Coupable

« La culpabilité? On en accouche en même temps qu’on donne naissance à notre enfant! » se plaisait à lancer une de mes amies. Des fois, je me dis qu’elle n’a pas tort. En cette période estivale, on dirait que c’est encore pire!

En fait, je suis continuellement en train de gérer le travail que j’ai à faire et l’envie de profiter de l’été avec ma famille. Pour amplifier ce sentiment, j’ai l’impression de me faire bombarder de suggestions de sorties (le zoo, les baleines, l’aqua-parc Machin-Chouette, le parc thématique Truc-Muche, alouette!), d’images de monde en vacances, en voyage ou en camping. On monte dans la voiture pour aller faire quelques courses et on croise des motorisés gros comme des autobus, des voitures avec canots, kayaks ou vélos de montagne sur le toit. Et là, POUF! Ça me saute au visage: nous, qu’est-ce qu’on fait de cool, cet été?

« La vie d’artiste est pourtant si glamour! » vous dites-vous. Vous vous faites peut-être des scénarios incroyables de ce qu’on doit faire, pendant l’été. La réalité est parfois un peu plus… hum… ordinaire!

Ici, l’été, c’est le temps de travailler. Je travaille sur mon nouveau spectacle (je peaufine, j’ajuste, je corrige le tir), je veux tourner des images pour mes prochains clips, je sors donner des shows. Ce sont toutes des choses que j’adore, j’en conviens, mais ça occupe! Je travaille également à la pige sur les plateaux de tournage. Mon sonorisateur de chum travaille de longues heures hors de la maison, faute de remplaçant, à son boulot. Les soirs de semaine, c’est la valse d’un terrain de soccer à l’autre et, le weekend, c’est au tour de notre joueur de dek hockey de briller. Les semaines déboulent ainsi à une vitesse folle, depuis le début des vacances scolaires.

Quand j’entends mon réseau d’amis parler de tout ce qu’ils font pendant les vacances, je me trouve un peu « plate ». Depuis le début des vacances, nous essayons de prendre quelques jours de congé et nous n’y arrivons pas. Il y a toujours un contrat qui entre. Nous n’arrivons pas à refuser, car notre statut de travailleur autonome est précaire: dire non, ça veut parfois dire ne plus être rappelé! Évidemment, on ne veut pas se fermer des portes! Alors, les vacances se font reporter. Et encore. Et encore.

C’est là que la culpabilité embarque. Est-ce que je fais vivre de belles vacances à mes enfants? Vont-ils m’en vouloir, si on n’arrive pas à trouver le temps de faire un voyage? Vont-ils se souvenir d’une soirée de jeu de société en toute simplicité, de la crème glacée que nous avons mangée ou de notre sortie à vélo sous la pluie (voir la vidéo sur Facebook)?

Je poursuis ma réflexion. Qu’est-ce qui fait que des vacances sont mémorables, au fond? Passer du temps en famille? En amoureux? Est-ce que c’est le fait de changer la routine? De voir du pays? Quelles sont les activités essentielles? Vous savez, celles sans lesquelles ce ne seraient pas « les vacances »? Puis, est-ce si essentiel d’aller voir ailleurs si nous y sommes?

Ce foutu sentiment de culpabilité revient plusieurs fois par jour. Je prends le temps de surveiller mes cocos pour la cinquième baignade de la journée? Je me sens coupable de ne pas être en train de travailler. Je travaille sur mes projets? Je me sens « mère indigne » de ne pas être disponible pour que mes cocos puissent faire leur cinquième baignade de la journée! Je me sens sans cesse tiraillée entre le désir de prendre ça relaxe et le fait que la liste de choses à faire pour le boulot soit longue. Je ne me prends pas assez d’avance pour faire un souper? On grignote. Je grignote ma culpabilité, oui! Des fois, les quatre groupes alimentaires prennent le bord! Puis, la maison est en désordre. Il y aurait tant à faire pour qu’elle retrouve son éclat… La culpabilité salit mon esprit.

Hier matin, je suis tombée sur cet article de La Presse+. On y parle des gens qui choisissent de passer les vacances à la maison et même de la mode staycation. C’est comme si la vie me lançait un message: ce n’est peut-être pas si grave, de ne pas partir en voyage, durant l’été. Calme-toi, la mère!

Nous avons choisi de ne pas envoyer les cocos au camp de jour, cet été. Ayant des horaires atypiques, nous arrivons plutôt bien à nous relayer, mon homme et moi, auprès de nos chéris. Dans le pire des cas, on demande à un gardien ou une gardienne de venir passer la journée.

Quand j’étais jeune, mon père était enseignant. L’été, nous pouvions passer les vacances à la maison. J’adorais ça! Je souhaite permettre à mes enfants de vivre cette expérience: ne pas être pressé, relaxer, profiter de la piscine, jouer dehors, s’inventer des jeux… Je me dis qu’au fond, elle est peut-être là, notre richesse. À cette époque où le temps libre vaut de l’or, peut-être que c’est de ça que mes enfants se souviendront, quand ils seront grands. Après tout, je n’en ai jamais voulu à mes parents de ne pas avoir fait de voyage à Disney World ou à Cuba! Je les remercie de la liberté toute simple qu’ils m’ont permis de savourer.

Je suis curieuse… Comment ça se passe, chez vous, cet été? Pouvez-vous prendre des vacances du boulot? Organisez-vous vos vacances de A à Z ou laissez-vous de la place à l’improvisation? On est tous tellement différents, sur notre façon de gérer notre temps libre… Je trouve ça intéressant de voir ce qui est important pour vous!

Une chose est certaine: TOUT. EST. OK. Peu importe la façon de vivre nos vacances ou nos « pas de vacances », nous allons survivre et nous adapter. Essayons de rester zen, de vivre le moment présent (carpe diem!) et de trouver une façon de sourire, à chaque jour. Après tout, l’été, c’est la saison la plus chouette pour se permettre mille et un petits plaisirs à peu de frais. Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour offrir à la culpabilité… ses plus belles vacances!

 

 

 

 

 

 

Quand une anecdote donne naissance à une pub

J’ai envie de vous raconter une tranche de vie. Dans la vie, je suis chanteuse (de formation), mais la vie m’a amenée à travailler également comme comédienne sur scène et au petit écran. En février dernier, j’ai vu passer un casting ouvert aux comédiens clients de la compagnie Rogers. Nous devions tout d’abord écrire à la directrice de casting pour lui raconter une anecdote s’étant passée avec notre téléphone. J’ai décidé de me lancer.

J’en ai raconté deux. Dans l’une d’entre elles, je racontais que j’étais artiste pour enfants, que je voyageais beaucoup et que mes enfants et moi nous servions beaucoup de FaceTime, pour communiquer. J’ai donc toujours mon téléphone avec moi, quand je suis sur la route. À tout moment, mes enfants apparaissent sur mon écran pour me raconter leur journée, me poser des questions (où sont mes bas de soccer, Maman?) ou me demander des bisous à distance. Cette histoire a touchée l’équipe de casting, qui m’a ensuite proposé de faire une vidéo d’audition. Je devais raconter mon histoire devant la caméra.

Je me suis préparée rapidement; je n’avais pas beaucoup de temps pour réaliser le tout. J’ai même demandé la collaboration de mes enfants, à leur arrivée de l’école. Puis, j’ai envoyé la vidéo, sans trop réfléchir.

L’équipe a aimé. La directrice de casting a proposé ma candidature à l’agence de pub, puis l’agence de pub a proposé ma vidéo à la compagnie Rogers.

Les jours ont passé. J’ai eu des meetings téléphoniques avec le réalisateur de Vancouver, le producteur de Toronto et l’équipe de création de Montréal. Je devais leur donner de la matière pour créer une pub qui allait nous ressembler et plaire à l’équipe de Rogers. « Est-ce que tes enfants font de la musique? Du sport? Que faites-vous quand vous êtes ensemble? » (Ici, je traduis, mais les appels-conférence étaient faits en anglais! Ouf! De quoi me dérouiller!) Quand ils ont su que deux de mes enfants allaient participer à un concours, Primaire en spectacle, et que nous aimions jouer de la musique, à la maison, ils ont décidé de prendre cette voie pour la création du scénario.

Finalement, le processus a suivi son cours et un mois et demi plus tard, nous tournions la publicité en question. C’est rare, des délais sont aussi longs, dans le monde de la pub.

L’équipe a travaillé de façon hyper-méticuleuse. Nous avons fait un essayage de costume à domicile; du jamais vu. Nous avons même reçu la visite du réalisateur de Vancouver et du producteur de Toronto à la maison. Ils voulaient rencontrer mes enfants pour qu’ils se sentent à l’aise, lors des jours de tournage. Je n’en revenais pas!

Nous avons été présents sur le plateau deux jours. Mes enfants (jumeau-jumelle de 10 ans) ont été extrêmement professionnels et patients. J’étais si fière d’eux!

Par la suite, je suis allée enregistrer la voix hors-champ en studio. J’ai eu le bonheur de faire ma voix en français, puis en anglais (même si j’ai un accent). Après tout, c’est la publicité qui représente le Québec! 😉

La publicité a été tournée avec un souci du détail, tant du côté « image » que du côté « émotion ». Le réalisateur voulait du « vrai ». Ce fut si agréable de travailler avec cet artiste talentueux et passionné! Mes enfants ne parlaient que de lui! Merci, Shaun!

Je tiens également à remercier Rogers, Tsu11Publicis Montréal, Casting Quarters, mon agente Lucie Charland, Daphnée Férole, de l’Agence Brigitte Rivet, ainsi que tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci du fond du coeur pour votre confiance. Depuis que la publicité est en ondes, nous nous en faisons parler à tous les jours!

Tourner une publicité inspirée d’une anecdote de notre propre vie, ça n’arrive pas tous les jours! Ce fut une expérience des plus enrichissantes, pour mes enfants et moi. Cela restera assurément dans nos souvenirs de famille!

En terminant, voici la FAMEUSE publicité! (Version anglaise.)

(Je ne l’ai pas trouvée en français, en ligne, encore. Ça viendra sûrement! En attendant, je vous mets une captation faite avec un cellulaire, quand elle passe à la télévision!)

Et des photos souvenir…

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J’ai volé

Il y a plus d’un an, j’ai eu la chance de présenter une vitrine (extrait de spectacle) à la FrancoFête en Acadie. La FrancoFête, c’est un évènement où des producteurs, artistes et agents vendent leurs spectacles à des diffuseurs (salles de spectacle, festivals, municipalités, etc.). Il y a plusieurs évènements du genre, au Canada. La FrancoFête se tient à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Là-bas, j’y ai fait de belles rencontres. Par exemple, j’ai eu l’occasion de rencontrer une dame du Manitoba, responsable de la programmation au Centre culturel franco-manitobain. Elle a parlé avec mon agent, puis, peu après, je recevais une invitation à aller chanter à Winnipeg. C’était à l’automne 2015. Le mois de mai 2017 me paraissait alors bien loin! Or, nous y sommes, maintenant!

Le 8 mai dernier, nous devions planifier notre voyage : comment allions-nous faire voyager notre décor? Nous avons su que nous devions utiliser le service cargo de la compagnie aérienne, parce qu’un de nos emballages était trop grand. Nous ne savions pas comment cela fonctionnait. Ouf! C’était compliqué! Après deux heures à faire des appels, à mesurer et peser nos emballages, nous avons réussi à obtenir un prix et à aller de l’avant pour réserver la place pour nos précieuses illustrations géantes.

Jean-François (mon amoureux et partenaire, dans mon aventure lunatique) et moi avons bouclé nos valises le mardi 9 mai au matin. Nous devions arriver à l’avance à Dorval pour aller porter nos emballages à l’entrepôt du service cargo.

Arrivés sur place (merci, Google Maps!), nous avons fini par trouver le bâtiment. Nous nous sommes placés dans la file, mais rien n’indiquait que nous étions au bon endroit. Nous avons dû demander à quelques personnes comment cela fonctionnait, mais leurs réponses étaient minimales et floues. Notre voiture était entourée de gros camions et nous, de gens qui avaient l’air d’être des habitués de la place. Ma petite Anne-Lune mobile semblait minuscule, dans cet environnement. Et moi, je me sentais bien petite, dans mes culottes, avec mon décor de spectacle pour enfants! Hi! Hi!

J’ai vu arriver une cargaison de homards, puis de petits poussins qui faisaient « piou! piou! piou! ». C’était comique de voir tout ce qui voyage dans le ciel!

Nous avons fini par parler à un homme qui a pu nous aider. Nous avons pesé et mesuré à nouveau nos emballages, puis sécurisé le tout avec BEAUCOUP de « duck tape ». Avant de partir, j’ai demandé à JF de prendre une photo de moi avec mes emballages. « Au revoir, petits!  On se revoit à Winnipeg! » Ils ne doivent pas voir ça souvent, à l’entrepôt, des gens qui ont un tel attachement envers leurs colis!

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Par la suite, nous nous sommes rendus à l’aéroport pour arriver à temps pour notre vol. Nous avons stationné la voiture, attendu la navette (longtemps, pfff!), enregistré notre valise, passé la douane, dîné, marché pas mal (notre avion est arrivé à une autre porte que celle que celle qu’on nous avait indiquée), et, finalement, nous avons pu monter à bord de l’avion.

Cela prend environ deux heures et demie, sans escale, pour faire le voyage Montréal-Winnipeg. Il y a une heure de décalage avec le Québec.

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En arrivant, Hélène, la responsable de la salle de spectacle, est venue nous chercher. Nous sommes allés récupérer notre décor à l’entrepôt cargo, puis sommes allés préparer la scène à la salle de spectacle.

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Le mercredi matin, nous avons donné une représentation, puis nous avons pu profiter du reste de la journée pour aller visiter un peu la ville. Au menu: marche pour découvrir les principales attractions de St-Boniface, visite rapide du parc historique La Fourche (The Forks) et Musée canadien des droits de la personne de Winnipeg (c’est magnifique!). Nous avons donné un autre spectacle jeudi matin. Par la suite, nous avons repris l’avion vers la maison. Cette fois, notre décor a pris le même vol que nous jusqu’à Toronto, puis nous avons été séparés : nous avions une correspondance à prendre, alors que le décor allait faire le voyage Toronto-Montréal le lendemain matin. Nous avons dû retourner à Dorval pour le récupérer.

Quand j’étais petite, je voyais les artistes prendre l’avion et voyager avec leur musique. J’étais loin de m’imaginer qu’un jour, ce serait à mon tour de voler pour aller chanter, dans d’autres provinces de notre grand pays! Après avoir voyagé en avion en Alberta à deux reprises, puis à Matagami, à l’entrée de la Baie-James, voilà que j’ai pu visiter une ville du Manitoba. Et ce n’est pas fini! Le mois prochain, j’aurai le bonheur de me rendre à Vancouver, le temps de quelques spectacles! C’est vraiment chouette!

Je suis très fière, parce que nous travaillons très fort pour offrir des spectacles intéressants pour les enfants. Il y a trois ans et demie, nous avons mis notre petite boite de production sur pied. Depuis, nous apprenons de nouvelles choses à chaque jour. Nous avons la chance de compter sur une équipe solide et expérimentée, chez Pierre Gravel international, pour la gestion des engagements. D’ailleurs, je remercie mes collègues qui travaillent fort pour organiser ces voyages hors de notre province! Quand je pense à tout cela, je prends conscience de ma chance. Je la savoure, car je sais que c’est le rêve de bien des artistes!

Merci aussi à mes parents et à notre super gardienne Laurie qui prennent soin de nos cocos en notre absence. Sans vous, ces voyages ne seraient pas possibles!

Pour terminer, quel bonheur ce fut de vous présenter mon spectacle, amis du Manitoba! Merci pour votre accueil des plus chaleureux! J’espère avoir l’occasion d’aller vous revoir très bientôt! Je vous embrasse!

Je vous laisse avec quelques photos prises au cours de notre séjour!

Anne-Lune xx

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Partir sur la route pour travailler… en famille

Cette semaine, mon amoureux et moi devions partir sur la route pour aller donner des spectacles à Pohénégamook, Dégelis (Bas-St-Laurent) et Edmundston (Nouveau-Brunswick). Nous avons amené les enfants avec nous. Nous avons donc développé des trucs pour aller travailler et voyager en famille, tout en étant raisonnables côté dépenses. J’ai pensé vous partager notre expérience et nos astuces!

Aller travailler en famille? Mais… pourquoi?

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Ma super remorque de tournée!

L’an dernier, mon amoureux (qui est aussi mon associé!) et moi avons fait le choix d’acheter une voiture pouvant tirer une remorque afin de voyager en famille, lors de notre tournée de spectacles. Le besoin se faisait pressant: nous avions des spectacles prévus dans des régions éloignées de la nôtre et trouver une gardienne pouvant s’occuper de nos enfants pendant plusieurs jours devenait compliqué (je dirais même que c’était un stress ÉPOUVANTABLE pour moi)! De plus, comme la période de pointe côté contrats était durant la saison estivale, nous avions du mal à trouver du temps pour prendre des vacances avec les enfants. Nous avons donc convenu d’amener les mousses avec nous. Cela allait nous permettre de profiter de l’été et de voir du pays en famille. Même pendant l’année scolaire, il nous faut parfois les amener. Eh oui, je suis une mère indigne qui fait manquer de l’école à ses enfants! Disons qu’ils vivent des expériences… différentes!

 

Tournée = camping

L’an dernier, dans notre remorque, nous traînions presque en tout temps du matériel de camping. Nous ne voyagions pas léger, mais nous avions tout sous la main! Matelas de sol, sacs de couchage, tente, poêle de camping, vaisselle, nourriture… Tout le nécessaire à notre autonomie! Par exemple, nous avons profité du fait que nous avions un spectacle à La Malbaie pour partir une journée à l’avance et aller dormir dans un camping de l’Île-aux-Coudres! Nous pouvions aussi arrêter n’importe où en route pour préparer un repas.

En novembre dernier, nous avions un spectacle à donner à Moncton, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre de la Francofête en Acadie. Cette fois-là, comme la saison du camping était terminée, nous avons loué une maison sur AirBnB. C’était absolument fantastique! Les enfants avaient même accès à la cour pour pouvoir jouer au ballon et s’amuser, contrairement à une chambre d’hôtel. De plus, la maison étant équipée d’une cuisine, nous pouvions faire nos repas sur place. (Je sais que le principe d’AirBnB est discutable, mais quand on voyage beaucoup, je dois avouer que c’est fort pratique…)

Cette semaine, nous dormions toute la semaine dans des hôtels. À chaque endroit, nous avons fait la demande d’un lit pliant, car nous sommes cinq dans la chambre: deux adultes et trois enfants. Selon notre expérience, les hôtels chargent des frais d’environ 10$ par nuit pour le lit supplémentaire.

Nous avions aussi traîné avec nous un matelas de sol autogonflant et un sac de couchage. Pourquoi? Parce que des fois, les enfants font des crisettes pour ne pas dormir avec leur frère ou leur soeur… Alors, nous prévoyons le coup pour qu’ils puissent avoir chacun leur lit!

Les repas

Manger au restaurant à chaque repas, quand on voyage avec une famille de cinq personnes, ça coûte cher! Mon premier choix est d’avoir une chambre d’hôtel avec une cuisine. Or, c’est relativement rare et parfois, c’est vraiment trop cher. Quand nous avons le petit déjeuner inclus, avec la chambre, c’est chouette. Or, plusieurs jours de suite, ça peut devenir redondant! Notre solution? Nous réussissons à épargner en traînant un bac de vaisselle et une glacière de nourriture. Ainsi, nous avons de quoi nous faire à déjeuner le matin, dans la chambre d’hôtel, et nous avons des collations pour la journée. En mangeant dans la chambre, on peut aussi rester en pyjama! C’est plus relaxe!

Pour les autres repas, nous avons pris l’habitude de visiter d’abord les épiceries plutôt que les restaurants. Plusieurs supermarchés ont un comptoir de mets préparés qui coûtent une fraction du prix d’un repas au resto. Souvent, ils ont même un spécial du jour! On peut avoir une table d’hôte (entrée, plat principal, dessert et breuvage) pour moins de 10$ par personne. Par exemple, hier, nous sommes allés chercher un repas de poulet familial. Avec le breuvage, cela a coûté environ 22$! Ce n’est pas la grande gastronomie, on s’entend, mais ça fait le travail!

Certains hôtel ont un four à micro-ondes et un petit réfrigérateur dans la chambre. Cela permet de mettre des aliments au frais et de faire chauffer des plats. Par exemple, une soupe, une baguette de pain, des terrines et fromages ont fait un dîner tout simple et apprécié de tous!

La vaisselle

En tournée, nous apportons un bac avec les essentiels de cuisine (vaisselle en plastique durable de type « panier de pique-nique », ustensiles pratiques, dont un ouvre-boîte, une planche à découper et un couteau coupant). On peut s’équiper à peu de frais dans les magasins « à un dollar ». Nous apportons du savon à vaisselle dans une petite bouteille, un linge pour essuyer et un tampon à récurer. Eh oui, nous faisons notre vaisselle dans le lavabo de la salle de bain de la chambre d’hôtel! Ça fait un peu drôle, mais n’avez crainte. Nous rangeons le tout après chaque repas. Pas question de laisser la chambre en fouillis; ce serait un peu gênant, quand la femme de ménage vient!

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On fait la vaisselle dans la salle de bain de la chambre d’hôtel!

Astuce pour ne pas virer fou!

Quand on voyage avec des enfants, il faut prévoir des jeux pour les occuper. De préférence, nous choisissons ceux qui ne prennent pas trop d’espace, comme des jeux de cartes (Skip Bo, Uno et Mimiq sont très appréciés de notre famille). Nous traînons aussi un ballon. Cette semaine, nous avons trouvé un terrain de basketball près de notre hôtel. Nous avons pu aller bouger en famille. Les enfants étaient ravis… même sous la pluie!

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On traîne un ballon pour sortir bouger!

L’école sur la route

Si les enfants manquent des jours d’école pour nous accompagner en tournée, nous établissons des moments d’études avec eux. Par exemple, avant d’aller faire une activité, nous devons faire les leçons du jour.

L’été dernier, j’avais acheté des livres d’activités diverses en lien avec les matières scolaires. Les enfants ont beaucoup apprécié remplir des pages en voiture ou pendant que je préparais mes spectacles. (Il faut dire qu’ils aiment l’école, ça aide!)

 

Nous profitons aussi de nos voyages pour apprendre de nouvelles choses concernant la géographie, l’histoire ou la culture locale. De plus, ils nous voient nous débrouiller en respectant un certain budget: ça donne des leçons d’économie! Nous formons des petits voyageurs à l’esprit curieux et ouvert!

Autres apprentissages

Nos enfants nous donnent aussi un coup de main. Ils nous aident à sortir le matériel de la remorque et à monter le décor. L’été dernier, nous leur avions même assigné des tâches, pour éviter les chicanes et les tenir occupés. Notre fille s’occupait de la boutique (elle remplissait même ses rapports de vente et préparait le dépôt, au retour), un de nos fils s’occupait de filmer et prendre des photos, alors que le plus jeune aidait mon conjoint à brancher les fils de l’équipement de sonorisation. Ils avaient même chacun leur t-shirt de tournée, qu’ils prenaient plaisir à porter. Faire partie d’une équipe, c’est super cool!

Quand ils « travaillent » ainsi, ils apprennent à être polis, à se présenter devant des inconnus, à accomplir des petites tâches, à être patients et à avoir des responsabilités. C’est gagnant!

En conclusion

Finalement, partir en tournée en famille, c’est certainement beaucoup plus compliqué, plus demandant côté organisation et moins reposant que si je partais toute seule avec mon amoureux-partenaire. Or, si je partais plus de trois jours sans mes enfants, mon coeur de maman s’ennuierait et je passerais mon temps à regretter leur présence. Avec ce partage d’expérience, j’avais envie de vous démontrer qu’il y a des solutions, quand on désire adapter notre vie de famille à notre travail. Cela demande toutefois des efforts et des compromis. Il faut accepter de sortir du « moule », ne pas avoir peur de l’inconnu, savoir se « virer sur un dix cents » et utiliser notre « système D »! Une fois qu’on se lance, on assume notre choix et on vit avec les conséquences!

Et vous, voyagez-vous en famille? Quels sont vos trucs gagnants?