Les magiciens de Noël

Dernièrement, j’ai vu passer le statut Facebook d’une chanteuse de mon réseau qui cherchait un CHSLD où elle pourrait aller chanter, le 25 décembre. J’ai trouvé ça tellement beau comme geste! C’est alors que j’ai réalisé qu’avant Noël et pendant les Fêtes, il y a plein de petits miracles qui se produisent. Ça ne fait pas les manchettes… Bien souvent, les magiciens de Noël ne se vantent pas de leurs bonnes actions. Or, en ce 24 décembre, j’ai envie de leur lever ma tuque!

christmas-2947257_1920-2Quand la maladie frappe

Une maman dans le coma, hospitalisée depuis plusieurs semaines, un conjoint impuissant débordé, à la maison, avec ses trois enfants… On peut imaginer à quel point la situation peut être dramatique. Une amie à moi a lancé un appel à son réseau, sur Facebook. Quelques jours plus tard, elle n’en revenait pas comme les gens avaient été généreux. Elle a pu, avec des complices, aller remettre un panier cadeau au père de famille.

Ce fut pour moi une expérience humaine très marquante et très touchante. Le papa, qui ne se doutait de rien, est resté très surpris, mais surtout très touché que des gens qu’il ne connaissait pas aient autant donné pour l’aider. – Annie

Vous pouvez lire son billet de blogue ici (publication du 11 décembre). J’ai trouvé ça vraiment beau de voir que la solidarité existait encore!

En effet, quand la maladie frappe, plusieurs personnes ont le réflexe de se mobiliser pour aider.

C’est aussi le cas pour une femme, membre de la famille d’une autre de mes amies, qui vient de recevoir un diagnostic de maladie chronique. C’est un choc pour elle et ses proches. Ses amies ont mis en place un réseau d’aide, avec un appel à la mobilisation lancé sur Facebook. (Voilà la preuve que les réseaux sociaux ont parfois du bon!) L’histoire ne dit pas encore de quelle façon ses proches lui donneront un coup de main ni même si elle acceptera l’aide, mais au moins, on a la preuve que ces gens ont encore le cœur à la bonne place!

Jongler pour boucler le budget

On s’en doute, la vie de mère monoparentale n’est pas facile. Une femme, sensible à la situation d’une jeune mère étudiante, a décidé de faire appel à son réseau pour lui offrir des cartes cadeau d’épicerie et des jouets, afin qu’elle puisse offrir des cadeaux à ses enfants, à Noël. Cette même personne contribue aussi à amasser des dons pour la Maison Doris, une maison venant en aide aux femmes en difficulté. Chapeau, Nancy!

decorating-christmas-tree-2999722_1920.jpgMon amie Mélanie, pour sa part, prend sous son aile une famille, à l’occasion des Fêtes. Elle achète un cadeau pour chacun des quatre enfants, puis, après avoir rencontré la famille pour la connaître un peu mieux, elle va leur faire une épicerie personnalisée. De plus, comme ils n’ont pas les moyens d’aller au restaurant, elle les sort et les amène manger dans un restaurant buffet. Ce que je trouve beau, dans tout cela, c’est que mon amie n’est pas riche; elle fait des choix. Moi, je trouve qu’elle a un cœur en or!

Quand j’ai demandé aux enfants ce qu’ils voulaient pour Noël, un des quatre m’a répondu: « Des carottes avec une tite trempette! » Ça parle beaucoup!
– Mélanie

Des grands-parents en sécurité

heart-700141_1920Un autre ami m’a raconté qu’il admire les gestes généreux de ses parents, Robert et Pierrette. En effet, ceux-ci ont décidé d’accueillir les parents de Pierrette dans leur maison. Ils ont adapté la maison et les amènent partout avec eux. Ils ont fêté le 71è anniversaire de mariage du couple, cette année!

Ce geste évite au couple vieillissant d’aller vivre dans une résidence pour personnes âgées et leur permet d’être toujours bien entouré des membres de la famille.

On oublie souvent à quel point les aidants naturels donnent sans compter, de façon quotidienne. J’avais envie de souligner cet amour inconditionnel. Vous êtes inspirants, Robert et Pierrette!

L’implication communautaire

Nathalie et Richard sont super impliqués dans leur communauté. Lui, il fait partie des Chevaliers de Colomb, et elle, elle donne un coup de main lors des activités de l’organisme, en plus de travailler pour Centraide.

Il y a de nombreux bénévoles, partout au Québec, qui donnent du temps pour les différents organismes communautaires. En plus d’apporter une aide concrète, cela tisse des liens entre les familles. C’est tellement précieux!

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Merci à tous ces gens de répandre de l’amour et de la joie. Le monde a besoin de plus de gestes comme ceux-là! Pour 2018, j’ai envie de vous lancer un défi: vous impliquer davantage pour aider le sort de vos prochains! En tous cas, moi, je suis inspirée par ces belles histoires et j’ai bien envie de faire plus! Car, au risque que cela paraisse cliché, chaque petit geste compte!

Et vous, avez-vous été témoins de beaux gestes, dernièrement?

Je vous souhaite un magnifique Noël! Il n’en tient qu’à nous pour rendre cette fête… magique!

Source photo: Pixabay

Coupable

« La culpabilité? On en accouche en même temps qu’on donne naissance à notre enfant! » se plaisait à lancer une de mes amies. Des fois, je me dis qu’elle n’a pas tort. En cette période estivale, on dirait que c’est encore pire!

En fait, je suis continuellement en train de gérer le travail que j’ai à faire et l’envie de profiter de l’été avec ma famille. Pour amplifier ce sentiment, j’ai l’impression de me faire bombarder de suggestions de sorties (le zoo, les baleines, l’aqua-parc Machin-Chouette, le parc thématique Truc-Muche, alouette!), d’images de monde en vacances, en voyage ou en camping. On monte dans la voiture pour aller faire quelques courses et on croise des motorisés gros comme des autobus, des voitures avec canots, kayaks ou vélos de montagne sur le toit. Et là, POUF! Ça me saute au visage: nous, qu’est-ce qu’on fait de cool, cet été?

« La vie d’artiste est pourtant si glamour! » vous dites-vous. Vous vous faites peut-être des scénarios incroyables de ce qu’on doit faire, pendant l’été. La réalité est parfois un peu plus… hum… ordinaire!

Ici, l’été, c’est le temps de travailler. Je travaille sur mon nouveau spectacle (je peaufine, j’ajuste, je corrige le tir), je veux tourner des images pour mes prochains clips, je sors donner des shows. Ce sont toutes des choses que j’adore, j’en conviens, mais ça occupe! Je travaille également à la pige sur les plateaux de tournage. Mon sonorisateur de chum travaille de longues heures hors de la maison, faute de remplaçant, à son boulot. Les soirs de semaine, c’est la valse d’un terrain de soccer à l’autre et, le weekend, c’est au tour de notre joueur de dek hockey de briller. Les semaines déboulent ainsi à une vitesse folle, depuis le début des vacances scolaires.

Quand j’entends mon réseau d’amis parler de tout ce qu’ils font pendant les vacances, je me trouve un peu « plate ». Depuis le début des vacances, nous essayons de prendre quelques jours de congé et nous n’y arrivons pas. Il y a toujours un contrat qui entre. Nous n’arrivons pas à refuser, car notre statut de travailleur autonome est précaire: dire non, ça veut parfois dire ne plus être rappelé! Évidemment, on ne veut pas se fermer des portes! Alors, les vacances se font reporter. Et encore. Et encore.

C’est là que la culpabilité embarque. Est-ce que je fais vivre de belles vacances à mes enfants? Vont-ils m’en vouloir, si on n’arrive pas à trouver le temps de faire un voyage? Vont-ils se souvenir d’une soirée de jeu de société en toute simplicité, de la crème glacée que nous avons mangée ou de notre sortie à vélo sous la pluie (voir la vidéo sur Facebook)?

Je poursuis ma réflexion. Qu’est-ce qui fait que des vacances sont mémorables, au fond? Passer du temps en famille? En amoureux? Est-ce que c’est le fait de changer la routine? De voir du pays? Quelles sont les activités essentielles? Vous savez, celles sans lesquelles ce ne seraient pas « les vacances »? Puis, est-ce si essentiel d’aller voir ailleurs si nous y sommes?

Ce foutu sentiment de culpabilité revient plusieurs fois par jour. Je prends le temps de surveiller mes cocos pour la cinquième baignade de la journée? Je me sens coupable de ne pas être en train de travailler. Je travaille sur mes projets? Je me sens « mère indigne » de ne pas être disponible pour que mes cocos puissent faire leur cinquième baignade de la journée! Je me sens sans cesse tiraillée entre le désir de prendre ça relaxe et le fait que la liste de choses à faire pour le boulot soit longue. Je ne me prends pas assez d’avance pour faire un souper? On grignote. Je grignote ma culpabilité, oui! Des fois, les quatre groupes alimentaires prennent le bord! Puis, la maison est en désordre. Il y aurait tant à faire pour qu’elle retrouve son éclat… La culpabilité salit mon esprit.

Hier matin, je suis tombée sur cet article de La Presse+. On y parle des gens qui choisissent de passer les vacances à la maison et même de la mode staycation. C’est comme si la vie me lançait un message: ce n’est peut-être pas si grave, de ne pas partir en voyage, durant l’été. Calme-toi, la mère!

Nous avons choisi de ne pas envoyer les cocos au camp de jour, cet été. Ayant des horaires atypiques, nous arrivons plutôt bien à nous relayer, mon homme et moi, auprès de nos chéris. Dans le pire des cas, on demande à un gardien ou une gardienne de venir passer la journée.

Quand j’étais jeune, mon père était enseignant. L’été, nous pouvions passer les vacances à la maison. J’adorais ça! Je souhaite permettre à mes enfants de vivre cette expérience: ne pas être pressé, relaxer, profiter de la piscine, jouer dehors, s’inventer des jeux… Je me dis qu’au fond, elle est peut-être là, notre richesse. À cette époque où le temps libre vaut de l’or, peut-être que c’est de ça que mes enfants se souviendront, quand ils seront grands. Après tout, je n’en ai jamais voulu à mes parents de ne pas avoir fait de voyage à Disney World ou à Cuba! Je les remercie de la liberté toute simple qu’ils m’ont permis de savourer.

Je suis curieuse… Comment ça se passe, chez vous, cet été? Pouvez-vous prendre des vacances du boulot? Organisez-vous vos vacances de A à Z ou laissez-vous de la place à l’improvisation? On est tous tellement différents, sur notre façon de gérer notre temps libre… Je trouve ça intéressant de voir ce qui est important pour vous!

Une chose est certaine: TOUT. EST. OK. Peu importe la façon de vivre nos vacances ou nos « pas de vacances », nous allons survivre et nous adapter. Essayons de rester zen, de vivre le moment présent (carpe diem!) et de trouver une façon de sourire, à chaque jour. Après tout, l’été, c’est la saison la plus chouette pour se permettre mille et un petits plaisirs à peu de frais. Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour offrir à la culpabilité… ses plus belles vacances!

 

 

 

 

 

 

Quand les vacances stressent

Oh ! Comme c’est excitant ! Aujourd’hui, la plupart des enfants du Québec tombent en vacances. Comment vous sentez-vous, en tant que parent ? En tant qu’enseignant ? Et les enfants… sont-ils heureux ?

Évidemment, on s’attend à un OUI bien enjoué ! Le début de l’été est là, avec son soleil tout chaud, ses promesses de repos, de voyages, de camping, de feux de camp, de guimauves grillées, de BBQ, de pique-nique, de partys sur le bord de la piscine, de sorties de toutes sortes, de sports de plein air…

Pour les parents, c’est l’espoir de prendre une pause, de profiter de la présence de leurs enfants. D’autres se sentent coupables de devoir envoyer leurs enfants au camp de jour, parce qu’ils ne peuvent pas prendre de vacances.

Les enseignantes et enseignants sont heureux. Après avoir relevé les mille et un défis de l’éducation, ils quittent leurs élèves avec un petit pincement au cœur (on s’attache à ces petites bêtes-là !) pour aller recharger leurs batteries. Sincèrement, vous les méritez bien, vos vacances, les profs ! Chapeau !

La majorité des enfants sont heureux, certes. Je me souviens très bien à quel point j’étais fébrile, lors de la dernière journée d’école, quand j’étais moi-même enfant. Or, pour d’autres enfants, le changement de routine est aussi synonyme d’anxiété. Aller à un nouveau camp de jour, ne plus fréquenter les mêmes copains, voir maman et papa selon un horaire différent, vivre une séparation, avoir échoué son année… Tout cela peut faire vivre de fortes émotions à l’enfant.

Selon Nathalie Parent, psychologue, il peut y avoir différents symptômes qui résultent de ce stress. Le corps réagit ! « Constipation ou diarrhée, maux de tête ou de ventre, tics nerveux, maladie de peau (rougeur, irritation, eczéma…), trop ou peu de sommeil, douleurs, cauchemars, accidents fréquents… » Ouf ! Soyons alertes !

L’enfant peut aussi avoir des comportements différents. Par exemple :

  • il commence à bégayer
  • on le sent fébrile
  • il change d’humeur subitement
  • il devient têtu
  • il pleure davantage
  • il est irritable ou agressif
  • il fait des crises
  • il s’isole
  • il demande plus d’attention

C’est peut-être qu’il a trop accumulé de stress ou qu’il angoisse à la vue de ce qui s’en vient. Vous reconnaissez votre enfant ? Voici quelques petits trucs pour l’aider. Ce sont des idées trouvées grâces à des ressources sur Internet. Par ailleurs, vous êtes aussi des ressources, grâce à votre expérience de parent ou de professionnel de la petite-enfance. Je vous invite partager vos astuces dans les commentaires, afin d’enrichir ce billet. 🙂

Quelques trucs pour aider l’enfant à gérer son stress:

  • On essaie de limiter les sources de stress ou de changements : si on a des changements à faire (le camp de jour, par exemple), on essaie de garder des éléments stables (ex. les amis).
  • On garde une certaine routine : on essaie d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Si l’enfant ne dort pas tout de suite, quand on lui demande d’aller au  lit, on peut lui permettre d’écouter de la musique douce ou de lire, ou bien on lit une histoire avec lui en utilisant une voix douce.
  • On est à l’écoute des émotions du tout-petit et on l’aide à nommer ses inquiétudes, la nouveauté, le changement. On le réconforte et on le prépare à l’aide de la visualisation.
  • On propose un choix d’activités pour donner l’impression à l’enfant qu’il a un contrôle sur sa vie. Par exemple, on lui demande « Tu veux aller jouer au parc ou aller faire de la bicyclette ? » C’est lui qui choisit parmi une sélection que nous avons faite au préalable !
  • On limite le temps passé sur les écrans, même si c’est difficile!
  • On le laisse l’enfant s’ennuyer un peu : ça favorise la créativité. C’est bon, sentir qu’on a du temps libre ! Donc, pas de pression à prévoir quatre activités par jour ou plus ! On prend ça cool !
  • On est ouvert à ce qu’il vit. On peut prendre un moment, le soir venu, pour lui demander quel a été son moment préféré et celui qu’il a le moins aimé. On peut en profiter pour mettre en mots les stress. On peut alors mieux comprendre les situations où notre enfant n’est pas confortable et tenter d’apporter des modifications.
  • On félicite les succès, mais également les efforts que l’enfant fait.
  • On fait attention à ce qui peut causer de trop grandes émotions : trop de bruit, trop de chicanes, trop de jeux vidéos ou de télévision.
  • On établit des priorités avec les enfants. Pour les tâches, on essaie de rendre ça agréable en mettant de la musique, par exemple, ou encore en introduisant un jeu à travers la routine.
  • On bouge et on s’accorde des moments de relaxation. Ça aide à évacuer les tensions!
  • On se permet des petits moments de folie ; on rigole, on s’amuse, on défoule !
  • On montre à notre enfant que nous avons aussi besoin de repos. Par exemple, on peut lui dire : « Je vais aller prendre un bain pour relaxer ». Ainsi, il voit que c’est normal de prendre un temps pour se reposer. Gérer notre propre stress va aussi aider l’enfant; il n’aime pas nous voir aussi stressé!
  • On prend le temps de se faire des massages. C’est si relaxant et c’est un beau moment parent-enfant.
  • On prend le temps de colorier ou dessiner ensemble. C’est une activité zen !
  • On danse sur une musique que l’enfant aime, on court, on saute à la corde ; ça libère les endorphines.
  • On mange de façon équilibrée.
  • On apprend à notre enfant à respirer profondément : « Avec lui, découvrez la cohérence cardiaque, qui harmonise le rythme des battements du cœur et dope les neurotransmetteurs antistress. Il suffit de compter jusqu’à 5, le temps d’inspirer, ventre gonflé, puis d’expirer durant la même durée. Enchaînez 6 cycles par minute. Et répétez 5 fois, 3 fois par jour, si possible. » (Source : Enfant.com)

Finalement, comme parent, rappelons-nous que nous faisons de notre mieux et soyons indulgent envers nous-même. Je me suis déjà sentie coupable de ne pas avoir fait des tas d’activités avec mes enfants, pendant un été. Avec le recul, je me dis que cet été-là, mes cocos avaient joué, librement, dans la piscine et avec leurs amis. C’est déjà fantastique! Les petits moments de complicité valent parfois  les plus beaux voyages…

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques vacances, chers amis. Essayons de prendre simplement le temps… de prendre notre temps!

J’espère vous voir à l’un de mes spectacles ! Consultez mon calendrier pour savoir où me trouver, cet été ! Gros bisous!

Anne-Lune xx

Sources :

http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/stress-enfants-1.1425146

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/les-vacances-arrivent.htm

https://www.enfant.com/votre-enfant-5-11ans/sante/5-gestes-pour-apaiser-un-enfant-stresse.html

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=stress-enfant

 

 

Coup de gueule: ben oui, j’ai des varices

Aujourd’hui, je vous partage mon coup de gueule, ma montée de lait. Ça ne m’arrive pas souvent d’écrire, dans ces moments-là. En temps normal, je bougonne chez moi, je sors le méchant le temps d’une sortie de course et ça finit par passer. Or, là, j’ai envie de communiquer mon état d’âme, au cas où ça pourrait réveiller certaines personnes. (Eh oui, je suis optimiste! J’ai encore foi en l’humanité!) Peut-être que ce billet va faire remonter à ta mémoire des expériences passées. Si tel est le cas, cher lecteur ou chère lectrice, sois assuré(e) de mon empathie.

L’an dernier, une mère est arrivée en même temps que moi, dans la cour d’école. Elle s’est approchée et m’a dit qu’elle entendait beaucoup parler de mon personnage jeunesse, à la maison. Ça me faisait plaisir d’entendre ça! Or, tout de suite après, elle a regardé le dessus de ma tête et m’a lancé: « Eh! Toi, là… T’as vraiment pas beaucoup de cheveux! » Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à ce moment-là, j’étais en pleine crise de pelade. Mes cheveux tombaient par poignées et ma tête était dramatiquement clairsemée. J’étais dans une phase difficile pendant laquelle je déprimais juste à la vue de mon reflet devant un miroir (va lire ce billet, si tu veux en savoir plus). J’ai reçu ce commentaire comme une gifle au visage. Dans ma tête et dans mon cœur, la phrase a résonné comme « T’es bonne, mais t’es laide! » Pas moyen de me raisonner, ce commentaire m’avait fait mal. Comme si cette femme venait d’entrer sa main dans une plaie vive et avait tiré dessus pour l’ouvrir un peu plus. « Scroutch! » Cette dame m’a lancé les fleurs, puis le pot. C’est resté comme ça, les semaines ont passé et j’ai essayé de guérir mon petit cœur.

IMG_2500Hier, je suis allée au match de soccer de ma fille. Une mère (une autre!), qui marchait derrière moi, m’a dit: « Eh, as-tu une veine qui a éclaté, derrière ta jambe? » Je lui ai répondu: « Non, j’ai des varices » et j’ai continué ma conversation avec mon fils. Pffff! Déjà que ce n’est pas facile, d’avoir de grosses veines apparentes, pourquoi cette personne a-t-elle pris la peine de dire ça tout haut, devant tout le monde? Pensait-elle que je ne le savais pas? J’ai des varices à cause de la génétique, sans doute, mais aussi parce que je cours beaucoup. C’est un désagrément qui est purement esthétique. C’est un peu complexant, mais je ne m’empêcherai pas de porter un short pour ça! Ces mots ont quand même trotté dans ma tête, sur le chemin du retour.

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Marie-Denise Pelletier à l’émission Les échangistes – 13 juin 2017

Une fois les enfants couchés, j’ai attrapé un bout de l’émission de Pénélope McQuade, Les échangistes. Marie-Denise Pelletier y racontait qu’on avait parlé de ses cheveux pendant 10 ans, ce à quoi Pénélope a répondu, d’un air entendu: « Je ne sais pas du tout de quoi tu parles! » En effet, l’animatrice reçoit constamment des commentaires, sur les réseaux sociaux, au sujet de ses cheveux ou de ses vêtements. *Soupir*

 

Ça m’a fait réfléchir. J’ai pensé à la dame qui a passé un commentaire sur mes cheveux, puis à celle qui a passé un commentaire sur mes varices. J’ai pensé à tous les artistes et autres personnalités publiques qui reçoivent des vagues d’injures et des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, que ce soit par rapport à un trait physique, à leur style ou à leur coupe de cheveux…  Si j’ai été plutôt épargnée, jusqu’à maintenant, sur les réseaux sociaux, j’ai tout de même ressenti une grande sympathie envers mes collègues.

Pourquoi certaines personnes ont-elles tendance à lancer des flèches enflammées, ainsi? Par naïveté ou par méchanceté? Parce qu’elles savent que ça va faire de la peine et que tel est leur objectif? Si c’est le cas, c’est peu glorieux, non? Il me semble qu’il faut être soi-même bien mal dans sa peau pour ressentir le besoin de se remonter en rabaissant les autres…

Assise sur mon divan, hier soir, je repensais à mon spectacle sur l’estime de soi. Je me revoyais, le matin même, en train de dire à mon lutin Balthazar (et aux enfants pour qui je chantais, par le fait même) que ce n’était pas très gentil de passer des remarques aux autres sur leur apparence physique… Imaginez, j’essaie d’enseigner ça aux enfants et même les adultes ne peuvent se retenir de le faire!

On ne se le cachera pas: on le remarque, quand quelqu’un a les jambes marquées, qu’elle a perdu des cheveux, qu’elle a plus de rides, qu’elle a une cicatrice ou qu’elle a pris du poids… C’est juste qu’on n’est pas obligés de le lui faire remarquer: elle le sait déjà! On peut se passer la remarque à nous-même: « Tiens, elle a des rides! » On peut en jaser dans notre salon. C’est normal. Mais à quoi bon le dire à la personne? J’imagine ces personnes, devant leur téléviseur: « Ah ben, mautadine. Elle a des rides. Vite! Il faut que je lui écrive sur Twitter pour le lui dire. » Il me semble que c’est clair qu’elle ne sautera pas de joie en vous répondant: « Ah oui? Tu as remarqué? T’es trop fine! Ben oui, je suis TELLEMENT contente! J’AI ENFIN DES RIDES! « 

Il me semble que le monde a besoin de se faire encourager, de se faire dire qu’il est beau, d’avoir un peu d’amour. On n’a pas besoin de flèches! Ça n’avance à rien. Ça ne mène nulle part. Les flèches enflammées, ça ne sert à rien d’autre que de faire mourir l’autre à petit feu.

J’ajouterais qu’on est donc durs avec les femmes. On leur demande d’être parfaites, comme si elles étaient faites de plastique et n’avaient pas le droit d’avoir des signes du passage des années sur leur corps! Un homme perd ses cheveux? C’est correct, ça passe. Une femme les perd? On se sent obligé de lui faire la remarque ou pire, de lui faire tout un procès! Eh, on peut-tu prendre ça cool et arrêter de nous juger entre nous? Misère!

On n’est pas obligé d’aimer le look de tous et chacun. Mais je pense qu’on doit respecter les autres. Toute vérité n’est pas bonne à dire. On peut (on doit!) se garder une petite gêne! Surtout quand ce n’est pas constructif; comme le sont toujours les critiques en lien avec l’apparence physique.

Je me dis que le monde manque cruellement d’empathie. Selon le dictionnaire Larousse, l’empathie est « une faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent« . Ça se développe, l’empathie. Pour ça, il faut arrêter de se regarder le nombril et commencer à avoir de la considération pour les autres. « Tiens donc! Il y a des gens, autour de moi. Tiens donc! Ça se peut qu’ils aient des émotions! » En étant capable de se mettre à la place des autres, on diminue le risque de faire des commentaires plates, parce qu’on tient compte du fait que ÇA PUISSE BLESSER.

Si la personne aborde elle-même le sujet, c’est différent. Là, on peut en jaser; la porte est ouverte. Toutefois, si une femme a simplement « osé » porter un short au parc, alors qu’elle a des varices, ça ne lui tente probablement pas qu’on lui dise qu’elle n’a pas de belles jambes. Il me semble que c’est évident.

C’est rare que j’écris des textes « coup de gueule » comme celui-ci, mais je pense qu’il est essentiel de nous rappeler à tous de faire à attention à ce que nous disons et écrivons. Soyons empathiques : mettons-nous à la place de l’autre un seul instant. Lançons des compliments, plutôt que des commentaires ennuyants. Ramenons la délicatesse au goût du jour. On ne gagne rien à faire de la peine à quelqu’un. Au contraire, je crois fermement que l’avenir appartient à ceux qui sont gentils! <3

Et toi, as-tu déjà vécu ce genre de situation délicate? As-tu envie de la raconter, question de te vider le cœur? Tu vas voir, ça fait du bien! En tous cas, moi, je me sens déjà plus légère! 😉

P.S. Si les femmes qui m’ont fait des commentaires me lisent, aujourd’hui, dites-vous que je vous pardonne, mais que je vous conseille fortement de faire attention aux commentaires que vous passez aux autres. Ça peut blesser. Voilà.

 

Le garçon aux p’tits oiseaux

Ou quand on ose proposer autre chose que la Pat’ Patrouille

Mon père est un passionné d’oiseaux. Plus que ça, en fait. C’est un passionné de photographie d’oiseaux. Les gens de son village le connaissent. Étant un grand marcheur, on peut l’apercevoir, armé de son téléobjectif, à l’affût du moindre battement d’ailes. Il a même un accès privilégié au terrain de certains citoyens, qui l’invitent à aller immortaliser les petites bêtes à plumes nichant chez eux.

C’est chouette, avoir un papa qui fait de la photographie d’oiseaux. Dans mon fil Facebook, j’ai une panoplie de clichés inspirant le calme et le grand air. J’apprends les noms des oiseaux, leurs particularités… C’est une belle passion qu’il partage avec nous, ses enfants, mais également avec son réseau.

Pour souligner l’anniversaire de mon plus jeune, mon père lui a écrit une magnifique lettre où il le comparait à un cardinal. Vous savez, ce bel oiseau rouge flamboyant? Fiston était tellement heureux… Il a gardé sa lettre précieusement.

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L’image accompagnant la lettre de mon père à son petit-fils. Une photo de cardinal prise à l’une de ses mangeoires. Crédit: Fabien Nadau

Puis, une semaine plus tard, ma mère m’a demandé: « Nous aimerions offrir un livre sur les oiseaux à ton coco. Penses-tu que c’est une bonne idée? Est-ce que ça fait « trop vieux »? » Hum. Bonne question! Dans les faits, le coco en question avait éclos huit ans auparavant… Un livre d’oiseaux en cadeau? Ben… pourquoi pas! Soyons fous! Faisons un pas à côté de la voie classique qui, elle, est parsemée de Playmobil, Lego, Beyblades et des personnages de la Pat’Patrouille!

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Le fameux livre reçu en cadeau. Crédit: Anne-Lune

Mes parents lui ont laissé le précieux sac, décoré d’un magnifique dessin de cardinal et débordant de papier de soie. Un vrai cadeau thématique!

À l’ouverture du sac, un point d’interrogation s’est dessiné dans le visage de fiston. Quand je lui ai expliqué ce que c’était, ses yeux sont devenus tout grands. Il s’est mis à le feuilleter frénétiquement. Il est tout de suite tombé sur la section « comment fabriquer une mangeoire », puis sur celle où l’on explique le mélange de graines à faire pour attirer tel ou tel type d’oiseau.

La fin de semaine suivante, je me suis rendue à la quincaillerie avec mon fils pour faire l’achat d’une mangeoire. Ça fait longtemps que j’en veux une, alors c’était un cadeau pour fiston, mais aussi pour moi! Nous avons finalement choisi un beau modèle de luxe: on voulait que nos oiseaux soient traités aux petits oignons! Hi! Hi!

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Roselin pourpré à l’heure de la collation. Crédit: Anne-Lune

Sur le chemin du retour, fiston me demandait sans cesse: « Quand est-ce qu’on arrive, Maman? » Il avait tellement hâte d’arriver à la maison et de montrer notre belle mangeoire à son frère, sa soeur et son père!

En arrivant à la maison, nous avons installé la mangeoire bien en vue, accrochée à une branche de l’arbre, devant notre maison. Chaque matin, nous nous faisons un plaisir d’observer les oiseaux qui viennent se remplir la panse: cardinaux, geais bleus, quiscales bronzés, juncos ardoisés, étourneaux sansonnets, sittelles à poitrine blanche, moineaux… Wow! Tant de couleurs et de formes différentes à admirer!

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Tourterelle triste et geai bleu, en file d’attente à la mangeoire. Crédit: Anne-Lune

Quand nous n’arrivons pas à reconnaître l’oiseau, nous cherchons dans le beau livre de mon garçon. Nous avons aussi débuté un cahier dans lequel nous notons la date et le nom des oiseaux que nous avons observés. C’est, en quelque sorte, un registre que nous pourrons consulter, au fil des années. Nous pourrons en apprendre davantage sur les migrations. Tout ça le ravit! Vous devriez le voir: il y a plein d’étoiles, dans ses yeux, quand il parle d’oiseaux. Puis, quand il part pour l’école, le matin, il me lance, complice: « Maman! N’oublie pas de regarder quels oiseaux vont venir, ce matin! »

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Notre registre « à la bonne franquette ». Crédit: Anne-Lune

La semaine dernière, une dame est allée faire une présentation sur les oiseaux, à l’école. Elle demandait aux enfants s’ils étaient capables d’identifier certaines espèces. À un moment, elle a montré l’image d’un pic. Les enfants ont tous répondu que c’était un pic-bois, sauf fiston, qui a précisé: « C’est un pic mineur. » La dame était, semble-t-il, bien impressionnée. J’étais bien fière de lui, quand il m’a dit ça… et lui aussi! « J’en ai vu un, quand je suis allé prendre une marche avec grand-papa! » m’a-t-il lancé, comme si c’était une évidence. Cré coco!

Après réflexion, j’ai l’impression d’avoir assisté à la naissance d’une passion. Mes parents ont osé offrir un cadeau « hors du commun » à mon enfant et je les en remercie. Ils ont allumé une étincelle. Est-ce une passion passagère? Peut-être. Peut-être aussi que ce cadeau restera gravé dans sa mémoire pour la vie! Ça ne m’étonnerait pas du tout!

Alors, osons! Osons sortir des sentiers battus et faire découvrir des choses aux enfants. Ils ne le réaliseront peut-être pas dans l’immédiat, mais un jour, ils vous remercieront peut-être de les avoir ouverts sur un nouveau monde!

 

P.S. Si vous souhaitez vous procurer ce livre, le titre est Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi, aux Éditions Broquet.

P.S. Un souvenir revient à ma mémoire, en écrivant ce texte (merci Maman!). En maternelle, mon autre fils rêvait d’avoir un livre sur le corps humain. C’est, encore une fois, ses grands-parents qui le lui ont acheté. Il avait fait une présentation sur le fonctionnement du système nerveux, dans sa classe. Ça m’avait tellement étonnée et impressionnée! Il voudrait devenir chirurgien. Il ne le sera peut-être pas, mais c’est beau de le voir rêver! Osons!

 

 

Sources photos:
‘Playmobil’ Producers Blast Weinstein Company in Cross-Complaint
https://www.lego.com/en-us/city/videos
http://www.nautiljon.com/animes/metal+fight+beyblade.html
http://hachette-jeunesse.com/paw-patrol-la-pat-patrouille

Partie de moi – documentaire

Une amie vient de partager ce documentaire au sujet de la pelade (alopécie), sur son profil Facebook. Je me devais de partager le lien à mon tour, car je sais que plusieurs personnes qui me lisent ici ont aussi cette maladie auto-immune.

« Partie de moi » aborde un sujet généralement méconnu : la chute de cheveux chez les femmes. Celles-ci perdent du coup leur confiance, trop souvent rattachée à l’apparence et à la beauté. Le documentaire s’intéresse à Karène, la femme du réalisateur, atteinte d’alopécie et qui est prête à tout faire pour retrouver sa confiance et son assurance dans la beauté qu’elle dégage, mais aussi à trois autres femmes de générations différentes, aux prises également avec cette perte : Madeleine, 17 ans, Jenny, 30 ans et Marie-Claude, 60 ans.

C’est très touchant et bouleversant d’entendre des gens parler de ce par quoi je suis passée. Je me sens parfois seule, dans ma petite bulle, à jongler avec mes humeurs, mes perruques, mes soucis capillaires…

La phrase que je retiens de ce documentaire? « Ceux qui t’aiment, t’aiment. » Voilà qui est dit!

Bonne écoute!

Cliquez ici pour visionner sur le site de Radio-Canada. (Notez qu’il est possible de mettre les sous-titres en cliquant sur la bulle, à côté de la ligne de chrono, au bas de l’écran de la vidéo, sur le site de Radio-Canada.)

(Pour les lecteurs d’outremer, l’accent qu’on entend dans le documentaire est celui de francophones du Nouveau-Brunswick. C’est joli comme tout, n’est-ce pas?)

Sortir de la boîte

Ce matin, j’ai vu une vidéo passer sur Facebook: Alike. C’est un court film d’animation au sujet du conformisme. En visionnant le film, j’ai pleuré. Ce sujet m’interpelle beaucoup. Quand on est jeune, on se fait vite mettre dans une boîte. Que veux-tu faire, dans la vie? Quel métier voudras-tu pratiquer? Tu veux faire un métier artistique? Oh! C’est beaucoup trop incertain, tu devrais plutôt choisir un métier stable.

Certaines personnes prennent un autre chemin que celui dont elles rêvaient et perdent leur couleur, deviennent fades, ternies. Les épaules arrondies par une routine qui ne leur convient pas, elles pratiquent un métier qui convient, sans plus.

De mon côté, je sais depuis le primaire que je veux faire de la musique mon métier. Depuis que mon frère m’a mis une guitare dans les mains, en fait. Même l’orienteur de école secondaire n’a pas réussi à me faire démordre de mon projet: je voulais aller au cégep, en musique. Elle m’a faire connaître le programme de musicothérapie, mais je l’ai vite balayé du revers de la main. C’est la scène, qui m’attirait!

J’ai eu la chance d’avoir des parents ouverts. Je me souviens très bien, quand j’ai dit à ma mère, en haut des escaliers: « Ce serait peut-être plus sage de faire un double DEC, en musique et sciences humaines… » Ce à quoi elle a répondu: « Pourquoi tu ne plonges pas seulement dans la musique? Ça fait des années que tu en parles. Fonce! » Forte de la bénédiction maternelle, je me suis inscrite en chant au cégep de Drummondville, puis au baccalauréat en interprétation jazz, à l’Université McGill. Sept ans d’études post-secondaire en musique. Quand même! 😉

À votre avis, combien d’enfants se font décourager, d’aller dans un métier artistique ou dans un métier qui les passionne, faute d’ouvertures? Combien de jeunes passent à côté de leur passion pour aller vers un emploi stable, plus payant, plus sûr?

Quand mes enfants sont entrés à la maternelle, j’ai eu un choc. Je me suis rendu compte à quel point ma vie n’entrait pas dans « le moule ». Le moule du métro-boulot-dodo. Du service de garde à tout prix. Du « on-ne-voit-ses-enfants-que-deux-heures-par-jour ».

Je me suis sentie à l’étroit. Je pleurais ma vie, en écoutant cette magnifique chanson de Charlie Winston (que je vous mets à la fin de ce billet). Pourquoi on m’imposait un système, une façon de vivre? J’ai pensé faire l’école à la maison pour garder ma liberté. Notre liberté. Or, j’ai eu peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être assez disciplinée. J’ai donc envoyé mes enfants à l’école, la mort dans l’âme.

Plus tard, j’ai essayé d’entrer dans la boîte. Après avoir été maman à la maison pendant quelques années, je me suis ramassée, au début de la trentaine, avec trois jeunes enfants, belle-maman de deux autres, et des rêves dans la tête… Je rêvais d’avoir les moyens d’avoir une plus belle et grande maison, de voyager, de leur permettre de vivre toutes sortes d’expériences incroyables. Découragée, je me suis dit que ce n’était pas avec le métier artistique que j’allais y parvenir… Je suis allée consulter un orienteur. Encore.

Après plusieurs rencontres, j’ai décidé de commencer un baccalauréat en travail social, à temps partiel, à l’UQÀM. Après quelques sessions, une longue grève est venue mettre une entrave à ma motivation (la fameuse grève de 2012). Pendant cette pause de cours, j’ai mis les bouchées doubles pour me trouver des contrats en musique et comme comédienne, puis je me suis rendu compte que j’arrivais à en vivre! Pas riche, certes, mais j’arrivais financièrement.

Quand est venu le temps de reprendre les cours, à l’automne, après plusieurs mois de grève, je n’y suis pas retournée. Terminer ma session à quatre soirs par semaine, avec ma vie de famille, c’était impossible. Puis, j’étais déterminée. J’ai toujours voulu vivre de ma passion. J’allais donc tout mettre en oeuvre pour que ça fonctionne.

À l’hiver, nous avons décidé, mon amoureux et moi, de démarrer notre projet de chansons pour enfants (à partir d’un livre-disque que nous avions créé quelques années plus tôt). Ce projet est devenu beau et grand, nous fait vivre une panoplie d’émotions et nous amène à nous dépasser continuellement.

Mes enfants ont des parents qui entrent difficilement dans le moule. Nous travaillons parfois les soirs, souvent les fins de semaine. Ils se font parfois garder plusieurs jours et nuits quand nous partons en tournée. D’autres fois, nous les amenons avec nous (je vous invite à lire cette belle aventure). Nous avons une maison modeste. Ça fait des années que nous n’avons pas voyagé en famille. Or, ils peuvent généralement venir dîner à la maison et ne fréquentent le service de garde qu’en cas d’extrême urgence. C’est le choix que nous avons fait pour avoir un équilibre.

Vous allez peut-être me dire: « Oui, mais toi, ce n’est pas pareil. Tu as du guts! » Non, je n’en ai pas plus que vous. Je suis une stressée, angoissée. J’ai plein de peurs, de craintes. Je ne suis pas toujours positive, j’ai mes hauts et mes bas. J’ai simplement pris la décision d’essayer des affaires, de prendre le contrôle sur ma vie, parce que personne ne peut le faire à ma place!

Ce matin, suite à l’écoute du film d’animation, j’ai envie de vous dire qu’avec toutes les facettes de notre personnalité, nous pouvons faire ce que nous voulons de notre vie. Soyons créatifs. Soyons ouverts. Osons sortir du moule. Soyons colorés et colorons le monde qui nous entoure. Soyons un modèle pour nos enfants: tout est possible. Soyons fous!

Come on darling
You can take my hand
Blowing kisses in the wind
We’ll fly away
In our dreams
From the boxes
They’ll put us in 

(Charlie Winston)

Les enfants ont cette capacité de s’émerveiller. Je sais que ce n’est pas toujours facile de prendre le temps pour cela, mais inspirons-nous d’eux. Faisons un détour pour admirer, découvrir un nouveau coin, un nouvel angle de notre vie rangée. Ne soyons pas des éteignoirs; soyons des phares. Soyons le feu de Bengale qui met des étoiles dans les yeux. Permettons à nos enfants de développer leurs passions et leur potentiel. Encourageons-les. Soyons à l’écoute de ce qu’ils veulent. Soyons fiers d’eux. Soyons fiers de nous.

En écrivant ces mots, je me le rappelle aussi à moi-même, car je suis comme vous: pressée, expéditive, soucieuse et paresseuse à l’occasion! J’y vais souvent par le chemin le plus court… Or, le chemin le plus long est parfois le plus riche en expériences de toutes sortes!

Alors, ce matin, je vous souffle des baisers dans le vent et vous emmène dans un rêve un peu fou. Fffffffffff!

Que feriez-vous si vous pouviez vous évader de la boîte? Qu’attendez-vous pour le faire?

Anne-Lune xxx

Une question de différence

Quand on a une tête différente, on se fait poser des questions. Plein de questions!

Parfois, on se fait aussi inviter, dans différents médias, pour parler de notre différence.

Pendant les vacances des Fêtes, je me suis rendue à Beloeil pour rencontrer l’animatrice Marie-Ève Gaudreau, qui avait des questions à me poser au sujet de la pelade.

Si vous êtes déjà posé la question: « Anne-Lune… pourquoi des fois, tu as des cheveux, et d’autres fois, tu n’en as pas? » La réponse dans la vidéo ci-bas!

P.S. J’étais enrhumée! Excusez ma voix faible et mes petits yeux larmoyants! 😉

P.P.S. Le sujet vous intéresse?

 

Lancement de la vidéo promo du nouveau spectacle!

Depuis quelque temps, je planche sur mon prochain album de chansons pour enfants. J’ai longtemps hésité sur le chemin à prendre, sur la thématique à aborder. Allais-je parler d’environnement, comme dans Le Grand jeu Enviro-fruit? Allais-je aborder un thème précis ou y aller selon l’inspiration?

Finalement, l’épreuve que j’ai vécue cet été m’a donné le coup d’envoi : j’allais parler aux enfants d’estime de soi. Après tout, il n’est jamais trop tôt pour avoir des outils pour s’accepter tel que l’on est, avec nos particularités. Je me dis que cela pourra peut-être contribuer à faire de nos enfants de grandes personnes confiantes et sereines!

Je me suis posée la question: « Que faut-il faire, pour être bien dans sa peau? » J’ai envie de vous la poser, chers lecteurs. Avez-vous des trucs pour être bien dans votre peau? Comment aidez-vous vos enfants à s’accepter tels qu’ils sont? Comment leur enseignez-vous à être heureux? J’ai hâte de lire vos idées!

Curieux de voir ce que j’en pense? Découvrez quelques-unes de mes réponses dans cette toute nouvelle vidéo promotionnelle, réalisée par le talentueux Terry Marseille!

Dans mon nouveau spectacle, les enfants et moi allons bouger! Nous allons danser! Ça va être un spectacle super positif, qui va nous donner envie de nous dépasser et d’être de meilleures personnes. La musique sera des plus entrainantes. Attention! Jean-François et moi vous préparons des refrains qui vous accrocheront dès la première écoute! Je suis certaine que vous allez apprécier les écouter à la maison et en voiture! De plus, ce sera parfait pour mettre de la vie dans les écoles, les garderies, les festivals et les salles de spectacle! Yahouuuuu! Ça va être GÉNIAL! Comme vous pouvez le constater, j’suis bien, bien, bien excitée par ce beau projet!

J’ai hâte d’aller vous voir, partout au Canada, avec mes nouvelles chansons! Pour de plus amples informations, je vous invite à aller consulter la page Nouveau spectacle 2017 et à joindre mon équipe chez Pierre Gravel international.

Mais d’ici là, j’ai encore beaucoup de pain sur la planche. Je retourne au boulot. Prenez le temps d’écouter ma petite vidéo promo : c’est court et plein d’amour!

À bientôt, les amis lunatiques!  😉

Idée originale et production
Anne-Lise Nadeau et Jean-François Munger, Productions Mundo

Réalisation, direction photo, caméra, montage
Terry Marseille
www.tmprod.tv
www.vimeo.com/tmprod

Remerciements
Merci à La Cabosse d’Or d’Otterburn Park.
Merci à la direction, au service de garde et aux enfants de l’école St-Damase.
Merci à Isabelle Munger, chorégraphe.
Merci à Terry Marseille pour son oeil artistique.
Merci à deux de mes enfants pour la figuration.
Anne-Lune xx