Quand une anecdote donne naissance à une pub

J’ai envie de vous raconter une tranche de vie. Dans la vie, je suis chanteuse (de formation), mais la vie m’a amenée à travailler également comme comédienne sur scène et au petit écran. En février dernier, j’ai vu passer un casting ouvert aux comédiens clients de la compagnie Rogers. Nous devions tout d’abord écrire à la directrice de casting pour lui raconter une anecdote s’étant passée avec notre téléphone. J’ai décidé de me lancer.

J’en ai raconté deux. Dans l’une d’entre elles, je racontais que j’étais artiste pour enfants, que je voyageais beaucoup et que mes enfants et moi nous servions beaucoup de FaceTime, pour communiquer. J’ai donc toujours mon téléphone avec moi, quand je suis sur la route. À tout moment, mes enfants apparaissent sur mon écran pour me raconter leur journée, me poser des questions (où sont mes bas de soccer, Maman?) ou me demander des bisous à distance. Cette histoire a touchée l’équipe de casting, qui m’a ensuite proposé de faire une vidéo d’audition. Je devais raconter mon histoire devant la caméra.

Je me suis préparée rapidement; je n’avais pas beaucoup de temps pour réaliser le tout. J’ai même demandé la collaboration de mes enfants, à leur arrivée de l’école. Puis, j’ai envoyé la vidéo, sans trop réfléchir.

L’équipe a aimé. La directrice de casting a proposé ma candidature à l’agence de pub, puis l’agence de pub a proposé ma vidéo à la compagnie Rogers.

Les jours ont passé. J’ai eu des meetings téléphoniques avec le réalisateur de Vancouver, le producteur de Toronto et l’équipe de création de Montréal. Je devais leur donner de la matière pour créer une pub qui allait nous ressembler et plaire à l’équipe de Rogers. « Est-ce que tes enfants font de la musique? Du sport? Que faites-vous quand vous êtes ensemble? » (Ici, je traduis, mais les appels-conférence étaient faits en anglais! Ouf! De quoi me dérouiller!) Quand ils ont su que deux de mes enfants allaient participer à un concours, Primaire en spectacle, et que nous aimions jouer de la musique, à la maison, ils ont décidé de prendre cette voie pour la création du scénario.

Finalement, le processus a suivi son cours et un mois et demi plus tard, nous tournions la publicité en question. C’est rare, des délais sont aussi longs, dans le monde de la pub.

L’équipe a travaillé de façon hyper-méticuleuse. Nous avons fait un essayage de costume à domicile; du jamais vu. Nous avons même reçu la visite du réalisateur de Vancouver et du producteur de Toronto à la maison. Ils voulaient rencontrer mes enfants pour qu’ils se sentent à l’aise, lors des jours de tournage. Je n’en revenais pas!

Nous avons été présents sur le plateau deux jours. Mes enfants (jumeau-jumelle de 10 ans) ont été extrêmement professionnels et patients. J’étais si fière d’eux!

Par la suite, je suis allée enregistrer la voix hors-champ en studio. J’ai eu le bonheur de faire ma voix en français, puis en anglais (même si j’ai un accent). Après tout, c’est la publicité qui représente le Québec! 😉

La publicité a été tournée avec un souci du détail, tant du côté « image » que du côté « émotion ». Le réalisateur voulait du « vrai ». Ce fut si agréable de travailler avec cet artiste talentueux et passionné! Mes enfants ne parlaient que de lui! Merci, Shaun!

Je tiens également à remercier Rogers, Tsu11Publicis Montréal, Casting Quarters, mon agente Lucie Charland, Daphnée Férole, de l’Agence Brigitte Rivet, ainsi que tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci du fond du coeur pour votre confiance. Depuis que la publicité est en ondes, nous nous en faisons parler à tous les jours!

Tourner une publicité inspirée d’une anecdote de notre propre vie, ça n’arrive pas tous les jours! Ce fut une expérience des plus enrichissantes, pour mes enfants et moi. Cela restera assurément dans nos souvenirs de famille!

En terminant, voici la FAMEUSE publicité! (Version anglaise.)

(Je ne l’ai pas trouvée en français, en ligne, encore. Ça viendra sûrement! En attendant, je vous mets une captation faite avec un cellulaire, quand elle passe à la télévision!)

Et des photos souvenir…

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Le garçon aux p’tits oiseaux

Ou quand on ose proposer autre chose que la Pat’ Patrouille

Mon père est un passionné d’oiseaux. Plus que ça, en fait. C’est un passionné de photographie d’oiseaux. Les gens de son village le connaissent. Étant un grand marcheur, on peut l’apercevoir, armé de son téléobjectif, à l’affût du moindre battement d’ailes. Il a même un accès privilégié au terrain de certains citoyens, qui l’invitent à aller immortaliser les petites bêtes à plumes nichant chez eux.

C’est chouette, avoir un papa qui fait de la photographie d’oiseaux. Dans mon fil Facebook, j’ai une panoplie de clichés inspirant le calme et le grand air. J’apprends les noms des oiseaux, leurs particularités… C’est une belle passion qu’il partage avec nous, ses enfants, mais également avec son réseau.

Pour souligner l’anniversaire de mon plus jeune, mon père lui a écrit une magnifique lettre où il le comparait à un cardinal. Vous savez, ce bel oiseau rouge flamboyant? Fiston était tellement heureux… Il a gardé sa lettre précieusement.

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L’image accompagnant la lettre de mon père à son petit-fils. Une photo de cardinal prise à l’une de ses mangeoires. Crédit: Fabien Nadau

Puis, une semaine plus tard, ma mère m’a demandé: « Nous aimerions offrir un livre sur les oiseaux à ton coco. Penses-tu que c’est une bonne idée? Est-ce que ça fait « trop vieux »? » Hum. Bonne question! Dans les faits, le coco en question avait éclos huit ans auparavant… Un livre d’oiseaux en cadeau? Ben… pourquoi pas! Soyons fous! Faisons un pas à côté de la voie classique qui, elle, est parsemée de Playmobil, Lego, Beyblades et des personnages de la Pat’Patrouille!

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Le fameux livre reçu en cadeau. Crédit: Anne-Lune

Mes parents lui ont laissé le précieux sac, décoré d’un magnifique dessin de cardinal et débordant de papier de soie. Un vrai cadeau thématique!

À l’ouverture du sac, un point d’interrogation s’est dessiné dans le visage de fiston. Quand je lui ai expliqué ce que c’était, ses yeux sont devenus tout grands. Il s’est mis à le feuilleter frénétiquement. Il est tout de suite tombé sur la section « comment fabriquer une mangeoire », puis sur celle où l’on explique le mélange de graines à faire pour attirer tel ou tel type d’oiseau.

La fin de semaine suivante, je me suis rendue à la quincaillerie avec mon fils pour faire l’achat d’une mangeoire. Ça fait longtemps que j’en veux une, alors c’était un cadeau pour fiston, mais aussi pour moi! Nous avons finalement choisi un beau modèle de luxe: on voulait que nos oiseaux soient traités aux petits oignons! Hi! Hi!

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Roselin pourpré à l’heure de la collation. Crédit: Anne-Lune

Sur le chemin du retour, fiston me demandait sans cesse: « Quand est-ce qu’on arrive, Maman? » Il avait tellement hâte d’arriver à la maison et de montrer notre belle mangeoire à son frère, sa soeur et son père!

En arrivant à la maison, nous avons installé la mangeoire bien en vue, accrochée à une branche de l’arbre, devant notre maison. Chaque matin, nous nous faisons un plaisir d’observer les oiseaux qui viennent se remplir la panse: cardinaux, geais bleus, quiscales bronzés, juncos ardoisés, étourneaux sansonnets, sittelles à poitrine blanche, moineaux… Wow! Tant de couleurs et de formes différentes à admirer!

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Tourterelle triste et geai bleu, en file d’attente à la mangeoire. Crédit: Anne-Lune

Quand nous n’arrivons pas à reconnaître l’oiseau, nous cherchons dans le beau livre de mon garçon. Nous avons aussi débuté un cahier dans lequel nous notons la date et le nom des oiseaux que nous avons observés. C’est, en quelque sorte, un registre que nous pourrons consulter, au fil des années. Nous pourrons en apprendre davantage sur les migrations. Tout ça le ravit! Vous devriez le voir: il y a plein d’étoiles, dans ses yeux, quand il parle d’oiseaux. Puis, quand il part pour l’école, le matin, il me lance, complice: « Maman! N’oublie pas de regarder quels oiseaux vont venir, ce matin! »

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Notre registre « à la bonne franquette ». Crédit: Anne-Lune

La semaine dernière, une dame est allée faire une présentation sur les oiseaux, à l’école. Elle demandait aux enfants s’ils étaient capables d’identifier certaines espèces. À un moment, elle a montré l’image d’un pic. Les enfants ont tous répondu que c’était un pic-bois, sauf fiston, qui a précisé: « C’est un pic mineur. » La dame était, semble-t-il, bien impressionnée. J’étais bien fière de lui, quand il m’a dit ça… et lui aussi! « J’en ai vu un, quand je suis allé prendre une marche avec grand-papa! » m’a-t-il lancé, comme si c’était une évidence. Cré coco!

Après réflexion, j’ai l’impression d’avoir assisté à la naissance d’une passion. Mes parents ont osé offrir un cadeau « hors du commun » à mon enfant et je les en remercie. Ils ont allumé une étincelle. Est-ce une passion passagère? Peut-être. Peut-être aussi que ce cadeau restera gravé dans sa mémoire pour la vie! Ça ne m’étonnerait pas du tout!

Alors, osons! Osons sortir des sentiers battus et faire découvrir des choses aux enfants. Ils ne le réaliseront peut-être pas dans l’immédiat, mais un jour, ils vous remercieront peut-être de les avoir ouverts sur un nouveau monde!

 

P.S. Si vous souhaitez vous procurer ce livre, le titre est Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi, aux Éditions Broquet.

P.S. Un souvenir revient à ma mémoire, en écrivant ce texte (merci Maman!). En maternelle, mon autre fils rêvait d’avoir un livre sur le corps humain. C’est, encore une fois, ses grands-parents qui le lui ont acheté. Il avait fait une présentation sur le fonctionnement du système nerveux, dans sa classe. Ça m’avait tellement étonnée et impressionnée! Il voudrait devenir chirurgien. Il ne le sera peut-être pas, mais c’est beau de le voir rêver! Osons!

 

 

Sources photos:
‘Playmobil’ Producers Blast Weinstein Company in Cross-Complaint
https://www.lego.com/en-us/city/videos
http://www.nautiljon.com/animes/metal+fight+beyblade.html
http://hachette-jeunesse.com/paw-patrol-la-pat-patrouille

Qu’est-ce qu’elles ont, mes mains?

L’hiver, j’ai les mains gercées. En les observant, aujourd’hui, je me suis rappelé avoir écrit ce texte, du temps que je tenais le blogue Maternit-Anne. (Eh! Ça fait quand même plus de dix ans que je blogue!) Je vous le partage ici, parce qu’il est toujours d’actualité!

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Mes mains

La fin de semaine passée, je me suis fait demander, par une connaissance: « Oh! Mais qu’est-ce qu’elles ont, tes mains? Elles sont toutes rouges! »

J’aurais bien voulu répondre en long et en large. J’aurais voulu raconter que mes mains récurent des éviers, des bains, des douches. Qu’elles plongent dans l’eau pour frotter la vaisselle ou pour laver des visages, des petites fesses, des petits cheveux. Qu’elles font au bas mot une dizaine de brassées de lessive par semaine. Qu’elles détachent et plient des vêtements. Qu’elles accrochent des couches sur la corde. Qu’elles sortent les poubelles, le recyclage, le compost. Qu’elles paient des factures. Composent des numéros de téléphone. Qu’elles attachent des petits manteaux. Qu’elles gèlent, à l’extérieur, lorsque je dois enlever mes mitaines pour replacer un chapeau ou une mèche de cheveux qui traîne dans le visage d’un de mes enfants. Qu’elles passent sous l’eau et le savon à chaque fois que j’arrive à la maison. Chaque fois qu’un de mes enfants va au petit coin ou que je change une couche. Chaque fois que je prépare un repas. Que j’essuie un petit nez qui coule. Que je retourne à la préparation de la nourriture. Mes mains nourrissent.

J’aurais voulu répondre que mes mains battent la mesure. Qu’elles s’amusent sur les notes du piano ou les cordes de la guitare. Qu’elles immortalisent des souvenirs. Qu’elles communiquent à l’aide de gestes ou en chatouillant le clavier d’ordinateur. Mes mains, prolongement de ma pensée.

J’aurais voulu répondre que mes mains applaudissent les succès de l’un et de l’autre. Qu’elles essuient des larmes, flattent des dos, caressent des joues. Que même rugueuses, elles sont emplies de douceur.

J’aurais voulu exprimer tout cela. Mais comme je redoutais que l’on n’écoute la réponse, j’ai simplement dit: « Ben… Ce sont des mains de maman! »

(Présentes sur la photo: ma main et celle de mon plus jeune, quand il était bébé!)

Le rêve olympien d’une lunatique sédentaire

Ces jours-ci, les Jeux olympiques battent leur plein à Rio, au Brésil. Comme à chaque édition, je suis émue de voir les athlètes à l’oeuvre. Que de détermination, de force, de discipline, de compromis, de rêve! Aujourd’hui, j’ai pensé vous partager mon parcours sportif et comment je me suis laissée inspirer par les athlètes olympiques.

Une enfant dans la lune et… assez sédentaire

Quand j’étais petite, je rêvais d’être olympienne. Je n’étais pourtant pas sportive… Étant la quatrième enfant d’une famille au revenu modeste, on ne m’inscrivait pas à des sports. J’ai donc appris à nager en observant mes parents, dans la piscine familiale. J’ai fait du vélo. J’ai marché… Vous savez, ces sports individuels qui ne coûtent pas une fortune!

À l’école, je n’étais pas particulièrement douée pour les sports. Je m’amusais à botter le ballon de soccer et je jouais au ballon chasseur, pendant les récréations. En sixième année, j’ai joué au basketball, sur l’heure du midi. J’ai bien aimé! Il fallait bien qu’il y ait des avantages à être grande!

L’hiver, je faisais du ski de fond avec ma famille. Nous n’allions pas dans les centres de ski ou de plein air. C’était mon père qui battait la piste, dans les champs et les boisés de notre village. Pendant les Jeux olympiques d’hiver, je me souviens m’être mise dans la peau de Myriam Bédard, la triple médaillée olympique en biathlon. Je m’imaginais que je filais comme l’éclair (même si je ne connaissais que le style « classique » et que j’avais de vieux skis!). Je me voyais sur un podium. Mais ça s’arrêtait là. Ma petite vie d’adolescente continuait. Je ne demandais pas à mes parents de m’inscrire à des cours ou à un club. Ça restait dans mes rêves, dans mon imaginaire.

Puis, au secondaire, les arts de la scène ont pris toute la place. Chorale, stage-band, harmonie, improvisation, théâtre, radio-étudiante, spectacle amateur, alouette… Si bien qu’il n’y avait pas de place pour le sport, dans mon horaire! N’ayant pas la piqûre, ça ne me manquait pas. En fait, je n’y pensais même pas! Ça me fait drôle de penser à ça, aujourd’hui!

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L’élément déclencheur

Un jour, il y a eu un prof. CE prof. Vous savez, le genre d’enseignant qui marque votre vie? J’avais 18 ans. J’étais dans un cours d’éducation physique, les yeux encore un peu endormis. Dans son petit « speech » du début du cours, il nous a dit que le sport, ça avait des bienfaits sur le corps dans l’immédiat et que ça allait aussi donner de la qualité à la fin de notre vie. On augmentait les chances de vivre plus vieux et en santé. Wow! Moi, j’avais le pouvoir d’ajouter de belles années à ma vie! Je n’en revenais pas. J’ai décidé de prendre le contrôle de ma santé.

C’est drôle qu’à 18 ans, cet argument ait changé ma façon de voir le sport. J’ai inclus des séances de cardio et de musculation à mon horaire. Voyant ma détermination et mon horaire serré, le prof ouvrait même le gym pour moi, le matin, quand il donnait son cours dans la pièce adjacente. Je n’en revenais pas! Depuis, je n’ai jamais arrêté de bouger, à part pendant mes grossesses (quand le ventre et le médecin ne me le permettaient plus!) ou tout juste après avoir accouché.

Mettre un pied devant l’autre

Depuis un peu plus de cinq ans, j’ai développé une passion pour la course à pied. Je courais d’abord avec ma poussette double (de type « remorque de vélo ») et mes jumeaux. Puis, quand j’ai eu mon petit dernier, je courais avec un seul enfant à bord de ma poussette « baby jogger ». Ça me procurait un bien immense! Influencée par mes amis, je me suis inscrite à mes premières courses, puis à un demi-marathon, puis à des marathons. La course me permet de m’évader, d’être seule avec moi-même, de réfléchir, de créer, de respirer le grand air, de voir les beautés de la nature et des saisons… Je cours autant l’hiver que l’été, de -40 à +40 degrés.

Il y a quelques mois, j’ai même pu me classer parmi les premières femmes et ce, à trois reprises. Oui, oui! Moi, la « pas sportive »! La « p’tite mère »! La « grande », un peu maladroite! Ce n’étaient pas de bien grandes compétitions, vous vous en doutez peut-être. Je n’étais pas parmi les élites, mais j’ai eu droit à mes petits moments de gloire, surtout dans mon for intérieur! Pour la femme au coeur d’enfant que je suis, j’avais atteint mon « rêve olympien » de petite fille. Pour moi, monter sur un podium, même dans une petite ville du Québec, c’était déjà beaucoup!

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Ma face de fille fière! Premier podium à vie! Demi-marathon d’Oka, 20 avril 2014

Aujourd’hui, je cours pour me dépasser moi-même, pas nécessairement pour dépasser les autres et monter sur le podium. C’est le plaisir de participer à de beaux événements avec des amis d’un groupe de course (vive Facebook pour les belles rencontres que j’y ai faites!), qui me plaît par-dessus tout. Il ne faut pas oublier le plaisir de m’entraîner, de prendre soin de moi, de me botter le derrière pour sortir prendre l’air à tous les jours (parce que non, ça ne me tente pas toujours!)… Le chemin qu’on parcourt AVANT le jour de la course est aussi – sinon plus – important que l’épreuve elle-même!

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En septembre prochain, j’allierai mes trois passions: les enfants, la musique et la course à pied. En effet, le Marathon Rock’n Roll Oasis de Montréal m’a demandé d’être, pour une deuxième année, ambassadrice pour le P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes. C’est fou quand je pense au chemin parcouru. Je suis passée de la jeune artiste lunatique à une carrière de chanteuse qui est… porte-parole d’un événement de course à pied pour les jeunes! Je ressens un grand bonheur à aider les enfants à développer le goût de bouger dès leur jeune âge!

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Anne-Lune, ambassadrice du P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal, septembre 2015

Influence olympienne

Ces jours-ci, mes enfants aiment beaucoup écouter les compétitions des Jeux olympiques. Parmi leurs sports préférés, il y a la natation. Hier, j’étais attendrie de les voir faire des relais quatre nages, dans la piscine. Les générations se suivent et se ressemblent peut-être plus que ce que les médias rapportent. Les athlètes olympiques inspirent et font rêver. En tous cas, moi, je me laisse emporter par la frénésie des Jeux, comme lorsque j’étais enfant!

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Petit sportif concentré, août 2016

Et si nous nous laissions inspirer par ces athlètes qui font preuve de grande détermination dans l’atteinte de leurs objectifs, qui font tout pour réaliser leurs rêves? Ils ont beaucoup à nous apprendre et pas seulement du côté « sport »! Quand on veut, on peut. Mais pour pouvoir, il faut d’abord se mettre en action! Qu’attendons-nous pour nous mettre en marche vers nos objectifs? Et si nous nous donnions enfin la chance d’essayer?

*Pour inscrire vos enfants au P’tit Marathon 1 km Tel-Jeunes de Montréal et venir courir avec moi le 25 septembre prochain, c’est par ici!

La trame sonore de vos vacances

Quand nous sommes allés au Nouveau-Brunswick avec les enfants, cette année, j’ai fait une liste de lecture de chansons qui allaient faire passer les kilomètres plus rapidement. J’ai acheté les chansons que les enfants aimaient sur iTunes. Je les ai mises dans une liste de lecture et j’ai ajouté celles que nous avions déjà et qui étaient des « hits », aux yeux de notre famille.

Mes enfants adorent la musique. Ils ont leurs propres goûts. Souvent, quand on écoute la radio, ils accrochent sur une chanson: « Maman! Monte le son! » Et on se dandine au son de la musique!

Faire une « playlist » de vacances, ça sert à quoi?

Ça sert à créer des souvenirs! Ce qui est chouette, c’est que nous associons maintenant telle chanson à notre voyage au Nouveau-Brunswick, telle autre, à notre voyage au Saguenay ou tout simplement à des émotions positives. On écoute la chanson et on s’imagine les pieds dans le sable, on revoit la maison que nous avions louée ou les paysages qui défilaient sur les rythmes entraînants. En plus, ça nous prépare à remplir notre questionnaire pour notre passage à l’émission En direct de l’univers! (Ok, on peut bien rêver, non? Ha! Ha!)

Chacun sa « toune »

Pour que la magie opère, on essaie de mettre des chansons pour chacun des membres de la famille. Dans la nôtre, les trois enfants qui voyagent encore avec nous ont relativement les mêmes goûts, mais j’ai pris soin d’en ajouter pour mon chum et pour moi. Bon, les enfants rechignent un peu, mais je leur ai dit que nous aussi, nous avions le droit d’avoir nos chansons préférées, dans la liste!

Que trouve-t-on dans notre « playlist »?

Pour le moment, dans notre liste, on trouve ceci:

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Notre liste va probablement se peaufiner avec le temps. Des fois, on se rend compte qu’une chanson ne « lève » pas autant qu’on le voudrait ou qu’on est tannés de l’entendre. L’idée, c’est de faire en sorte qu’à chaque chanson, on fait: « Yé! Elle est bonne, celle-là! » Alors, on a le droit d’en ajouter et d’en retirer, au besoin! On peut aussi mettre des vieux succès… C’est vraiment selon nos goûts!

Et vous, qu’est-ce qui se trouve dans votre liste de vacances? Suggérez-moi des titres!

Bonnes vacances et bonne route!

P.S. Oui, vous pouvez mettre des chansons d’Anne-Lune, dans la liste, pour vos tout-petits! Hi! Hi! 😉

« Non, je n’en ai pas envie. »

« Non, je n’en ai pas envie. » C’est plate, comme phrase, hein! Pourtant, c’est celle que j’apprends à mes enfants, ces jours-ci.

Je m’explique. Comme nous sommes deux travailleurs autonomes, il y a beaucoup de jours où nous travaillons de la maison. Les enfants passent donc leurs étés avec nous. Ils ne vont pas au camp de jour. Certains de leurs amis ont aussi cette chance. Je considère que c’est vraiment une « chance », en 2016, de pouvoir passer son été à la maison, même si les camps de jours offrent des activités super chouettes! Alors, dès la moitié de l’avant-midi, les amis appellent ou viennent frapper à la porte. C’est la valse du « veux-tu venir jouer avec moi? » Même si des fois, ça ne laisse pas beaucoup de pause à la réceptionniste (moi!), c’est très bien ainsi. Je trouve ça sain!

Or, il arrive que mes enfants n’aient pas envie d’aller jouer avec des copains. Au début, je les voyais, mal à l’aise, avec leur ami au bout du fil, à essayer de trouver une raison pour ne pas sortir jouer avec eux. Puis, je leur ai expliqué qu’ils avaient le droit, de ne pas avoir envie de faire du « sôôôôcial », de préférer être seuls, tranquilles à la maison.

Je pensais que le message avait bien été intégré par mes enfants. Or, un jour, ma fille a dit un oui « de force » à une amie. Elle disait qu’elle avait dit oui, parce que sinon, son amie se mettait à pleurer. Ouf! Je les trouve bien jeunes, mes cocos, pour avoir à « gérer » ainsi les réactions des autres!

J’ai expliqué à ma fille qu’elle n’avait pas à dire oui « pour faire plaisir ». Que si ça ne lui disait pas de sortir jouer avec quelqu’un, elle n’avait qu’à dire: « Non, je n’en ai pas envie. » Je lui ai suggéré d’expliquer pourquoi, elle n’en avait pas envie. « Nous avons fait beaucoup de sorties, ces derniers jours, et je me sens fatiguée. J’ai envie de relaxer seule à la maison. » Elle pouvait aussi trouver un compromis: « Pour le moment, j’ai envie de jouer seule chez moi, mais si tu veux, cet après-midi, nous pourrions jouer ensemble. »

Quand on part de notre sentiment profond, notre ami ne peut pas nous reprocher de ne pas jouer avec lui! De plus, en étant honnête, on n’embarque pas dans des mensonges, qui eux, finissent rarement de façon très glorieuse. On est aligné avec nos émotions, avec notre petite voix intérieure. On est transparent. On sait poser nos limites. Les autres savent à quoi s’attendre, quand ils sont avec nous. Quand on est là, avec eux, ils sauront que c’est parce qu’on a vraiment envie d’être là.

En réfléchissant à tout cela, j’ai réalisé qu’en tant qu’adulte, nous avons parfois de la difficulté à dire: « Non, je n’en ai pas envie. » Peut-être que la leçon que je tente d’apprendre à ma fille et mes garçons peut me servir à moi-même! Il faudrait apprendre à dire non, quand le coeur n’y est pas. Apprendre à exprimer nos émotions en toute simplicité, en parlant au « je », sans blesser l’autre. Apprendre à trouver des compromis. Apprendre aussi que la réaction de l’autre ne nous appartient pas. On fait un bout de chemin en étant honnête, mais l’autre doit aussi apprendre à respecter notre « non ». Après tout, dans la vie, on ne reçoit pas que des « oui »!

Qui sait? En apprenant à nos enfants à être honnêtes envers eux-mêmes, à respecter leurs sentiments et à mieux exprimer leurs émotions, peut-être auront-ils de meilleures aptitudes à communiquer. Finalement, je suis certaine que ce sont des outils précieux qui leur seront utiles tout au long de leur vie de couple, sociale et professionnelle. Pourquoi ne pas en profiter pour grandir avec eux en leur montrant l’exemple?

Et vous, êtes-vous capable de dire non à une invitation? Et vos enfants?

 

Activités interactives pour enfants

Cet été La Presse+ offre à ses lecteurs une section Plaisirs d’été des plus dynamiques! Des activités interactives seront proposées aux jeunes (et jeunes de coeur) à chaque jour de la semaine.

Les lundis, les enfants pourront s’amuser avec des jeux sonores. Ils seront appelés à reconnaître des sons ou même des langues! IMG_1860 - copieLes mardis, c’est la géographie qui sera à l’honneur. Connaissons-nous notre planète? Vous pourrez tester vos connaissances!IMG_1861 - copieLes mercredis, les enfants pourront mettre leur talent artistique à l’oeuvre avec un dessin à colorie ou un dessin formé de points à relier. Les dessins seront inspirés de suggestions de sorties familiales.IMG_1862 - copieLes jeudis, place aux petits cuistots! La Presse publiera des vidéos de recettes simples à réaliser avec les enfants. Si je me fie au succès qu’ont les recettes filmées en accéléré, chez nous, il y a beaucoup de plaisir et d’inspiration en vue!
IMG_1863 - copieLes vendredis, les enfants seront appelés à participer au grand jeu de l’été. Ils auront cinq éléments de la nature à trouver au cours de la semaine pour récupérer un maximum de points! C’est presque comme le Grand jeu Enviro-fruit, finalement! 😉IMG_1864 - copieLes samedis, c’est le temps de lire un peu! Une bande dessinées sera mise en ligne, au plus grand plaisir des petits et grands lecteurs!
IMG_1865 - copieEt finalement, les dimanches, les lecteurs de La Presse+ pourront tester leurs connaissances sur divers thèmes grâce aux colles de la semaine. À noter: ils pourront choisir le niveau de difficulté. Bien pensé! IMG_1866 - copieMerci à La Presse+ pour ces bonnes idées! Ce sera une raison de plus pour avoir hâte d’ouvrir l’application, le matin! De quoi occuper les cocos en vacances qui, très bientôt, pousseront des « j’sais pas quoi faiiiiiiiire! » 🙂

 

Fin du défi des 7 berceuses en 7 jours

La semaine dernière, je me lançais le défi de publier sept berceuses en sept jours, pour souligner la dernière semaine avant la fin des classes et aider les parents qui avaient du mal à mettre leurs enfants au lit, en ce début d’été.

Le défi était de taille: essayer d’avoir le silence dans une maison pleine de vie, ce n’est pas facile!

Or, Jean-François et moi y sommes arrivés et nous avons beaucoup aimé l’expérience! J’ai même eu le bonheur de chanter avec mes jumeau-jumelle de 9 ans, pour la capsule numéro 7. Ça fait fondre un coeur de maman, ça! Arw!

Sachez que vous aurez accès à ces berceuses en tout temps. Alors, lors d’une grosse peine, pour calmer l’anxiété, pour relaxer avant de fermer les yeux ou tout simplement pour le plaisir, vous pourrez faire jouer cette liste de lecture toute douce à vos cocos!

En terminant, je vous souhaite de magnifiques vacances, les amis! Pour ma part, je vais écrire de nouvelles chansons (oui, oui!), profiter du plein air avec ma famille et donner des spectacles! Un beau programme estival!

On se revoit très bientôt!

Gros bisous,

Anne-Lune xxx

 

BON DODO – CAPSULE 4 SUR 7

C’est dimanche! Il y a de l’école et de la garderie, demain! Besoin de renfort pour mettre les enfants au lit? Vous êtes au bon endroit!

Ce soir, je vous présente une chanson qui parle d’une grande amitié brisée par une chicane. C’est un peu triste, mais ô combien joli! Et on espère que les amies se réconcilieront… Voici, avec beaucoup d’émotion, le grand classique À la claire fontaine!

Pour entendre les autres berceuses publiées pendant mon défi Sept berceuses pour les sept derniers dodos avant la fin des classes, voici une liste de lecture toute douce!