Une chanson pour enfants sur le thème de l’anxiété

C’est aujourd’hui que je lance mon tout nouveau vidéoclip, Comme un S.O.S! Je suis tellement heureuse de vous présenter le fruit de mon travail!

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Lili-Pois

J’avais envie d’aborder le thème de l’anxiété chez l’enfant, parce que je sais à quel point cette problématique est répandue. De plus, ce thème fait partie de mon spectacle Mon baluchon (en lien avec l’album musical du même nom). Sur scène, j’aborde l’anxiété quand je parle d’importance de se sentir en sécurité. En effet, pour avoir une bonne estime de soi, il est important de se sentir en sécurité physique, mais également psychologique.

Pour mettre en images l’histoire de ma chanson, j’ai demandé les services de la belle Lili-Pois, une jeune fille dynamique qui vit de l’anxiété lorsqu’elle doit faire face à une nouvelle situation. Vous ferez la rencontre de sa mère et de son ami Wilner. Dans le vidéoclip vous verrez les situations qui la rendent nerveuse, mais également les solutions qui peuvent l’aider à se sentir plus à l’aise. Saurez-vous les trouver?

Votre enfant souffre d’anxiété? Pourquoi ne pas visionner le vidéoclip avec lui et en profiter pour discuter de ce qu’il signifie?

Notez qu’il est possible de mettre les sous-titres en cliquant sur le petit « cc » au bas de l’écran. Partagez-le, si le cœur vous en dit! Vous êtes mes meilleurs ambassadeurs!

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Dans mon beau costume, pour créer de la magie avec l’écran vert!

Merci à mon fidèle acolyte Jean-François Munger pour ses idées originales, quelques plans de caméra, le soutien moral et familial. Merci à mes enfants pour leur patience, quand notre maison devient un plateau de tournage et que tout est en désordre. Merci à Isabelle Munger pour la chorégraphie que vos enfants reproduiront sûrement avec plaisir. Merci aussi à ma maman Monique pour les costumes de Lili-Pois et Wilner.

Je vous invite à vous abonner à ma chaîne Youtube, car j’y mettrai du contenu, au cours des prochaines semaines! De plus, il y a déjà beaucoup de contenu à regarder avec votre marmaille!

Bon! Fini le placotage! Je vous laisse en compagnie de ma belle Lili-Pois! Bon visionnement et partagez-moi vos réactions!

Pour lire le communiqué de presse, cliquez ici!

Créer le calme

La neige qui tombait tout doucement, aujourd’hui, m’a donné envie d’un dimanche calme, loin de toute pression. J’ai sorti mes pinceaux, mon cahier, ma peinture et je me suis assise à la table, avec une petite musique d’ambiance. Mes enfants, qui jouaient aux jeux vidéo, sont tous venus voir ce que je faisais. Puis, j’ai entendu trois « Moi aussi! »

Je leur ai fait une place à la table et nous avons pris plaisir à créer ensemble.

– Qu’est-ce que tu dessines, Maman?

– Je ne sais pas. J’y vais selon l’inspiration.

– Tu te laisses aller, comme grand-maman?

J’ai éclaté de rire. « Oui, exactement comme grand-maman! »

Ma mère suit des cours de peinture et s’épanouit de semaine en semaine. C’est tellement beau de la voir!

Alors, mes enfants et moi nous sommes laissés aller, comment grand-maman! C’était un très beau moment!

Voici mon œuvre!

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La neige qui tombait tout doucement, aujourd’hui, m’a donné envie d’un dimanche calme, loin de toute pression. J’ai sorti mes pinceaux, mon cahier, ma peinture et je me suis assise à la table, avec une petite musique d’ambiance. Mes enfants, qui jouaient aux jeux vidéo, sont tous venus voir ce que je faisais. Puis, j’ai entendu trois « Moi aussi! » Je leur ai fait une place à la table et nous avons pris plaisir à créer ensemble. « Qu’est-ce que tu dessines, Maman? » « Je ne sais pas. J’y vais selon l’inspiration. » « Tu te laisses aller, comme grand-maman? » J’ai éclaté de rire. « Oui, exactement comme grand-maman! » Ma mère suit des cours de peinture et s’épanouit de semaine en semaine. C’est tellement beau de la voir… Alors, mes enfants et moi nous sommes laissés aller, comment grand-maman! C’était un très beau moment! Voici ma création! #muses #mcommemuses #créerlemeilleurdesoi #inspiration #art #peinture #painting

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Il faut dire que nous avons aussi été inspirées par le magnifique livre Créer le meilleur de soi, de ma copine blogueuse Manon Lavoie. Si vous voulez créer le calme dans votre vie, c’est LE livre à lire! C’est de toute beauté et sans aucun doute la lecture la plus inspirante que j’ai faite depuis des années! Depuis que je déguste (c’est vraiment le mot!) les pages de ce bouquin, j’ai remis les crayons et les cahiers au centre de ma vie. Ça fait tant de bien à la girouette que je suis! Vous voulez en savoir plus? Allez voir le site de l’auteure: M comme muses.

Je vous souhaite d’oser prendre le temps de vous recentrer et vous détendre! Bon dimanche, les amis lunatiques!

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Coupable

« La culpabilité? On en accouche en même temps qu’on donne naissance à notre enfant! » se plaisait à lancer une de mes amies. Des fois, je me dis qu’elle n’a pas tort. En cette période estivale, on dirait que c’est encore pire!

En fait, je suis continuellement en train de gérer le travail que j’ai à faire et l’envie de profiter de l’été avec ma famille. Pour amplifier ce sentiment, j’ai l’impression de me faire bombarder de suggestions de sorties (le zoo, les baleines, l’aqua-parc Machin-Chouette, le parc thématique Truc-Muche, alouette!), d’images de monde en vacances, en voyage ou en camping. On monte dans la voiture pour aller faire quelques courses et on croise des motorisés gros comme des autobus, des voitures avec canots, kayaks ou vélos de montagne sur le toit. Et là, POUF! Ça me saute au visage: nous, qu’est-ce qu’on fait de cool, cet été?

« La vie d’artiste est pourtant si glamour! » vous dites-vous. Vous vous faites peut-être des scénarios incroyables de ce qu’on doit faire, pendant l’été. La réalité est parfois un peu plus… hum… ordinaire!

Ici, l’été, c’est le temps de travailler. Je travaille sur mon nouveau spectacle (je peaufine, j’ajuste, je corrige le tir), je veux tourner des images pour mes prochains clips, je sors donner des shows. Ce sont toutes des choses que j’adore, j’en conviens, mais ça occupe! Je travaille également à la pige sur les plateaux de tournage. Mon sonorisateur de chum travaille de longues heures hors de la maison, faute de remplaçant, à son boulot. Les soirs de semaine, c’est la valse d’un terrain de soccer à l’autre et, le weekend, c’est au tour de notre joueur de dek hockey de briller. Les semaines déboulent ainsi à une vitesse folle, depuis le début des vacances scolaires.

Quand j’entends mon réseau d’amis parler de tout ce qu’ils font pendant les vacances, je me trouve un peu « plate ». Depuis le début des vacances, nous essayons de prendre quelques jours de congé et nous n’y arrivons pas. Il y a toujours un contrat qui entre. Nous n’arrivons pas à refuser, car notre statut de travailleur autonome est précaire: dire non, ça veut parfois dire ne plus être rappelé! Évidemment, on ne veut pas se fermer des portes! Alors, les vacances se font reporter. Et encore. Et encore.

C’est là que la culpabilité embarque. Est-ce que je fais vivre de belles vacances à mes enfants? Vont-ils m’en vouloir, si on n’arrive pas à trouver le temps de faire un voyage? Vont-ils se souvenir d’une soirée de jeu de société en toute simplicité, de la crème glacée que nous avons mangée ou de notre sortie à vélo sous la pluie (voir la vidéo sur Facebook)?

Je poursuis ma réflexion. Qu’est-ce qui fait que des vacances sont mémorables, au fond? Passer du temps en famille? En amoureux? Est-ce que c’est le fait de changer la routine? De voir du pays? Quelles sont les activités essentielles? Vous savez, celles sans lesquelles ce ne seraient pas « les vacances »? Puis, est-ce si essentiel d’aller voir ailleurs si nous y sommes?

Ce foutu sentiment de culpabilité revient plusieurs fois par jour. Je prends le temps de surveiller mes cocos pour la cinquième baignade de la journée? Je me sens coupable de ne pas être en train de travailler. Je travaille sur mes projets? Je me sens « mère indigne » de ne pas être disponible pour que mes cocos puissent faire leur cinquième baignade de la journée! Je me sens sans cesse tiraillée entre le désir de prendre ça relaxe et le fait que la liste de choses à faire pour le boulot soit longue. Je ne me prends pas assez d’avance pour faire un souper? On grignote. Je grignote ma culpabilité, oui! Des fois, les quatre groupes alimentaires prennent le bord! Puis, la maison est en désordre. Il y aurait tant à faire pour qu’elle retrouve son éclat… La culpabilité salit mon esprit.

Hier matin, je suis tombée sur cet article de La Presse+. On y parle des gens qui choisissent de passer les vacances à la maison et même de la mode staycation. C’est comme si la vie me lançait un message: ce n’est peut-être pas si grave, de ne pas partir en voyage, durant l’été. Calme-toi, la mère!

Nous avons choisi de ne pas envoyer les cocos au camp de jour, cet été. Ayant des horaires atypiques, nous arrivons plutôt bien à nous relayer, mon homme et moi, auprès de nos chéris. Dans le pire des cas, on demande à un gardien ou une gardienne de venir passer la journée.

Quand j’étais jeune, mon père était enseignant. L’été, nous pouvions passer les vacances à la maison. J’adorais ça! Je souhaite permettre à mes enfants de vivre cette expérience: ne pas être pressé, relaxer, profiter de la piscine, jouer dehors, s’inventer des jeux… Je me dis qu’au fond, elle est peut-être là, notre richesse. À cette époque où le temps libre vaut de l’or, peut-être que c’est de ça que mes enfants se souviendront, quand ils seront grands. Après tout, je n’en ai jamais voulu à mes parents de ne pas avoir fait de voyage à Disney World ou à Cuba! Je les remercie de la liberté toute simple qu’ils m’ont permis de savourer.

Je suis curieuse… Comment ça se passe, chez vous, cet été? Pouvez-vous prendre des vacances du boulot? Organisez-vous vos vacances de A à Z ou laissez-vous de la place à l’improvisation? On est tous tellement différents, sur notre façon de gérer notre temps libre… Je trouve ça intéressant de voir ce qui est important pour vous!

Une chose est certaine: TOUT. EST. OK. Peu importe la façon de vivre nos vacances ou nos « pas de vacances », nous allons survivre et nous adapter. Essayons de rester zen, de vivre le moment présent (carpe diem!) et de trouver une façon de sourire, à chaque jour. Après tout, l’été, c’est la saison la plus chouette pour se permettre mille et un petits plaisirs à peu de frais. Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour offrir à la culpabilité… ses plus belles vacances!

 

 

 

 

 

 

Quand les vacances stressent

Oh ! Comme c’est excitant ! Aujourd’hui, la plupart des enfants du Québec tombent en vacances. Comment vous sentez-vous, en tant que parent ? En tant qu’enseignant ? Et les enfants… sont-ils heureux ?

Évidemment, on s’attend à un OUI bien enjoué ! Le début de l’été est là, avec son soleil tout chaud, ses promesses de repos, de voyages, de camping, de feux de camp, de guimauves grillées, de BBQ, de pique-nique, de partys sur le bord de la piscine, de sorties de toutes sortes, de sports de plein air…

Pour les parents, c’est l’espoir de prendre une pause, de profiter de la présence de leurs enfants. D’autres se sentent coupables de devoir envoyer leurs enfants au camp de jour, parce qu’ils ne peuvent pas prendre de vacances.

Les enseignantes et enseignants sont heureux. Après avoir relevé les mille et un défis de l’éducation, ils quittent leurs élèves avec un petit pincement au cœur (on s’attache à ces petites bêtes-là !) pour aller recharger leurs batteries. Sincèrement, vous les méritez bien, vos vacances, les profs ! Chapeau !

La majorité des enfants sont heureux, certes. Je me souviens très bien à quel point j’étais fébrile, lors de la dernière journée d’école, quand j’étais moi-même enfant. Or, pour d’autres enfants, le changement de routine est aussi synonyme d’anxiété. Aller à un nouveau camp de jour, ne plus fréquenter les mêmes copains, voir maman et papa selon un horaire différent, vivre une séparation, avoir échoué son année… Tout cela peut faire vivre de fortes émotions à l’enfant.

Selon Nathalie Parent, psychologue, il peut y avoir différents symptômes qui résultent de ce stress. Le corps réagit ! « Constipation ou diarrhée, maux de tête ou de ventre, tics nerveux, maladie de peau (rougeur, irritation, eczéma…), trop ou peu de sommeil, douleurs, cauchemars, accidents fréquents… » Ouf ! Soyons alertes !

L’enfant peut aussi avoir des comportements différents. Par exemple :

  • il commence à bégayer
  • on le sent fébrile
  • il change d’humeur subitement
  • il devient têtu
  • il pleure davantage
  • il est irritable ou agressif
  • il fait des crises
  • il s’isole
  • il demande plus d’attention

C’est peut-être qu’il a trop accumulé de stress ou qu’il angoisse à la vue de ce qui s’en vient. Vous reconnaissez votre enfant ? Voici quelques petits trucs pour l’aider. Ce sont des idées trouvées grâces à des ressources sur Internet. Par ailleurs, vous êtes aussi des ressources, grâce à votre expérience de parent ou de professionnel de la petite-enfance. Je vous invite partager vos astuces dans les commentaires, afin d’enrichir ce billet. 🙂

Quelques trucs pour aider l’enfant à gérer son stress:

  • On essaie de limiter les sources de stress ou de changements : si on a des changements à faire (le camp de jour, par exemple), on essaie de garder des éléments stables (ex. les amis).
  • On garde une certaine routine : on essaie d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Si l’enfant ne dort pas tout de suite, quand on lui demande d’aller au  lit, on peut lui permettre d’écouter de la musique douce ou de lire, ou bien on lit une histoire avec lui en utilisant une voix douce.
  • On est à l’écoute des émotions du tout-petit et on l’aide à nommer ses inquiétudes, la nouveauté, le changement. On le réconforte et on le prépare à l’aide de la visualisation.
  • On propose un choix d’activités pour donner l’impression à l’enfant qu’il a un contrôle sur sa vie. Par exemple, on lui demande « Tu veux aller jouer au parc ou aller faire de la bicyclette ? » C’est lui qui choisit parmi une sélection que nous avons faite au préalable !
  • On limite le temps passé sur les écrans, même si c’est difficile!
  • On le laisse l’enfant s’ennuyer un peu : ça favorise la créativité. C’est bon, sentir qu’on a du temps libre ! Donc, pas de pression à prévoir quatre activités par jour ou plus ! On prend ça cool !
  • On est ouvert à ce qu’il vit. On peut prendre un moment, le soir venu, pour lui demander quel a été son moment préféré et celui qu’il a le moins aimé. On peut en profiter pour mettre en mots les stress. On peut alors mieux comprendre les situations où notre enfant n’est pas confortable et tenter d’apporter des modifications.
  • On félicite les succès, mais également les efforts que l’enfant fait.
  • On fait attention à ce qui peut causer de trop grandes émotions : trop de bruit, trop de chicanes, trop de jeux vidéos ou de télévision.
  • On établit des priorités avec les enfants. Pour les tâches, on essaie de rendre ça agréable en mettant de la musique, par exemple, ou encore en introduisant un jeu à travers la routine.
  • On bouge et on s’accorde des moments de relaxation. Ça aide à évacuer les tensions!
  • On se permet des petits moments de folie ; on rigole, on s’amuse, on défoule !
  • On montre à notre enfant que nous avons aussi besoin de repos. Par exemple, on peut lui dire : « Je vais aller prendre un bain pour relaxer ». Ainsi, il voit que c’est normal de prendre un temps pour se reposer. Gérer notre propre stress va aussi aider l’enfant; il n’aime pas nous voir aussi stressé!
  • On prend le temps de se faire des massages. C’est si relaxant et c’est un beau moment parent-enfant.
  • On prend le temps de colorier ou dessiner ensemble. C’est une activité zen !
  • On danse sur une musique que l’enfant aime, on court, on saute à la corde ; ça libère les endorphines.
  • On mange de façon équilibrée.
  • On apprend à notre enfant à respirer profondément : « Avec lui, découvrez la cohérence cardiaque, qui harmonise le rythme des battements du cœur et dope les neurotransmetteurs antistress. Il suffit de compter jusqu’à 5, le temps d’inspirer, ventre gonflé, puis d’expirer durant la même durée. Enchaînez 6 cycles par minute. Et répétez 5 fois, 3 fois par jour, si possible. » (Source : Enfant.com)

Finalement, comme parent, rappelons-nous que nous faisons de notre mieux et soyons indulgent envers nous-même. Je me suis déjà sentie coupable de ne pas avoir fait des tas d’activités avec mes enfants, pendant un été. Avec le recul, je me dis que cet été-là, mes cocos avaient joué, librement, dans la piscine et avec leurs amis. C’est déjà fantastique! Les petits moments de complicité valent parfois  les plus beaux voyages…

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques vacances, chers amis. Essayons de prendre simplement le temps… de prendre notre temps!

J’espère vous voir à l’un de mes spectacles ! Consultez mon calendrier pour savoir où me trouver, cet été ! Gros bisous!

Anne-Lune xx

Sources :

http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/stress-enfants-1.1425146

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/les-vacances-arrivent.htm

https://www.enfant.com/votre-enfant-5-11ans/sante/5-gestes-pour-apaiser-un-enfant-stresse.html

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=stress-enfant