Cette année, avec mes enfants, nous avons décidé de faire des semis pour le jardin: de beaux plants de tomates bio! Ils ont pris plaisir à semer les graines dans de petits pots. Dès le lendemain, nous allions voir notre petite plantation pour voir si nous pouvions apercevoir « du vert ». Idem le jour suivant. Puis, même chose le jour d’après… Toujours sans voir une seule petite pousse! Je me suis dit que les enfants avaient peut-être poussé les graines trop profondément dans la terre, que j’aurais dû les surveiller un peu plus…

Ce n’est que deux semaines plus tard (peut-être même plus!) que nous avons enfin vu les premières pousses. C’est à ce moment que j’ai eu l’idée d’écrire ce billet. Ouaip. Dans la vie, il faut être patient. Il faut laisser la nature faire son oeuvre. De toutes façons, on a beau « tirer dessus », on ne peut pas aller plus vite que la nature!

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Photo publiée sur Instagram.com/anneluneofficiel

Eh, les nerfs! Il faut être PA.TI.ENT.

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Photo publiée sur Instagram.com/annelisenadeau

Je me suis dit que l’on devrait peut-être s’inspirer de la lenteur de la nature. On chigne: « Le printemps n’arrive pas! On est en avril et on a des températures de février! » Eh, les nerfs! Il faut être PA.TI.ENT. Le printemps arrivera, comme à chaque année. Des preuves? Les plantes sont toutes émoustillées par le changement de lumière. Les bourgeons dans les arbres sont prêts à éclore. Les oiseaux migrateurs sont revenus. Il faut s’armer de patience!

 

 

 

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Selon le dictionnaire Antidote, « s’armer de patience » signifie: « qualité de quelqu’un qui peut attendre longtemps, en gardant son calme ».

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À l’entraînement, comme dans d’autres sphères de la vie, c’est à force de constance et de patience que nous finissons par avoir des résultats. Photo publiée sur Instagram.com/annelisenadeau.

Dans quelques jours, cela fera cinq ans que je cours. Et je cours beaucoup! Je m’entraîne fort. Je suis un plan, je suis disciplinée et passionnée. Quand je cours un marathon, un demi-marathon ou une plus courte distance, puis que je ne « performe » pas à mon goût, je rechigne. Eh, les nerfs! Il faut être PA.TI.ENT. À l’entraînement, comme dans d’autres sphères de la vie, c’est à force de constance et de patience que nous finissons par avoir des résultats.

Anne Lune6
La plupart des carrières ne se bâtissent pas en deux ou trois ans! Il faut être persévérant.

J’suis une p’tite vite. Dans mon projet artistique et mon entreprise, je voudrais que ça file comme l’éclair, qu’on reconnaisse mon travail, que je puisse voyager avec ma musique et faire ce que j’aime le plus au monde: donner des spectacles. Eh, les nerfs! Il faut être PA.TI.ENT. La plupart des carrières ne se bâtissent pas en deux ou trois ans! Il faut poser des actions chaque jour pour avancer. La reconnaissance viendra au fil du temps. Il faut être persévérant. (Je me parle fort, là. Il faut que j’intègre tout ça…! Ahoum!)

Selon le dictionnaire Antidote, la patience peut également signifier: « qualité de quelqu’un qui peut persévérer dans une entreprise, dans une activité sans se décourager.

Tout ça, c’est bon pour n’importe quel projet: apprendre à lire et à compter, à dessiner, à jouer d’un instrument de musique, à exercer un sport, à développer une amitié… Il faut être patient et indulgent envers nous-même… Laissons-nous une chance!

Quant à la patience avec les enfants… Hum! Ce n’est pas toujours facile, hein! En tant que parent, il nous arrive tous d’avoir la fumée qui nous sort par les oreilles (oui, oui! ça m’arrive aussi!). Cette patience-là, on doit l’exercer aussi… On apprend à se calmer, à se parler et à trouver des solutions… Même pour cet apprentissage-là, ça demande… de la patience! On ne s’en sort pas! Pffff!

On demande aux enfants d’être patients, mais au fond, le sommes-nous nous-mêmes? Nous voulons tout, tout de suite (ah! ça me fait penser à une chanson d’Ariane Moffatt!), on achète sans prendre le temps d’économiser préalablement, on ne prend plus le temps de rêver, on a la culture du fast-food, vite acheté, vite consommé, et quand ça prend un peu plus de temps qu’à l’habitude, on vire fou! On est de mausus de beaux modèles, hein! J’ai envie d’ajouter le hashtag: #not.

« Anne-Lune, pourquoi es-tu si pressée? » me demandait mon gérant, lors du dernier meeting. Après réflexion, je me dis que c’est probablement pour avoir à faire moins d’efforts, à long terme. C’est comme si mon cerveau se disait: « Si j’atteins tout de suite mes objectifs, je n’aurai pas à travailler fort et longtemps! » Ben oui! Simple de même! (Eh, le cerveau! Comme si, pour durer dans un projet, il ne fallait pas travailler… tout le temps! Pffff! Tu es dans les patates!) Or, pour le moment, le plus gros effort que j’ai à fournir, c’est d’exercer… ma patience! Patience, constance, persévérance!

Si vous êtes rendus jusqu’ici dans votre lecture, c’est probablement parce que le sujet vous interpelle. Si nous nous donnions un défi, vous et moi? C’est simple: essayons d’intégrer un peu de zénitude à notre quotidien. La prochaine fois que l’impatience nous montera au nez (oui, oui, ça se sent dans le nez, c’t’affaire-là!), nous prendrons une grande respiration et nous nous rappellerons notre nouveau mantra: « Eh, les nerfs! Il faut être PA.TI.ENT! »

Pâques à moi

Mon titre peut sonner un peu Pokémon, mais je trouvais ça intéressant comme suite de consonnes! Pâques à moi. Qu’est-ce que c’est, la fête de Pâques? Que représente-t-elle pour les gens d’ailleurs, d’ici et… pour moi? Je me suis posé la question.

Les traditions d’ailleurs

D’abord, on sait que Pâques, c’est une fête religieuse. Les Chrétiens se remémorent la résurrection de Jésus. On la célèbre le dimanche suivant la pleine lune du printemps. C’est aussi une fête juive (on l’écrit alors sans le s: la Pâque), qui est soulignée le jour de la pleine lune printanière.

Or, ce n’est pas seulement une fête religieuse! Depuis des siècles, on célébre le retour du printemps, la renaissance de la nature et le retour de la lumière, après les longs mois sombres d’hiver. Il faut dire qu’à partir de l’équinoxe du printemps, les heures d’ensoleillement augmentent jusqu’au solstice d’été. Il y a de quoi célébrer!

Il y a de nombreuses coutumes entourant la fête de Pâques. En faisant, ma recherche, j’ai appris que, dans certaines régions d’Angleterre, les enfants passent de maison en maison pour amasser des friandises, comme à l’Halloween. Dans certaines régions de France, on raconte que le lapin de Pâques dépose des oeufs en chocolat dans le jardin pendant la nuit. Même chose aux États-Unis: c’est le lapin qui apporte chocolat, guimauve et friandises aux enfants. Alors, on organise des « chasses aux cocos ». Le lièvre étant le symbole de la fécondité, on l’aurait associé à la fête de Pâques depuis le XVIIIè siècle. Maintenant, c’est davantage l’image du lapin qui est utilisée, sauf en Allemagne, où on a gardé le lièvre comme symbole. En Australie, ce n’est pas le lapin qui est à l’honneur. En effet, on tente de le remplacer par le bilby de Pâques, pour sensibiliser les gens à ce petit animal en danger d’extinction. On trouve même des chocolats en forme de ce petit marsupial!

L’oeuf est aussi un symbole de fertilité, de renaissance et de vie. Il est associé à la fête de Pâques depuis l’Antiquité! Ça ne date pas d’hier!

En France et en Belgique, les cloches rythment les cérémonies du Jeudi saint. Elles font ensuite silence jusqu’au samedi. Une légende raconte que pendant cette pause, elles se rendent à Rome. Quand elles en reviennent, elles laissent des friandises dans les jardins. Le dimanche de Pâques, elles recommencent à sonner pour célébrer la résurrection du Christ.

Dans les pays scandinaves, comme la Norvège, le Danemark et la Suède, on dit que, le jour de Pâques, il faut se lever tôt pour voir le soleil danser. Le jaune est donc à l’honneur dans les décorations. En Allemagne, les familles se réunissent pour faire le feu de Pâques, quand tombe la nuit. Le feu étant le symbole du soleil, on célèbre le retour du printemps, de la lumière. C’est aussi en Allemagne qu’on trouve les arbres de Pâques: on décore les arbres d’oeufs colorés.

En Pologne, le Lundi de Pâques, on asperge nos amis d’eau pour enlever les péchés, l’eau étant le symbole de la vie. Ils appellent ça le Smigus Dingus, ou si vous préférez, le lundi mouillé!

Côté nourriture, il n’y a pas que le chocolat et les friandises! Selon les traditions et les cultures, on mange de l’agneau, du jambon, des oeufs, du pain brioché et des gâteaux spéciaux décorés d’oeufs.

Et ici?

Au Québec, les rituels ont été inspirés de trois grands groupes culturels:  les Français (héritiers des Francs), les Anglais (héritier des Celtes), et les Germains. Certains symboles étaient religieux, d’autres, non.

Par exemple, dans certaines régions, on recueille traditionnellement l’eau d’une source, dans une petite bouteille, au petit matin, le jour de Pâques. Selon la croyance, cette eau aurait des propriétés miraculeuses.

L’oeuf est également très tendance, à Pâques. À l’époque où les gens pratiquaient les quarante jours de carême (où l’on ne mangeait ni viande ni gras animal), les oeufs s’accumulaient. C’est donc à Pâques que l’on pouvait en manger, et ce, de toutes les façons possibles.

Les oeufs en chocolat, pour leur part, sont une tradition plus récente qui nous vient des Anglais. Aujourd’hui, on trouve des chocolats de toutes les formes, du coco au superhéros, et de différentes qualités.

À Pâques, le jambon est aussi très populaire, au Québec. Cette tradition nous viendrait des Celtes. Et comme à ce moment de l’année, c’est le temps des sucres, plusieurs le mangent accompagné de sirop d’érable.

Pâques à moi

Pour moi, Pâques symbolise l’arrivée du printemps et des beaux jours. Ça sonne « cabane à sucre ». Miam! C’est le temps où mes sorties de courses se font plus longues, en vue de mon marathon printanier. Quand je vais courir, je vois des animaux qui sortent des fermes pour profiter du grand air, ça sent la terre mouillée. Le chant des oiseaux est plus diversifié. Je vois des enfants qui sont ravis de sortir les vélos, les ballons, les cordes à danser ou qui sautillent en allant jouer au parc. Je vois les premiers insectes voler. Je sème des graines dans des petits pots de terre en vue du jardin que j’espère réaliser. Je fais cuire de la bouffe sur le BBQ sans geler. Je prends mon café dehors, en savourant la chaleur du soleil sur ma peau. Le printemps apporte aussi son lot de chemins boueux et de météo aux humeurs changeantes, mais je vis d’espoir. Je me dis que bientôt, l’hiver sera derrière nous!

Pour moi, Pâques, c’est aussi un long congé. C’est un bon moment pour profiter de matins en pyjamas, relaxer en famille, retrouver les membres de la famille qu’on n’a pas vus depuis longtemps, recevoir des amis le temps d’un repas et… de mettre de l’ordre dans la maison!

Ah! Le ménage du printemps! On sort du stock! On élague! On épure! On ouvre les fenêtres! On aère, on respiiiiiiire! Ça fait donc du bien!

Dimanche, j’organiserai une petite chasse aux cocos pour mes enfants et ils recevront leur chocolat de Pâques. Ce ne sera pas plus, ni moins que ça. Nous gardons ça simple… Des fois, je me sens un peu mal… Je dois l’avouer, je ne suis pas une fille de traditions. En fait, j’aime essayer plein de choses! J’ai du mal à reprendre un rituel d’année en année. Je préfère l’improvisation! J’espère que mes enfants ne m’en tiendront pas rigueur…!

Votre fête de Pâques à vous, elle a l’air de quoi? Vous êtes du type tradition ou improvisation?

Joyeuses Pâques à vous tous! Profitez bien du printemps! Il paraît qu’il arrivera en fin de semaine!

Anne-Lune xx

Sources:
http://www.vive-paques.com/paques/origine-paques.htm

https://voir.ca/voir-la-vie/gastronomie/2014/04/17/la-tradition-gourmande-pascale-dhier-a-aujourdhui/

Image: https://wall.alphacoders.com/by_sub_category.php?id=152810

 

 

 

Une journée dans la vie d’Anne-Lune

Être une artiste pour enfants, c’est vivre une vie pas mal mouvementée! Il peut y avoir des périodes où je travaille de la maison, la tête dans la création. Or, quand je sors, je sors… pas à peu près! Hi! Hi!

Dans cette nouvelle capsule Web, je vous invite à me suivre pendant une journée de spectacle. Le jour où la capsule a été tournée, j’allais chanter pour les enfants de l’école élémentaire J.-L.-Couroux, à Carleton Place, en Ontario. C’était une grosse journée, mais qui en valait la peine! Que de beaux enfants souriants j’ai rencontré, là-bas!

Dans cette vidéo « éclair », vous découvrirez aussi quelques secrets de tournée: comment je me prépare, avant mon spectacle, et de quelle façon j’optimise mon temps, au retour!

Bon visionnement et bonne fin de semaine!

– Anne-Lune xx

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