Mon petit dernier

Créer un album et réussir à aller jusqu’au bout de la démarche, c’est-à-dire de la recherche et création à l’impression et la distribution numérique, c’est vraiment un projet de taille; tous les artistes vous le diront. Ce n’est pas pour rien que l’on compare souvent cela aux étapes d’une grossesse: la gestation, l’accouchement et le bonheur de le présenter au monde!

Le 3 novembre dernier, je lançais mon tout nouvel album Mon baluchon, sur le thème de l’estime de soi. J’en suis très fière!

Je vous invite à lire le communiqué, si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire!

Vous aimeriez vous le procurer ou l’acheter en cadeau? Profitez de la promotion du temps des Fêtes! À l’achat d’un cd, vous obtenez le dvd du premier spectacle. (Pst! Ça fait de beaux cadeaux pour les fêtes d’amis, aussi!)

Banniere Anne-Lune Facebook novembre 2017

Mon petit dernier fait même partie des recommandations de cadeaux pour enfants du site de Véronique Cloutier! Quel honneur! Wow!

Dernièrement, je me suis rendue à l’émission Le régional de TVR9 (Rive-Sud de Montréal) pour parler de mon petit dernier à l’animatrice Marie-Ève Gaudreau. Voici l’entrevue!

Nous avons eu l’occasion de roder le spectacle dans les festivals, l’été dernier. Je suis maintenant prête à partir sur la route pour visiter les enfants dans les écoles, les garderies, les municipalités, les salles de spectacles et festivals, avec ce décor version améliorée!

J’ai hâte d’aller vous rencontrer, les amis lunatiques!

En terminant, pour vous donner un aperçu du spectacle, voici la bande-annonce!

 

 

Coup de gueule: ben oui, j’ai des varices

Aujourd’hui, je vous partage mon coup de gueule, ma montée de lait. Ça ne m’arrive pas souvent d’écrire, dans ces moments-là. En temps normal, je bougonne chez moi, je sors le méchant le temps d’une sortie de course et ça finit par passer. Or, là, j’ai envie de communiquer mon état d’âme, au cas où ça pourrait réveiller certaines personnes. (Eh oui, je suis optimiste! J’ai encore foi en l’humanité!) Peut-être que ce billet va faire remonter à ta mémoire des expériences passées. Si tel est le cas, cher lecteur ou chère lectrice, sois assuré(e) de mon empathie.

L’an dernier, une mère est arrivée en même temps que moi, dans la cour d’école. Elle s’est approchée et m’a dit qu’elle entendait beaucoup parler de mon personnage jeunesse, à la maison. Ça me faisait plaisir d’entendre ça! Or, tout de suite après, elle a regardé le dessus de ma tête et m’a lancé: « Eh! Toi, là… T’as vraiment pas beaucoup de cheveux! » Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à ce moment-là, j’étais en pleine crise de pelade. Mes cheveux tombaient par poignées et ma tête était dramatiquement clairsemée. J’étais dans une phase difficile pendant laquelle je déprimais juste à la vue de mon reflet devant un miroir (va lire ce billet, si tu veux en savoir plus). J’ai reçu ce commentaire comme une gifle au visage. Dans ma tête et dans mon cœur, la phrase a résonné comme « T’es bonne, mais t’es laide! » Pas moyen de me raisonner, ce commentaire m’avait fait mal. Comme si cette femme venait d’entrer sa main dans une plaie vive et avait tiré dessus pour l’ouvrir un peu plus. « Scroutch! » Cette dame m’a lancé les fleurs, puis le pot. C’est resté comme ça, les semaines ont passé et j’ai essayé de guérir mon petit cœur.

IMG_2500Hier, je suis allée au match de soccer de ma fille. Une mère (une autre!), qui marchait derrière moi, m’a dit: « Eh, as-tu une veine qui a éclaté, derrière ta jambe? » Je lui ai répondu: « Non, j’ai des varices » et j’ai continué ma conversation avec mon fils. Pffff! Déjà que ce n’est pas facile, d’avoir de grosses veines apparentes, pourquoi cette personne a-t-elle pris la peine de dire ça tout haut, devant tout le monde? Pensait-elle que je ne le savais pas? J’ai des varices à cause de la génétique, sans doute, mais aussi parce que je cours beaucoup. C’est un désagrément qui est purement esthétique. C’est un peu complexant, mais je ne m’empêcherai pas de porter un short pour ça! Ces mots ont quand même trotté dans ma tête, sur le chemin du retour.

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Marie-Denise Pelletier à l’émission Les échangistes – 13 juin 2017

Une fois les enfants couchés, j’ai attrapé un bout de l’émission de Pénélope McQuade, Les échangistes. Marie-Denise Pelletier y racontait qu’on avait parlé de ses cheveux pendant 10 ans, ce à quoi Pénélope a répondu, d’un air entendu: « Je ne sais pas du tout de quoi tu parles! » En effet, l’animatrice reçoit constamment des commentaires, sur les réseaux sociaux, au sujet de ses cheveux ou de ses vêtements. *Soupir*

 

Ça m’a fait réfléchir. J’ai pensé à la dame qui a passé un commentaire sur mes cheveux, puis à celle qui a passé un commentaire sur mes varices. J’ai pensé à tous les artistes et autres personnalités publiques qui reçoivent des vagues d’injures et des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, que ce soit par rapport à un trait physique, à leur style ou à leur coupe de cheveux…  Si j’ai été plutôt épargnée, jusqu’à maintenant, sur les réseaux sociaux, j’ai tout de même ressenti une grande sympathie envers mes collègues.

Pourquoi certaines personnes ont-elles tendance à lancer des flèches enflammées, ainsi? Par naïveté ou par méchanceté? Parce qu’elles savent que ça va faire de la peine et que tel est leur objectif? Si c’est le cas, c’est peu glorieux, non? Il me semble qu’il faut être soi-même bien mal dans sa peau pour ressentir le besoin de se remonter en rabaissant les autres…

Assise sur mon divan, hier soir, je repensais à mon spectacle sur l’estime de soi. Je me revoyais, le matin même, en train de dire à mon lutin Balthazar (et aux enfants pour qui je chantais, par le fait même) que ce n’était pas très gentil de passer des remarques aux autres sur leur apparence physique… Imaginez, j’essaie d’enseigner ça aux enfants et même les adultes ne peuvent se retenir de le faire!

On ne se le cachera pas: on le remarque, quand quelqu’un a les jambes marquées, qu’elle a perdu des cheveux, qu’elle a plus de rides, qu’elle a une cicatrice ou qu’elle a pris du poids… C’est juste qu’on n’est pas obligés de le lui faire remarquer: elle le sait déjà! On peut se passer la remarque à nous-même: « Tiens, elle a des rides! » On peut en jaser dans notre salon. C’est normal. Mais à quoi bon le dire à la personne? J’imagine ces personnes, devant leur téléviseur: « Ah ben, mautadine. Elle a des rides. Vite! Il faut que je lui écrive sur Twitter pour le lui dire. » Il me semble que c’est clair qu’elle ne sautera pas de joie en vous répondant: « Ah oui? Tu as remarqué? T’es trop fine! Ben oui, je suis TELLEMENT contente! J’AI ENFIN DES RIDES! « 

Il me semble que le monde a besoin de se faire encourager, de se faire dire qu’il est beau, d’avoir un peu d’amour. On n’a pas besoin de flèches! Ça n’avance à rien. Ça ne mène nulle part. Les flèches enflammées, ça ne sert à rien d’autre que de faire mourir l’autre à petit feu.

J’ajouterais qu’on est donc durs avec les femmes. On leur demande d’être parfaites, comme si elles étaient faites de plastique et n’avaient pas le droit d’avoir des signes du passage des années sur leur corps! Un homme perd ses cheveux? C’est correct, ça passe. Une femme les perd? On se sent obligé de lui faire la remarque ou pire, de lui faire tout un procès! Eh, on peut-tu prendre ça cool et arrêter de nous juger entre nous? Misère!

On n’est pas obligé d’aimer le look de tous et chacun. Mais je pense qu’on doit respecter les autres. Toute vérité n’est pas bonne à dire. On peut (on doit!) se garder une petite gêne! Surtout quand ce n’est pas constructif; comme le sont toujours les critiques en lien avec l’apparence physique.

Je me dis que le monde manque cruellement d’empathie. Selon le dictionnaire Larousse, l’empathie est « une faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent« . Ça se développe, l’empathie. Pour ça, il faut arrêter de se regarder le nombril et commencer à avoir de la considération pour les autres. « Tiens donc! Il y a des gens, autour de moi. Tiens donc! Ça se peut qu’ils aient des émotions! » En étant capable de se mettre à la place des autres, on diminue le risque de faire des commentaires plates, parce qu’on tient compte du fait que ÇA PUISSE BLESSER.

Si la personne aborde elle-même le sujet, c’est différent. Là, on peut en jaser; la porte est ouverte. Toutefois, si une femme a simplement « osé » porter un short au parc, alors qu’elle a des varices, ça ne lui tente probablement pas qu’on lui dise qu’elle n’a pas de belles jambes. Il me semble que c’est évident.

C’est rare que j’écris des textes « coup de gueule » comme celui-ci, mais je pense qu’il est essentiel de nous rappeler à tous de faire à attention à ce que nous disons et écrivons. Soyons empathiques : mettons-nous à la place de l’autre un seul instant. Lançons des compliments, plutôt que des commentaires ennuyants. Ramenons la délicatesse au goût du jour. On ne gagne rien à faire de la peine à quelqu’un. Au contraire, je crois fermement que l’avenir appartient à ceux qui sont gentils! <3

Et toi, as-tu déjà vécu ce genre de situation délicate? As-tu envie de la raconter, question de te vider le cœur? Tu vas voir, ça fait du bien! En tous cas, moi, je me sens déjà plus légère! 😉

P.S. Si les femmes qui m’ont fait des commentaires me lisent, aujourd’hui, dites-vous que je vous pardonne, mais que je vous conseille fortement de faire attention aux commentaires que vous passez aux autres. Ça peut blesser. Voilà.

 

Quand une anecdote donne naissance à une pub

J’ai envie de vous raconter une tranche de vie. Dans la vie, je suis chanteuse (de formation), mais la vie m’a amenée à travailler également comme comédienne sur scène et au petit écran. En février dernier, j’ai vu passer un casting ouvert aux comédiens clients de la compagnie Rogers. Nous devions tout d’abord écrire à la directrice de casting pour lui raconter une anecdote s’étant passée avec notre téléphone. J’ai décidé de me lancer.

J’en ai raconté deux. Dans l’une d’entre elles, je racontais que j’étais artiste pour enfants, que je voyageais beaucoup et que mes enfants et moi nous servions beaucoup de FaceTime, pour communiquer. J’ai donc toujours mon téléphone avec moi, quand je suis sur la route. À tout moment, mes enfants apparaissent sur mon écran pour me raconter leur journée, me poser des questions (où sont mes bas de soccer, Maman?) ou me demander des bisous à distance. Cette histoire a touchée l’équipe de casting, qui m’a ensuite proposé de faire une vidéo d’audition. Je devais raconter mon histoire devant la caméra.

Je me suis préparée rapidement; je n’avais pas beaucoup de temps pour réaliser le tout. J’ai même demandé la collaboration de mes enfants, à leur arrivée de l’école. Puis, j’ai envoyé la vidéo, sans trop réfléchir.

L’équipe a aimé. La directrice de casting a proposé ma candidature à l’agence de pub, puis l’agence de pub a proposé ma vidéo à la compagnie Rogers.

Les jours ont passé. J’ai eu des meetings téléphoniques avec le réalisateur de Vancouver, le producteur de Toronto et l’équipe de création de Montréal. Je devais leur donner de la matière pour créer une pub qui allait nous ressembler et plaire à l’équipe de Rogers. « Est-ce que tes enfants font de la musique? Du sport? Que faites-vous quand vous êtes ensemble? » (Ici, je traduis, mais les appels-conférence étaient faits en anglais! Ouf! De quoi me dérouiller!) Quand ils ont su que deux de mes enfants allaient participer à un concours, Primaire en spectacle, et que nous aimions jouer de la musique, à la maison, ils ont décidé de prendre cette voie pour la création du scénario.

Finalement, le processus a suivi son cours et un mois et demi plus tard, nous tournions la publicité en question. C’est rare, des délais sont aussi longs, dans le monde de la pub.

L’équipe a travaillé de façon hyper-méticuleuse. Nous avons fait un essayage de costume à domicile; du jamais vu. Nous avons même reçu la visite du réalisateur de Vancouver et du producteur de Toronto à la maison. Ils voulaient rencontrer mes enfants pour qu’ils se sentent à l’aise, lors des jours de tournage. Je n’en revenais pas!

Nous avons été présents sur le plateau deux jours. Mes enfants (jumeau-jumelle de 10 ans) ont été extrêmement professionnels et patients. J’étais si fière d’eux!

Par la suite, je suis allée enregistrer la voix hors-champ en studio. J’ai eu le bonheur de faire ma voix en français, puis en anglais (même si j’ai un accent). Après tout, c’est la publicité qui représente le Québec! 😉

La publicité a été tournée avec un souci du détail, tant du côté « image » que du côté « émotion ». Le réalisateur voulait du « vrai ». Ce fut si agréable de travailler avec cet artiste talentueux et passionné! Mes enfants ne parlaient que de lui! Merci, Shaun!

Je tiens également à remercier Rogers, Tsu11Publicis Montréal, Casting Quarters, mon agente Lucie Charland, Daphnée Férole, de l’Agence Brigitte Rivet, ainsi que tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci du fond du coeur pour votre confiance. Depuis que la publicité est en ondes, nous nous en faisons parler à tous les jours!

Tourner une publicité inspirée d’une anecdote de notre propre vie, ça n’arrive pas tous les jours! Ce fut une expérience des plus enrichissantes, pour mes enfants et moi. Cela restera assurément dans nos souvenirs de famille!

En terminant, voici la FAMEUSE publicité! (Version anglaise.)

(Je ne l’ai pas trouvée en français, en ligne, encore. Ça viendra sûrement! En attendant, je vous mets une captation faite avec un cellulaire, quand elle passe à la télévision!)

Et des photos souvenir…

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Partie de moi – documentaire

Une amie vient de partager ce documentaire au sujet de la pelade (alopécie), sur son profil Facebook. Je me devais de partager le lien à mon tour, car je sais que plusieurs personnes qui me lisent ici ont aussi cette maladie auto-immune.

« Partie de moi » aborde un sujet généralement méconnu : la chute de cheveux chez les femmes. Celles-ci perdent du coup leur confiance, trop souvent rattachée à l’apparence et à la beauté. Le documentaire s’intéresse à Karène, la femme du réalisateur, atteinte d’alopécie et qui est prête à tout faire pour retrouver sa confiance et son assurance dans la beauté qu’elle dégage, mais aussi à trois autres femmes de générations différentes, aux prises également avec cette perte : Madeleine, 17 ans, Jenny, 30 ans et Marie-Claude, 60 ans.

C’est très touchant et bouleversant d’entendre des gens parler de ce par quoi je suis passée. Je me sens parfois seule, dans ma petite bulle, à jongler avec mes humeurs, mes perruques, mes soucis capillaires…

La phrase que je retiens de ce documentaire? « Ceux qui t’aiment, t’aiment. » Voilà qui est dit!

Bonne écoute!

Cliquez ici pour visionner sur le site de Radio-Canada. (Notez qu’il est possible de mettre les sous-titres en cliquant sur la bulle, à côté de la ligne de chrono, au bas de l’écran de la vidéo, sur le site de Radio-Canada.)

(Pour les lecteurs d’outremer, l’accent qu’on entend dans le documentaire est celui de francophones du Nouveau-Brunswick. C’est joli comme tout, n’est-ce pas?)

Une question de différence

Quand on a une tête différente, on se fait poser des questions. Plein de questions!

Parfois, on se fait aussi inviter, dans différents médias, pour parler de notre différence.

Pendant les vacances des Fêtes, je me suis rendue à Beloeil pour rencontrer l’animatrice Marie-Ève Gaudreau, qui avait des questions à me poser au sujet de la pelade.

Si vous êtes déjà posé la question: « Anne-Lune… pourquoi des fois, tu as des cheveux, et d’autres fois, tu n’en as pas? » La réponse dans la vidéo ci-bas!

P.S. J’étais enrhumée! Excusez ma voix faible et mes petits yeux larmoyants! 😉

P.P.S. Le sujet vous intéresse?

 

Un « service de garde » pour les 0-102 ans

Je viens de visionner un segment de l’émission Format familial, de Télé-Québec, au sujet d’un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) qui, en plus de donner des services aux personnes âgées, héberge une petite garderie. Wow! Quelle bonne idée!

En 1993, Nancy Gaudet a eu l’idée d’implanter une garderie dans l’établissement que ses parents avaient mis sur pied dix ans plus tôt. Aujourd’hui, les soixante-neuf résidents du Manoir Soleil de Chambly côtoient quotidiennement les enfants de la garderie Aux p’tits rayons.

La garderie se trouve dans un local, au sous-sol. À cet endroit, les amis peuvent bouger, se déguiser, faire du bruit. L’éducatrice monte régulièrement dans le centre d’hébergement avec sa petite troupe pour que les enfants puissent faire des activités avec les personnes âgées. Ils apprennent très tôt ce qu’on peut faire et ne pas faire, autour des aînés. Par exemple, on leur apprend à ne pas courir et à ne pas crier, quand ils vont les visiter.

Les tout-petits, comme les personnes âgées, ont des coups de foudre amicaux et créent des liens. Dans le reportage, Madame Gaudet raconte qu’il est déjà arrivé qu’une personne âgée à laquelle les enfants s’étaient attachés décède. C’est alors une occasion pour l’éducatrice de parler de la mort avec les enfants, en toute simplicité.

Plusieurs personnes âgées aimaient les enfants, avant de se retrouver au centre d’hébergement. Même vieillissantes et malades, elle continuent de les aimer! C’est donc un grand bonheur pour les résidents de recevoir des câlins, de passer du temps avec les enfants et même de bercer les bébés. (D’ailleurs, cette partie du documentaire est très touchante! Ouf! J’ai eu les larmes aux yeux en voyant le monsieur être tout ému, alors qu’il berçait un bébé!)

Je vous invite à aller visionner le reportage. Je vous le dis, ça donne envie d’avoir de tels établissements partout! Ce doit être très stimulant, pour les enfants et les aînés.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que vous aimeriez envoyer votre tout-petit dans une telle garderie? Pourquoi?

 

Qui est Anne-Lune?

D’où vient le nom Anne-Lune? D’où vient cette idée de créer un spectacle pour enfants? Vous aimeriez en savoir plus sur moi, sur mon bagage? Voilà la vidéo qu’il faut écouter! Pendant la relâche, je suis allée rencontrer Myriam Kessiby, chroniqueuse culturelle à l’émission Dans la Vallée de TVR9. Nous avons pu jaser pendant un bon moment. Ça a d’ailleurs passé beaucoup trop vite!

Pour visionner le segment, cliquez ci-dessous! Bonne écoute!

Anne-Lune xx

Anne-Lune à La Voix Junior

Faites-vous partie des centaines d’enfants ou de parents qui se sont rendus à Québec ou Montréal, cette semaine, dans le cadre des pré-auditions de la version « enfants » de la populaire émission télé La Voix? Moi, oui.

Depuis la toute première fois que nous avons vu la publicité à la télévision, mon fils de 9 ans ne parle à peu près que de cela. Quand il a su qu’il pouvait auditionner, il m’a regardée et m’a dit: « Maman! J’veux y aller! » Et moi, pour tout vous dire, j’étais un peu découragée! J’imaginais la file d’attente interminable. Le stress. L’espoir. Il faut dire aussi que les concours, je connais. Les auditions, je connais. La déception, je connais. Voulais-je vraiment que mon fils vive cela?

Ma tendre moitié et moi avons mis notre chérubin en garde. Nous lui avons expliqué à quoi il devait s’attendre. Or, il n’en démordait pas. « Maman! Il me faut une bande sonore! » « Maman! Je dois pratiquer! »

Alors, nous nous sommes mis sur le mode « encouragements ». Je lui ai même refilé quelques conseils pour améliorer sa technique vocale (comme je le faisais avec mes élèves de chant, à une certaine époque). Finalement, il nous a surpris, le petit vlimeux! Il chante juste, il se dandine juste assez… il est craquant comme tout!

Puis, hier, seule journée de la relâche où je n’avais rien au calendrier, mon fils s’est réveillé en me disant: « C’est aujourd’hui que je réalise mon rêve! » Comment pouvais-je l’en empêcher… Il avait des ailes!

Nous nous sommes préparés: des trucs pour nous occuper, un lunch, des collations (j’avais, l’impression de me préparer pour aller passer de longues heures à l’urgence de l’hôpital!), le cd de la bande sonore et nous sommes partis. Le voir marcher d’un pas sautillant dans les rues de Montréal était vraiment attendrissant. Il vivait d’espoir. Il se voyait sur la scène, devant la chaise des juges. Quand il pensait au moment où il allait enfin tenir le micro, dans la petite salle de l’Hôtel des Gouverneurs, il avait des étincelles dans les yeux! Cependant, en arrivant, notre entrain s’est quelque peu éteint: il fallait voir la file d’attente, à l’extérieur! Ouf! Nous devions nous armer de patience. Heureusement, c’est une des grandes qualités de fiston!

On pourrait croire que les gens qui amènent leurs enfants à une audition d’une telle envergure sont fêlés, carrément fous ou qu’ils projettent leur propre rêve sur leur enfant. On pourrait les juger, dire que « ça n’a pas d’bon sens! ». Oui, on pourrait. Mais… si je peux vous rassurer, les gens que j’ai croisés, hier, dans la file, étaient comme vous et moi. La majorité était là pour encourager leur enfant, parce que le désir venait vraiment de leur progéniture.

Il s’est écoulé douze heures entre le moment de notre arrivée et celui où fiston a finalement franchi la porte de la salle d’audition. Puis, comme ils ont voulu en savoir plus sur lui, nous avons dû rester encore, par la suite, pour une entrevue. Arrivés à 9h20, nous sommes sortis à 22h22, soit treize heures plus tard.

J’ai offert plusieurs fois à mon coco de partir. « Si tu préfères t’en aller, ça ne me dérange pas du tout! Je comprends que c’est long, pour toi! » Et à chaque fois, il refusait. « Je ne partirai pas d’ici sans avoir chanté, Maman. » Tiens toi, la mère! Tu as affaire à un persévérant!

Finalement, il était très fier de son audition, de sa journée. Il s’est rendu jusqu’au bout. Tel un marathonien qui franchit la ligne d’arrivée, fiston a mené au bout son expérience. Il peut en être pleinement satisfait!

Et moi, je me suis dit que le rôle d’un parent, après tout, c’est d’accompagner l’enfant dans ses rêves. De le supporter. De lui donner confiance et de l’envelopper d’amour. Ce n’est pas toujours facile! On peut avoir peur pour lui… On craint qu’il vive la déception, qu’il ait le coeur brisé, qu’il perde confiance en ses moyens… Tout cela fait pourtant partie de la vie. Je sais qu’hier, fiston a gagné en autonomie et en persévérance. Se présenter devant la juge, seul, du haut de ses 9 ans, et dans toute sa vulnérabilité, je trouve que ça vaut bien une présentation orale devant ses camarades de classe!

Le résultat m’importe peu. Tout comme mes entraînements de marathon, le processus de préparation lui-même est très payant en termes d’apprentissages. C’est une victoire sur soi-même!

Et si c’était un concours de science, un match de hockey ou un spectacle de danse, je l’aurais aussi encouragé. Parce que ça venait de lui, qu’il en rêvait et qu’il avaient envie d’aller jusqu’au bout.

À tous les enfants qui se rendront aux pré-auditions, je vous souhaite bon courage, bonne chance et… des milliers d’étincelles dans les yeux!

Et aux parents, je vous souhaite de la patience et simplement… beaucoup d’amour.

Anne-Lune xxx

Pour avoir les informations sur les pré-auditions de La Voix Junior, consultez le site Web.