Catastrophe! Mon enfant a des poux!

Depuis que mes enfants sont en âge d’aller à l’école, à chaque rentrée scolaire, nous recevons une feuille avec quelques indications concernant la pédiculose. Je la lis en diagonale; c’est tellement répétitif! De plus, mes enfants sont sans doute immunisés… Ils n’en ont jamais eu! Ici, les poux, on les voit dans les livres, mais pas sur notre tête! Je pense cela jusqu’à ce matin pas comme les autres. Ma fille se pointe dans la cuisine en me disant: « Coudonc, Maman! Ma tête pique! Est-ce que j’ai des poux?! »

Le cœur battant, je m’approche de la longue chevelure de ma fille. J’ose à peine bouger les cheveux. Tsé, je ne sais pas à quoi ça ressemble, en vrai, des poux! Sur les images que j’ai vues jusqu’à maintenant, ils ont toujours l’air horrible, parce qu’ils sont grossis plus de 20 fois pour mieux les observer… Est-ce que ça saute comme une puce? Vais-je me faire attaquer?! (J’exagère à peine!)

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Source: Clipartpanda.com

Je commence à tasser les cheveux de façon à voir le cuir chevelu de ma grande. À un moment, ça y est: je vois une bestiole microscopique se promener! CATASTROPHE! Les poux sont entrés chez nous! Ma fille se met à pleurer, m’assurant qu’elle a bien lavé ses cheveux, la veille. Je la rassure en lui disant que ce n’est pas parce qu’elle est malpropre. Les poux, ça voyage de tête en tête et ça n’épargne personne. Ce n’est donc pas une affaire de classe sociale non plus. Ça peut arriver à n’importe qui!

Il est trop tôt pour aller à la pharmacie, qui est encore fermée. J’avertis l’école de la situation et je garde ma fille à la maison pour lui faire un traitement le plus rapidement possible. Pas question qu’il aient le temps de faire des p’tits! En attendant, nous en profitons aller sur Internet pour s’éduquer un peu. (N’ayez crainte, je lui épargne les images d’horreur que l’on peut y trouver, quand on fait une recherche sur le sujet!) Puis, quand la pharmacie ouvre enfin ses portes, nous allons demander conseil à notre pharmacien. Après discussion, il prescrit un shampoing à ma cocotte.

Comment éliminer les poux?

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Source: Nyda.ca

Il existe plusieurs produits. Le shampoing prescrit par notre pharmacien, c’est celui de marque Nyda. (Je tiens à mentionner que je ne suis pas commanditée par la marque, loin de là! J’ai seulement constaté que c’était très efficace! Le pharmacien vous conseillera le meilleur traitement, en s’assurant qu’il n’y a pas contre-indication pour vous ou votre enfant.) C’est assez dispendieux, mais remboursé par la RAMQ. Il existe depuis deux ou trois ans, semble-t-il. Il est très huileux et permet de couper l’oxygène aux poux ET aux lentes (donc moins de danger de résistance). Puisque c’est gras et que l’applicateur est un vaporisateur, je place une serviette sur les épaules de mon enfant pour ne pas tacher son chandail. J’applique le produit sur des cheveux secs (sur toute la longueur, de la racine aux pointes) et je le laisse agir 30 minutes. Ensuite, je passe le peigne très fin (fourni dans l’emballage) pour retirer les poux et les lentes, en prenant bien soin de passer toute la chevelure. Je rince le peigne à l’eau chaude à chaque fois. C’est vraiment dégoutant de voir ce qui se trouve sur la tête de mon enfant! Beurk!

Par la suite, je laisse agir le produit pendant huit heures sur la chevelure de l’enfant. Après ces longues heures d’attente, je peut donner un ou deux shampoings normaux pour retirer le produit. Je passe à nouveau la chevelure au peigne fin pour m’assurer  qu’il n’y a plus de poux. C’est très efficace! Ma fille retrouve sa tête normale! Quel soulagement!

Une fois le traitement fait, s’il n’y a plus de poux, on peut envoyer l’enfant à l’école ou la garderie.

On doit répéter le traitement après neuf jours. Évidemment, on vérifie souvent la tête des membres de la famille pour ne pas avoir de mauvaises surprises! Il n’est toutefois pas nécessaire ni conseillé de faire des traitement à titre préventif, sur la chevelure d’une personne non infectée.

De notre côté, la catastrophe aura duré plusieurs semaines. Mes deux garçons ont aussi eu des poux, plusieurs jours plus tard! (Misère!) Je reconnais maintenant rapidement les symptômes: la tête qui gratte et les petites égratignures de l’enfant qui s’est gratté la nuque. Je vais avoir appris à la dure! Pfffff! (Certaines personnes ne se grattent pas la tête. Alors, il faut tout de même prendre le temps de vérifier!)

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Mon enfant est infecté. Que faire pour limiter la propagation?

On lave tout ce qui a été en contact direct avec la personne infectée: literie, manteau, tuque, vêtements, peluches. On met les textiles la sécheuse pendant 20 minutes, si possible. Ce qui ne peut être lavé ou mis à la sécheuse, on le met dans un sac de plastique bien fermé et on envoie ça à l’extérieur de la maison (idéalement dans un cabanon!) pendant environ 10 jours.

On passe l’aspirateur sur les divans, matelas, siège d’auto. On nettoie les brosses et les peignes à l’eau très chaude savonneuse.

On vérifie les têtes régulièrement semaines suivantes. C’est vraiment important: parole de maman qui a eu à répéter le cycle de traitement et nettoyage trois fois en un mois!

Que faire pour éviter d’avoir des poux?

On rappelle à nos enfants de ranger leur tuque, foulard ou casquette dans la manche de leur manteau. On évite de prêter ou emprunter des élastiques, barrettes, des chapeaux, une brosse ou un peigne à des camarades. On attache les cheveux longs.

On évite de coller sa tête à celle d’un autre. Eh oui, des fois, il faut réduire les câlins! 😉

Finalement, j’espère que ce billet vous permettra de moins paniquer, si ça vous arrive. Vous saurez quoi faire! Ça n’empêche pas que l’on puisse se sentir désespéré, quand ça arrive. Je vous comprends tellement! Puis, si jamais la tête vous gratte, en lisant mes mots, dites-vous que c’est aussi tout à fait normal! Hi! Hi!

Bonne chance, mes petits… poux! 😉

 

Des liens intéressants

http://www.sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/poux/traitements/

https://www.jeancoutu.com/sante/conseils-sante/gagnez-la-bataille-contre-les-poux/

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/634037/conseil-pou-lente-enfant-shampoing-peigne

 

Une question de différence

Quand on a une tête différente, on se fait poser des questions. Plein de questions!

Parfois, on se fait aussi inviter, dans différents médias, pour parler de notre différence.

Pendant les vacances des Fêtes, je me suis rendue à Beloeil pour rencontrer l’animatrice Marie-Ève Gaudreau, qui avait des questions à me poser au sujet de la pelade.

Si vous êtes déjà posé la question: « Anne-Lune… pourquoi des fois, tu as des cheveux, et d’autres fois, tu n’en as pas? » La réponse dans la vidéo ci-bas!

P.S. J’étais enrhumée! Excusez ma voix faible et mes petits yeux larmoyants! 😉

P.P.S. Le sujet vous intéresse?

 

Lancement de la vidéo promo du nouveau spectacle!

Depuis quelque temps, je planche sur mon prochain album de chansons pour enfants. J’ai longtemps hésité sur le chemin à prendre, sur la thématique à aborder. Allais-je parler d’environnement, comme dans Le Grand jeu Enviro-fruit? Allais-je aborder un thème précis ou y aller selon l’inspiration?

Finalement, l’épreuve que j’ai vécue cet été m’a donné le coup d’envoi : j’allais parler aux enfants d’estime de soi. Après tout, il n’est jamais trop tôt pour avoir des outils pour s’accepter tel que l’on est, avec nos particularités. Je me dis que cela pourra peut-être contribuer à faire de nos enfants de grandes personnes confiantes et sereines!

Je me suis posée la question: « Que faut-il faire, pour être bien dans sa peau? » J’ai envie de vous la poser, chers lecteurs. Avez-vous des trucs pour être bien dans votre peau? Comment aidez-vous vos enfants à s’accepter tels qu’ils sont? Comment leur enseignez-vous à être heureux? J’ai hâte de lire vos idées!

Curieux de voir ce que j’en pense? Découvrez quelques-unes de mes réponses dans cette toute nouvelle vidéo promotionnelle, réalisée par le talentueux Terry Marseille!

Dans mon nouveau spectacle, les enfants et moi allons bouger! Nous allons danser! Ça va être un spectacle super positif, qui va nous donner envie de nous dépasser et d’être de meilleures personnes. La musique sera des plus entrainantes. Attention! Jean-François et moi vous préparons des refrains qui vous accrocheront dès la première écoute! Je suis certaine que vous allez apprécier les écouter à la maison et en voiture! De plus, ce sera parfait pour mettre de la vie dans les écoles, les garderies, les festivals et les salles de spectacle! Yahouuuuu! Ça va être GÉNIAL! Comme vous pouvez le constater, j’suis bien, bien, bien excitée par ce beau projet!

J’ai hâte d’aller vous voir, partout au Canada, avec mes nouvelles chansons! Pour de plus amples informations, je vous invite à aller consulter la page Nouveau spectacle 2017 et à joindre mon équipe chez Pierre Gravel international.

Mais d’ici là, j’ai encore beaucoup de pain sur la planche. Je retourne au boulot. Prenez le temps d’écouter ma petite vidéo promo : c’est court et plein d’amour!

À bientôt, les amis lunatiques!  😉

Idée originale et production
Anne-Lise Nadeau et Jean-François Munger, Productions Mundo

Réalisation, direction photo, caméra, montage
Terry Marseille
www.tmprod.tv
www.vimeo.com/tmprod

Remerciements
Merci à La Cabosse d’Or d’Otterburn Park.
Merci à la direction, au service de garde et aux enfants de l’école St-Damase.
Merci à Isabelle Munger, chorégraphe.
Merci à Terry Marseille pour son oeil artistique.
Merci à deux de mes enfants pour la figuration.
Anne-Lune xx

 

La dame au coco tout nu : la suite!

coco-rase-foulardIl y a une semaine, je faisais mon « coming out ». J’annonçais haut et fort que je m’étais fait raser la tête, suite à une crise sévère de pelade. Si vous n’avez pas lu le début de l’histoire, je vous invite à en prendre connaissance par ici.

Une semaine plus tard, j’avais envie de vous dire comment je me sens.

Je dois vous avouer être passée par toute la gamme des émotions: triste, découragée, motivée, inquiète, apeurée, anxieuse, heureuse… Ouf! Grosse semaine!

Suite à ma sortie publique, d’abord avec mon article de blogue, puis dans les réseaux sociaux, j’ai reçu une vague d’amour incroyable. De nombreuses personnes ont pris le temps de m’offrir leur empathie, leur soutien et m’ont complimentée. Ça m’a tellement touchée! D’ailleurs, ça me touche encore. Certains messages m’ont même fait pleurer, par leur délicatesse. Je vous remercie d’avoir pris le temps de m’écrire. Ça m’a fait un bien fou. Quel boost d’énergie!

Il y aussi des gens qui m’ont partagé leurs soucis quant à leur propre perte de cheveux ou la pelade chez leur enfant. Quand on ose se révéler, on se rend compte qu’on n’est pas seul! On crée des liens. Ça fait du bien de pouvoir partager nos expériences!

Mais voici surtout ce que j’ai réalisé:

  • Être honnête envers soi-même, ça apporte la paix du coeur et de l’esprit.
  • Être transparent et montrer notre vulnérabilité, ça éloigne les commentaires négatifs. (Les zigotos-sans-filtre se taisent, parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas de prise pour nous blesser!) Je n’ai reçu aucun message négatif. Je m’y étais pourtant préparée!
  • Plonger dans la piscine, sans cheveux, c’est vraiment bizarre! On dirait que ma tête flotte! Ha! Ha!
  • Pouvoir décider de sauter dans la piscine juste avant une sortie (sans se décoiffer), c’est super pratique, par temps chaud.
  • Courir le coco au vent, sans casquette, ça sèche au fur et à mesure et c’est hyper rafraîchissant. (À condition que le soleil ne soit pas trop fort!)
  • Parlant de soleil, il faut absolument mettre de la crème solaire sur notre tête, quand on sort. Un coco qui brûle, c’est un coco qui pèle! Oups!
  • Avoir un coco rasé, c’est vachement pratique, en moto! On ne défait pas notre coiffure en mettant le casque. Yé!
  • Oser parler, ça ouvre le dialogue: quelques personnes m’ont confié porter une perruque aussi. Eh ben!
  • Le matin, quand je pars au travail sur un plateau de tournage, c’est pratique! Je ne mets pas de temps sur mes cheveux; j’enfile ma perruque une fois sur place et hop! Je suis prête!
  • Quand je cours, j’ai l’impression d’être plus rapide. Je suis maintenant super aérodynamique! Zouuuuum! (Bon, c’est peut-être juste dans ma tête, mais le feeling est l’fun en bébitte! Hi! Hi!)
  • Avoir le « guts » de lever le voile sur une réalité, ça attire parfois l’attention des médias. J’ai deux entrevues (une à la radio et une avec un blogueur sportif), la semaine prochaine!

Voici deux anecdotes que j’ai partagées, cette semaine, sur les réseaux sociaux. On peut constater l’évolution de mon affirmation!

On m’annonce que je reste pour faire d’autres scènes. On me change de personnage: je passe de la maman qui laisse sa fille à l’école secondaire pour incarner une femme, dans un refuge pour femmes. J’ai offert au styliste de retirer ma perruque. Il capotait et il trippait sur le look que ça donnait! J’ai vraiment hésité à poser ce geste, parce que ça montrait à tout le monde que j’avais une perruque, mais là, je suis super confo et en plus, le casting marche très bien! Enweye, la mère. Tu as décidé d’assumer? Ben ASSUME! Je suis fière de moi, j’avais envie de le partager avec vous! (10 septembre 2016)

Puis, trois jours plus tard…

Comment « casser » les mauvaises langues? Arriver en coco rasé à mon tournage, placer ma perruque sur ma tête, dans la salle de figuration (devant tout le monde), ouvrir le dialogue avec les collègues qui ont des points d’interrogation dans les yeux et répondre ainsi à tous ceux qui se posent aussi des questions! Tout le monde va finir par savoir et, éventuellement, on n’en parlera plus, de mes cheveux! (13 septembre 2016)

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Être différent, ça ne doit pas nous empêcher de sourire!

Au début, quand j’allais conduire mes enfants à l’école, je portais toujours mon petit bonnet en fibres de bambou. Maintenant, j’y vais la tête nue. Même chose quand je cours: au début, je courais toujours avec une casquette, puis maintenant, je laisse ma tête prendre du soleil (après tout, il ne faut pas que je passe tout l’hiver avec un coco blanc). Je me garde encore une petite gêne quand je sors dans des lieux publics, à l’intérieur: je mets donc mon bonnet pour aller faire l’épicerie, à l’aréna, au magasin, etc. Ça me gêne davantage quand les gens sont proches, mais ne me demandez pas pour quelle raison… Je ne la connais pas. Étrange. À analyser!

Ce qui me plaît, c’est que j’ose de plus en plus être moi. J’ai écrit aux directeurs de casting avec lesquels je travaille régulièrement que j’avais maintenant trois « looks » à leur proposer: tête rasée, cheveux longs et cheveux courts. L’un d’eux m’a même convoquée pour un tournage, en me suggérant la perruque à porter cette journée-là! J’étais touchée et surprise de voir son ouverture d’esprit!

Ma confiance en moi est revenue. J’ai recommencé à travailler sur mes projets. J’ai arrêté de m’apitoyer sur mon sort. La vie continue! Oui, cela aura été une crise à gérer, un bout plate à vivre. Maintenant, je regarde vers l’avant et j’avance, tout simplement. Cheveux ou pas cheveux, je continuerai de sourire à la vie!

Le jour où je suis devenue chauve

Non, je n’ai pas le cancer. Non, je ne mourrai pas. Non, je ne fais pas de chimio. Je vais bien. Je suis pétante de santé! Mais… Oui, il y a un « mais ».

Je vais bien, MAIS je fais de la pelade. Et c’est ça qui m’a forcée à prendre une grande décision : me raser le coco.

QUOI?! Anne-Lune! Tu as RASÉ TES CHEVEUX?!

Oui. Attends, je t’explique. Et si je me dévoile ainsi, en toute transparence, c’est parce que j’espère que la perte de cheveux ne soit plus un tabou et qu’on puisse plus facilement en parler. Puis, tu vas voir, l’histoire termine bien!

La pelade, quossé ça?

La pelade, c’est une maladie auto-immune. Pour faire une histoire courte, ça veut dire que mon système pense que mes cheveux sont un corps étranger et que, pour cette raison, il les rejette. Les cheveux tombent généralement par petites plaques, ici et là. Ça fait des petits ronds sans cheveux. On ne connaît pas encore l’origine ou la source de cette maladie. On sait toutefois que lorsqu’il y a quelqu’un qui fait de la pelade dans la famille, on a plus de risques d’en faire. Ce n’est pas nécessairement dû au stress non plus (même si, de mon côté, je ne suis pas la personne la plus zen en ville).

Pour les femmes, avec les cheveux longs ou mi-longs, ça se cache plutôt bien. On se sert du reste des cheveux pour cacher les trous. Jusque là, pas de quoi écrire une lettre de plainte officielle à notre système immunitaire! J’ai fait un épisode de pelade vers 5 ans, puis entre 9 et 11 ans, puis je n’ai eu aucun symptôme pendant une vingtaine d’années. J’ai toutefois recommencé à en avoir il y a environ sept ans (après la naissance de mon p’tit dernier). Depuis, c’est une lutte continuelle.

Au secours! Le feu est pris sur ma tête!

Au début de l’été, j’ai senti que je perdais davantage de cheveux. J’avais l’impression d’assister à un exercice d’évacuation de ma tête, mais sans que les cheveux reviennent faire leur boulot par la suite! Ça a été dur sur mon moral. J’en ai parlé avec ma médecin. On avait le choix de continuer le même traitement qu’avant (une lotion de cortisone à appliquer sur les plaques dénudées et un suivi chez le dermatologue) ou d’essayer autre chose.

Peu avant mon rendez-vous, une amie m’avait parlé d’une mousse de minoxidil qui fonctionnait à merveille sur sa tête. Bon, elle ne fait pas de pelade, mais à voir les bébés cheveux qu’elle avait, j’avais envie d’essayer! Ma médecin était d’accord. Je suis donc repartie de son bureau avec une prescription. Mon amie m’avait dit que ça pouvait prendre trois mois avant de faire effet.

J’ai été patiente. L’été a passé. Je perdais des cheveux. Encore des cheveux. Une poignée le matin. Une autre dans la douche. Une autre en sortant de la douche. Je laissais des cheveux partout dans la maison, même dans la nourriture que je cuisinais (au grand dam de ma famille). Je voyais mon toupet s’amincir. C’était rendu impossible de le coiffer. Puis, les plaques se sont agrandies. Si bien que, cette semaine, c’était rendu impossible de cacher les trous. J’avais l’air d’un papy qui essaie de cacher sa calvitie!

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Frapper le mur

Je me suis rendu compte que ma situation commençait à changer mes comportements. Dans les estrades, au hockey, je me plaçais tout en haut pour éviter que quelqu’un voie le dessus de ma tête. Je portais une casquette. Je n’allais plus faire faire le pipi du chien en avant de la maison, j’allais plutôt à l’arrière, pour ne pas que quelqu’un me voie la chevelure amincie. J’avais du mal à me regarder dans le miroir. Le simple fait de prendre une douche était devenu un cauchemar, car c’est en lavant mes cheveux, même tout en douceur, qu’ils tombaient par poignées… Jusqu’à remplir le petit filtre au fond de la douche. (Oui, je le vidais chaque fois, n’ayez crainte!)

J’ai tenté d’obtenir un rendez-vous avec ma dermatologue, mais c’était impossible d’avoir une consultation rapidement. Et encore là, même si cela avait été possible, le traitement n’est pas magique! Quand je vais la voir, elle me fait des injections de cortisone dans le cuir chevelu, mais ça prend des semaines avant de voir des cheveux pousser… Il me fallait donc faire quelque chose rapidement pour retrouver un peu de dignité, de fierté, d’estime de moi-même. J’avais atteint le point de rupture.

Réfléchir en courant

Lors de mes sorties de course à pied, je réfléchissais. Il faut dire qu’elles sont longues, ces sorties! Je suis en plein cœur de mon entraînement en vue du Marathon de Niagara Falls… Alors, je courais. Longtemps. Le hamster qui se trouve dans ma tête courait aussi! Qu’allais-je faire? J’ai pensé acheter une perruque naturelle, pour pouvoir continuer à travailler sans que rien paraisse. (Pour ceux qui ne le savent pas, je suis chanteuse et comédienne… C’est un métier où l’image et le casting sont extrêmement importants.) J’aurais pu faire semblant que rien n’avait changé, tricher un peu. Ça n’aurait peut-être pas guéri mon cœur fragile, mais j’aurais pu jouer la comédie, justement, et continuer ma petite vie.

Or, je ne suis pas comme ça. Je suis transparente. Je n’aime pas mentir aux autres ni à moi-même. Je me suis dit: « C’est ça. Tu prônes le bien-être, la santé physique et mentale. Tu veux lancer le message aux enfants qu’ils sont uniques, différents, et que c’est bien ainsi. Tu veux qu’ils soient bien dans leur peau, et la première chose à laquelle tu penses en voyant ta tête décimée, c’est de la cacher! La cacher pour ne pas choquer. Pour ne pas bouleverser. Pour ne pas que les gens posent de questions. Ça ne fonctionne pas, ton affaire, Anne-Lune! »

Vivre l’expérience à fond

C’est alors que j’ai décidé de me raser la tête. Je me suis dit que ce serait plus simple à gérer : moins de difficulté à appliquer la lotion, moins de cheveux qui traînent partout, moins de traumatisme à chaque douche. De toute façon, il n’y avait pas dix millions de solutions rapides.

Bon. Dans un monde idéal, j’aurais fait une collecte de fonds pour faire le Défi Têtes rasées de Leucan. Or, le monde, il n’est clairement pas idéal ces jours-ci. N’oubliez pas : il y a le feu sur ma tête. Il faut faire quelque chose!

Peut-être que vous vous demandez pourquoi j’ai pris la décision de me montrer le crâne dénudé. Je vais vous dire franchement… Au départ, c’était parce que je savais que j’allais vouloir courir et que… ben… courir avec une perruque… euh… Ça ne me tente vraiment pas! J’ai essayé de m’imaginer en train de laver ma perruque en vitesse, au retour de mes entraînements, puis de tout sécher et replacer… Misère ! C’est bien trop compliqué ! Puis, je savais qu’on finirait par voir mon crâne nu à un moment donné. Ça ne me tentait pas de stresser avec les coups de vent (il me semble de voir la perruque voler avec les feuilles mortes, lors d’une journée de grandes bourrasques automnales!), perdre ma perruque en me penchant, ainsi me faire démasquer et mourir de honte…! Aussi bien passer le bout « rough » tout de suite!

Le bout « rough », je suis en plein dedans. Mon chum m’a aidée à raser ma tête lundi. Il faut dire que c’est un habitué; il a lui même le coco tout nu! Il l’a fait avec beaucoup de tendresse et d’amour, pour que j’aille mieux. J’ai pleuré. Un crâne de pelade, ce n’est pas un beau kiwi tout doux de quelqu’un qui fait le Défi Têtes rasées. C’est marbré. C’est tout croche. C’est inégal. Exactement comme l’état de mon cœur à ce moment précis.

On a rasé le tout à la peau.

La réaction des enfants

Quand mes enfants m’ont vue sortir de la salle de bain, ils ont été vraiment surpris. J’ai vu les larmes monter aux yeux de mon plus jeune.

– Maman, je t’aimais mieux avec tes cheveux!

– Je sais, mon amour. Moi aussi, je m’aimais plus avec des cheveux. Mais là, mes cheveux ne voulaient plus rester sur ma tête. Ils étaient tous en train de tomber. C’est normal que tu trouves ça bizarre. On va s’habituer. Je n’ai pas le cancer. Je ne mourrai pas. Ça va repousser.

Partir décanter au chalet

Malgré l’expérience traumatisante, les photos avant, pendant et après le rasage, le timing était plutôt bien choisi. J’avais loué un chalet pour aller me ressourcer et écrire pendant deux jours. Je n’ai jamais fait ça auparavant. Je dois vraiment être rendue une grande fille…!

J’ai eu deux jours pour écrire (mon but: écrire de nouveaux textes pour mon prochain album pour enfants!), mais aussi pour faire la paix avec ma nouvelle image. L’image d’une fille qui a décidé de faire un pied de nez à la pelade, qui va s’amuser à trouver de jolis foulards et bijoux pour féminiser son look. Qui va devoir expliquer et se justifier, aussi.

Faire face à mes peurs

Vous avez, au bout du clavier, une fille qui a « la chienne ». (Excusez l’expression, mais c’est vraiment ça!) Une fille qui se prépare à répondre aux mille et une questions. Qui va devoir assumer sa nouvelle image et « dealer » avec le regard des autres. Une fille qui a peur de les entendre chuchoter dans son dos:

Penses-tu qu’elle a le cancer?

Ou encore…

Elle n’aurait pas dû raser ses cheveux! C’est laid, une fille rasée!

J’ai peur que mes enfants se fassent narguer, à l’école. J’ai peur qu’on m’aime moins. J’ai peur de ne plus travailler autant. (Pourtant, je compte acheter une perruque pour garder un look plus « commun », pour mes tournages et auditions.) Oui, je suis morte de peur! Mais je me dis que les gens qui ont le cancer doivent vivre avec des peurs bien plus grandes. On ne meurt pas de la pelade. Mes cheveux vont repousser! Alors qu’on peut mourir du cancer. Je suis donc des plus solidaires avec eux, je tente de trouver la force en moi pour monter aux barricades!

Attention: montée de lait!

Ce que les gens diront dans mon dos, ça leur appartient. S’ils veulent la vérité, ils viendront me poser des questions ou ils viendront me lire ici! J’ai envie que les gens sachent ce que c’est, la pelade. Oui, ça peut te désorganiser une estime de soi. Oui, ça peut conduire à la dépression. Oui, c’est dur! On DOIT en parler.

On vit tous des bouts difficiles, à un moment ou un autre de notre vie. La vie, ce n’est pas juste de beaux petits statuts Facebook «c’est-donc-beau-c’est-donc-bon-j’suis-donc-chanceux ». Cessons de jouer les autruches. On a parfois les pieds dans la merde. On se demande comment on va nettoyer tout ça. On a parfois l’impression que c’est notre vie elle-même qui participe à un exercice de feu… Comme si on était dans ce manège en forme de soucoupe volante, dans les expos agricoles, et où tout « spinne » tellement vite qu’on reste là, complètement figé, collé au mur.

Puis, on se ressaisit. On prend des décisions pour améliorer notre sort. On va chercher de l’aide. On pleure. On ose demander l’appui de nos proches. On vit l’expérience à fond pour apprendre quelque chose de tout ça. On se montre, pas nécessairement sous notre meilleur jour, mais en toute honnêteté. Pourquoi? Pour montrer aux autres que, s’ils vivent des moments plus difficiles, ils ne sont pas seuls.

Je ne suis pas «une chevelure ». Je ne suis pas une moins bonne chanteuse, comédienne, mère, blonde, femme ou amie parce que je n’ai plus de cheveux. Au contraire, je pense que mon coeur va devenir encore plus grand. Il pourra davantage accepter la différence, aimer inconditionnellement. Il pourra mieux comprendre la souffrance des autres.

Avoir les cheveux rasés m’offre aussi la possibilité de porter toutes sortes de perruques et de styles… Je suis allée voir une spécialiste à la Clinique capillaire Cartier, à St-Hyacinthe. Marie-France a été un ange! Elle m’a fait essayer plusieurs perruques avant que je puisse faire mon choix. Mon chum a pris des photos. Nous avons eu bien du plaisir! Je suis sortie de la boutique tellement de bonne humeur! Elle offre un super service après-vente, en plus. C’est rassurant.

J’ai réalisé que je peux correspondre à bien des castings, finalement! Lequel des looks préférez-vous? 😉

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En terminant, si vous voyez une femme avec un crâne rasé, dites-lui qu’elle est belle, tout simplement. Je vous assure… Ce sont les mots les plus doux que l’on puisse entendre.

P.S. N’oubliez pas que dans quelques mois, je vais retrouver mes vrais cheveux! Tout ça est TEMPORAIRE! 😉

N.B. Vous pouvez lire la suite de ce billet par ici: La dame au coco tout nu : la suite!

Photographies : Jean-François Munger
Illustration : Anne-Lune

Le rêve olympien d’une lunatique sédentaire

Ces jours-ci, les Jeux olympiques battent leur plein à Rio, au Brésil. Comme à chaque édition, je suis émue de voir les athlètes à l’oeuvre. Que de détermination, de force, de discipline, de compromis, de rêve! Aujourd’hui, j’ai pensé vous partager mon parcours sportif et comment je me suis laissée inspirer par les athlètes olympiques.

Une enfant dans la lune et… assez sédentaire

Quand j’étais petite, je rêvais d’être olympienne. Je n’étais pourtant pas sportive… Étant la quatrième enfant d’une famille au revenu modeste, on ne m’inscrivait pas à des sports. J’ai donc appris à nager en observant mes parents, dans la piscine familiale. J’ai fait du vélo. J’ai marché… Vous savez, ces sports individuels qui ne coûtent pas une fortune!

À l’école, je n’étais pas particulièrement douée pour les sports. Je m’amusais à botter le ballon de soccer et je jouais au ballon chasseur, pendant les récréations. En sixième année, j’ai joué au basketball, sur l’heure du midi. J’ai bien aimé! Il fallait bien qu’il y ait des avantages à être grande!

L’hiver, je faisais du ski de fond avec ma famille. Nous n’allions pas dans les centres de ski ou de plein air. C’était mon père qui battait la piste, dans les champs et les boisés de notre village. Pendant les Jeux olympiques d’hiver, je me souviens m’être mise dans la peau de Myriam Bédard, la triple médaillée olympique en biathlon. Je m’imaginais que je filais comme l’éclair (même si je ne connaissais que le style « classique » et que j’avais de vieux skis!). Je me voyais sur un podium. Mais ça s’arrêtait là. Ma petite vie d’adolescente continuait. Je ne demandais pas à mes parents de m’inscrire à des cours ou à un club. Ça restait dans mes rêves, dans mon imaginaire.

Puis, au secondaire, les arts de la scène ont pris toute la place. Chorale, stage-band, harmonie, improvisation, théâtre, radio-étudiante, spectacle amateur, alouette… Si bien qu’il n’y avait pas de place pour le sport, dans mon horaire! N’ayant pas la piqûre, ça ne me manquait pas. En fait, je n’y pensais même pas! Ça me fait drôle de penser à ça, aujourd’hui!

Lunatique sédentaire 1

L’élément déclencheur

Un jour, il y a eu un prof. CE prof. Vous savez, le genre d’enseignant qui marque votre vie? J’avais 18 ans. J’étais dans un cours d’éducation physique, les yeux encore un peu endormis. Dans son petit « speech » du début du cours, il nous a dit que le sport, ça avait des bienfaits sur le corps dans l’immédiat et que ça allait aussi donner de la qualité à la fin de notre vie. On augmentait les chances de vivre plus vieux et en santé. Wow! Moi, j’avais le pouvoir d’ajouter de belles années à ma vie! Je n’en revenais pas. J’ai décidé de prendre le contrôle de ma santé.

C’est drôle qu’à 18 ans, cet argument ait changé ma façon de voir le sport. J’ai inclus des séances de cardio et de musculation à mon horaire. Voyant ma détermination et mon horaire serré, le prof ouvrait même le gym pour moi, le matin, quand il donnait son cours dans la pièce adjacente. Je n’en revenais pas! Depuis, je n’ai jamais arrêté de bouger, à part pendant mes grossesses (quand le ventre et le médecin ne me le permettaient plus!) ou tout juste après avoir accouché.

Mettre un pied devant l’autre

Depuis un peu plus de cinq ans, j’ai développé une passion pour la course à pied. Je courais d’abord avec ma poussette double (de type « remorque de vélo ») et mes jumeaux. Puis, quand j’ai eu mon petit dernier, je courais avec un seul enfant à bord de ma poussette « baby jogger ». Ça me procurait un bien immense! Influencée par mes amis, je me suis inscrite à mes premières courses, puis à un demi-marathon, puis à des marathons. La course me permet de m’évader, d’être seule avec moi-même, de réfléchir, de créer, de respirer le grand air, de voir les beautés de la nature et des saisons… Je cours autant l’hiver que l’été, de -40 à +40 degrés.

Il y a quelques mois, j’ai même pu me classer parmi les premières femmes et ce, à trois reprises. Oui, oui! Moi, la « pas sportive »! La « p’tite mère »! La « grande », un peu maladroite! Ce n’étaient pas de bien grandes compétitions, vous vous en doutez peut-être. Je n’étais pas parmi les élites, mais j’ai eu droit à mes petits moments de gloire, surtout dans mon for intérieur! Pour la femme au coeur d’enfant que je suis, j’avais atteint mon « rêve olympien » de petite fille. Pour moi, monter sur un podium, même dans une petite ville du Québec, c’était déjà beaucoup!

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Ma face de fille fière! Premier podium à vie! Demi-marathon d’Oka, 20 avril 2014

Aujourd’hui, je cours pour me dépasser moi-même, pas nécessairement pour dépasser les autres et monter sur le podium. C’est le plaisir de participer à de beaux événements avec des amis d’un groupe de course (vive Facebook pour les belles rencontres que j’y ai faites!), qui me plaît par-dessus tout. Il ne faut pas oublier le plaisir de m’entraîner, de prendre soin de moi, de me botter le derrière pour sortir prendre l’air à tous les jours (parce que non, ça ne me tente pas toujours!)… Le chemin qu’on parcourt AVANT le jour de la course est aussi – sinon plus – important que l’épreuve elle-même!

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En septembre prochain, j’allierai mes trois passions: les enfants, la musique et la course à pied. En effet, le Marathon Rock’n Roll Oasis de Montréal m’a demandé d’être, pour une deuxième année, ambassadrice pour le P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes. C’est fou quand je pense au chemin parcouru. Je suis passée de la jeune artiste lunatique à une carrière de chanteuse qui est… porte-parole d’un événement de course à pied pour les jeunes! Je ressens un grand bonheur à aider les enfants à développer le goût de bouger dès leur jeune âge!

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Anne-Lune, ambassadrice du P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal, septembre 2015

Influence olympienne

Ces jours-ci, mes enfants aiment beaucoup écouter les compétitions des Jeux olympiques. Parmi leurs sports préférés, il y a la natation. Hier, j’étais attendrie de les voir faire des relais quatre nages, dans la piscine. Les générations se suivent et se ressemblent peut-être plus que ce que les médias rapportent. Les athlètes olympiques inspirent et font rêver. En tous cas, moi, je me laisse emporter par la frénésie des Jeux, comme lorsque j’étais enfant!

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Petit sportif concentré, août 2016

Et si nous nous laissions inspirer par ces athlètes qui font preuve de grande détermination dans l’atteinte de leurs objectifs, qui font tout pour réaliser leurs rêves? Ils ont beaucoup à nous apprendre et pas seulement du côté « sport »! Quand on veut, on peut. Mais pour pouvoir, il faut d’abord se mettre en action! Qu’attendons-nous pour nous mettre en marche vers nos objectifs? Et si nous nous donnions enfin la chance d’essayer?

*Pour inscrire vos enfants au P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal et venir courir avec moi le 25 septembre prochain, c’est par ici!

Un « service de garde » pour les 0-102 ans

Je viens de visionner un segment de l’émission Format familial, de Télé-Québec, au sujet d’un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) qui, en plus de donner des services aux personnes âgées, héberge une petite garderie. Wow! Quelle bonne idée!

En 1993, Nancy Gaudet a eu l’idée d’implanter une garderie dans l’établissement que ses parents avaient mis sur pied dix ans plus tôt. Aujourd’hui, les soixante-neuf résidents du Manoir Soleil de Chambly côtoient quotidiennement les enfants de la garderie Aux p’tits rayons.

La garderie se trouve dans un local, au sous-sol. À cet endroit, les amis peuvent bouger, se déguiser, faire du bruit. L’éducatrice monte régulièrement dans le centre d’hébergement avec sa petite troupe pour que les enfants puissent faire des activités avec les personnes âgées. Ils apprennent très tôt ce qu’on peut faire et ne pas faire, autour des aînés. Par exemple, on leur apprend à ne pas courir et à ne pas crier, quand ils vont les visiter.

Les tout-petits, comme les personnes âgées, ont des coups de foudre amicaux et créent des liens. Dans le reportage, Madame Gaudet raconte qu’il est déjà arrivé qu’une personne âgée à laquelle les enfants s’étaient attachés décède. C’est alors une occasion pour l’éducatrice de parler de la mort avec les enfants, en toute simplicité.

Plusieurs personnes âgées aimaient les enfants, avant de se retrouver au centre d’hébergement. Même vieillissantes et malades, elle continuent de les aimer! C’est donc un grand bonheur pour les résidents de recevoir des câlins, de passer du temps avec les enfants et même de bercer les bébés. (D’ailleurs, cette partie du documentaire est très touchante! Ouf! J’ai eu les larmes aux yeux en voyant le monsieur être tout ému, alors qu’il berçait un bébé!)

Je vous invite à aller visionner le reportage. Je vous le dis, ça donne envie d’avoir de tels établissements partout! Ce doit être très stimulant, pour les enfants et les aînés.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que vous aimeriez envoyer votre tout-petit dans une telle garderie? Pourquoi?

 

Recette d’eau saline maison

Ah, l’hiver, et ces petits et gros virus qui courent de chambre en chambre, puis de maison en maison! Vous savez probablement qu’un bon truc pour éviter les complications dues au rhume, c’est d’utiliser une solution saline et un vaporisateur pour le nez. J’ai trouvé la recette que l’Hôpital Ste-Justine propose à ses petits patients. Je vous la partage, parce qu’au prix que cela coûte en pharmacie, cela vaut vraiment la peine de prendre quelques minutes pour la faire, à la maison!

Alors, voici.
Dans une casserole, on mélange :

  • 4 tasses d’eau du robinet
  • 1 ⁄ 4 cuillères à thé (2ml) de bicarbonate de soude (« petite vache »)
  • 1 cuillère à thé (5ml) rase de sel de table

On fait bouillir pendant 10 minutes. Ensuite, on agite la solution et on la laisse refroidir.

On nettoie des petites bouteilles et les compte-gouttes (ex : bouteilles de SalinexMD avec et sans compte-gouttes) à l’eau chaude savonneuse ou au lave-vaisselle et on les rince bien pour enlever les résidus de savon. On remplit les petites bouteilles de la solution d’eau salée préparée.

On peut conserver au réfrigérateur le reste de la solution préparée dans un contenant propre et étanche (j’ai utilisé un pot Mason). Il serait intéressant d’écrire la date dessus, car on ne peut pas garder la solution plus de sept jours. Pendant la semaine, on peut remplir les petites bouteilles, au besoin, mais on laisse tempérer l’eau avant de la mettre dans le nez de notre petit coco… De l’eau froide dans le nez… Pouah! Ce n’est pas agréable!

Pour ne pas propager les vilains microbes, on utilise une bouteille par enfant. On écrit le nom de l’enfant sur la bouteille.

Peu coûteuse, la solution d’eau saline est vraiment une bonne protection contre les virus et peut nous épargner une visite chez le médecin! Yé!

Cette solution a été adaptée de la recette élaborée par l’AAAAI (American Academy of Allergy, Asthma & Immunology). Elle peut remplacer les solutions de SalinexMD, d’HydrasenceMD ou les sachets de Sinus RinseMD.

Pour consulter la brochure de Ste-Justine, cliquez ici.