Catastrophe! Mon enfant a des poux!

Depuis que mes enfants sont en âge d’aller à l’école, à chaque rentrée scolaire, nous recevons une feuille avec quelques indications concernant la pédiculose. Je la lis en diagonale; c’est tellement répétitif! De plus, mes enfants sont sans doute immunisés… Ils n’en ont jamais eu! Ici, les poux, on les voit dans les livres, mais pas sur notre tête! Je pense cela jusqu’à ce matin pas comme les autres. Ma fille se pointe dans la cuisine en me disant: « Coudonc, Maman! Ma tête pique! Est-ce que j’ai des poux?! »

Le cœur battant, je m’approche de la longue chevelure de ma fille. J’ose à peine bouger les cheveux. Tsé, je ne sais pas à quoi ça ressemble, en vrai, des poux! Sur les images que j’ai vues jusqu’à maintenant, ils ont toujours l’air horrible, parce qu’ils sont grossis plus de 20 fois pour mieux les observer… Est-ce que ça saute comme une puce? Vais-je me faire attaquer?! (J’exagère à peine!)

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Source: Clipartpanda.com

Je commence à tasser les cheveux de façon à voir le cuir chevelu de ma grande. À un moment, ça y est: je vois une bestiole microscopique se promener! CATASTROPHE! Les poux sont entrés chez nous! Ma fille se met à pleurer, m’assurant qu’elle a bien lavé ses cheveux, la veille. Je la rassure en lui disant que ce n’est pas parce qu’elle est malpropre. Les poux, ça voyage de tête en tête et ça n’épargne personne. Ce n’est donc pas une affaire de classe sociale non plus. Ça peut arriver à n’importe qui!

Il est trop tôt pour aller à la pharmacie, qui est encore fermée. J’avertis l’école de la situation et je garde ma fille à la maison pour lui faire un traitement le plus rapidement possible. Pas question qu’il aient le temps de faire des p’tits! En attendant, nous en profitons aller sur Internet pour s’éduquer un peu. (N’ayez crainte, je lui épargne les images d’horreur que l’on peut y trouver, quand on fait une recherche sur le sujet!) Puis, quand la pharmacie ouvre enfin ses portes, nous allons demander conseil à notre pharmacien. Après discussion, il prescrit un shampoing à ma cocotte.

Comment éliminer les poux?

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Source: Nyda.ca

Il existe plusieurs produits. Le shampoing prescrit par notre pharmacien, c’est celui de marque Nyda. (Je tiens à mentionner que je ne suis pas commanditée par la marque, loin de là! J’ai seulement constaté que c’était très efficace! Le pharmacien vous conseillera le meilleur traitement, en s’assurant qu’il n’y a pas contre-indication pour vous ou votre enfant.) C’est assez dispendieux, mais remboursé par la RAMQ. Il existe depuis deux ou trois ans, semble-t-il. Il est très huileux et permet de couper l’oxygène aux poux ET aux lentes (donc moins de danger de résistance). Puisque c’est gras et que l’applicateur est un vaporisateur, je place une serviette sur les épaules de mon enfant pour ne pas tacher son chandail. J’applique le produit sur des cheveux secs (sur toute la longueur, de la racine aux pointes) et je le laisse agir 30 minutes. Ensuite, je passe le peigne très fin (fourni dans l’emballage) pour retirer les poux et les lentes, en prenant bien soin de passer toute la chevelure. Je rince le peigne à l’eau chaude à chaque fois. C’est vraiment dégoutant de voir ce qui se trouve sur la tête de mon enfant! Beurk!

Par la suite, je laisse agir le produit pendant huit heures sur la chevelure de l’enfant. Après ces longues heures d’attente, je peut donner un ou deux shampoings normaux pour retirer le produit. Je passe à nouveau la chevelure au peigne fin pour m’assurer  qu’il n’y a plus de poux. C’est très efficace! Ma fille retrouve sa tête normale! Quel soulagement!

Une fois le traitement fait, s’il n’y a plus de poux, on peut envoyer l’enfant à l’école ou la garderie.

On doit répéter le traitement après neuf jours. Évidemment, on vérifie souvent la tête des membres de la famille pour ne pas avoir de mauvaises surprises! Il n’est toutefois pas nécessaire ni conseillé de faire des traitement à titre préventif, sur la chevelure d’une personne non infectée.

De notre côté, la catastrophe aura duré plusieurs semaines. Mes deux garçons ont aussi eu des poux, plusieurs jours plus tard! (Misère!) Je reconnais maintenant rapidement les symptômes: la tête qui gratte et les petites égratignures de l’enfant qui s’est gratté la nuque. Je vais avoir appris à la dure! Pfffff! (Certaines personnes ne se grattent pas la tête. Alors, il faut tout de même prendre le temps de vérifier!)

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Mon enfant est infecté. Que faire pour limiter la propagation?

On lave tout ce qui a été en contact direct avec la personne infectée: literie, manteau, tuque, vêtements, peluches. On met les textiles la sécheuse pendant 20 minutes, si possible. Ce qui ne peut être lavé ou mis à la sécheuse, on le met dans un sac de plastique bien fermé et on envoie ça à l’extérieur de la maison (idéalement dans un cabanon!) pendant environ 10 jours.

On passe l’aspirateur sur les divans, matelas, siège d’auto. On nettoie les brosses et les peignes à l’eau très chaude savonneuse.

On vérifie les têtes régulièrement semaines suivantes. C’est vraiment important: parole de maman qui a eu à répéter le cycle de traitement et nettoyage trois fois en un mois!

Que faire pour éviter d’avoir des poux?

On rappelle à nos enfants de ranger leur tuque, foulard ou casquette dans la manche de leur manteau. On évite de prêter ou emprunter des élastiques, barrettes, des chapeaux, une brosse ou un peigne à des camarades. On attache les cheveux longs.

On évite de coller sa tête à celle d’un autre. Eh oui, des fois, il faut réduire les câlins! 😉

Finalement, j’espère que ce billet vous permettra de moins paniquer, si ça vous arrive. Vous saurez quoi faire! Ça n’empêche pas que l’on puisse se sentir désespéré, quand ça arrive. Je vous comprends tellement! Puis, si jamais la tête vous gratte, en lisant mes mots, dites-vous que c’est aussi tout à fait normal! Hi! Hi!

Bonne chance, mes petits… poux! 😉

 

Des liens intéressants

http://www.sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/poux/traitements/

https://www.jeancoutu.com/sante/conseils-sante/gagnez-la-bataille-contre-les-poux/

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/634037/conseil-pou-lente-enfant-shampoing-peigne

 

Mon petit dernier

Créer un album et réussir à aller jusqu’au bout de la démarche, c’est-à-dire de la recherche et création à l’impression et la distribution numérique, c’est vraiment un projet de taille; tous les artistes vous le diront. Ce n’est pas pour rien que l’on compare souvent cela aux étapes d’une grossesse: la gestation, l’accouchement et le bonheur de le présenter au monde!

Le 3 novembre dernier, je lançais mon tout nouvel album Mon baluchon, sur le thème de l’estime de soi. J’en suis très fière!

Je vous invite à lire le communiqué, si vous n’avez pas eu l’occasion de le faire!

Vous aimeriez vous le procurer ou l’acheter en cadeau? Profitez de la promotion du temps des Fêtes! À l’achat d’un cd, vous obtenez le dvd du premier spectacle. (Pst! Ça fait de beaux cadeaux pour les fêtes d’amis, aussi!)

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Mon petit dernier fait même partie des recommandations de cadeaux pour enfants du site de Véronique Cloutier! Quel honneur! Wow!

Dernièrement, je me suis rendue à l’émission Le régional de TVR9 (Rive-Sud de Montréal) pour parler de mon petit dernier à l’animatrice Marie-Ève Gaudreau. Voici l’entrevue!

Nous avons eu l’occasion de roder le spectacle dans les festivals, l’été dernier. Je suis maintenant prête à partir sur la route pour visiter les enfants dans les écoles, les garderies, les municipalités, les salles de spectacles et festivals, avec ce décor version améliorée!

J’ai hâte d’aller vous rencontrer, les amis lunatiques!

En terminant, pour vous donner un aperçu du spectacle, voici la bande-annonce!

 

 

Créer le calme

La neige qui tombait tout doucement, aujourd’hui, m’a donné envie d’un dimanche calme, loin de toute pression. J’ai sorti mes pinceaux, mon cahier, ma peinture et je me suis assise à la table, avec une petite musique d’ambiance. Mes enfants, qui jouaient aux jeux vidéo, sont tous venus voir ce que je faisais. Puis, j’ai entendu trois « Moi aussi! »

Je leur ai fait une place à la table et nous avons pris plaisir à créer ensemble.

– Qu’est-ce que tu dessines, Maman?

– Je ne sais pas. J’y vais selon l’inspiration.

– Tu te laisses aller, comme grand-maman?

J’ai éclaté de rire. « Oui, exactement comme grand-maman! »

Ma mère suit des cours de peinture et s’épanouit de semaine en semaine. C’est tellement beau de la voir!

Alors, mes enfants et moi nous sommes laissés aller, comment grand-maman! C’était un très beau moment!

Voici mon œuvre!

La neige qui tombait tout doucement, aujourd’hui, m’a donné envie d’un dimanche calme, loin de toute pression. J’ai sorti mes pinceaux, mon cahier, ma peinture et je me suis assise à la table, avec une petite musique d’ambiance. Mes enfants, qui jouaient aux jeux vidéo, sont tous venus voir ce que je faisais. Puis, j’ai entendu trois « Moi aussi! » Je leur ai fait une place à la table et nous avons pris plaisir à créer ensemble. « Qu’est-ce que tu dessines, Maman? » « Je ne sais pas. J’y vais selon l’inspiration. » « Tu te laisses aller, comme grand-maman? » J’ai éclaté de rire. « Oui, exactement comme grand-maman! » Ma mère suit des cours de peinture et s’épanouit de semaine en semaine. C’est tellement beau de la voir… Alors, mes enfants et moi nous sommes laissés aller, comment grand-maman! C’était un très beau moment! Voici ma création! #muses #mcommemuses #créerlemeilleurdesoi #inspiration #art #peinture #painting

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Il faut dire que nous avons aussi été inspirées par le magnifique livre Créer le meilleur de soi, de ma copine blogueuse Manon Lavoie. Si vous voulez créer le calme dans votre vie, c’est LE livre à lire! C’est de toute beauté et sans aucun doute la lecture la plus inspirante que j’ai faite depuis des années! Depuis que je déguste (c’est vraiment le mot!) les pages de ce bouquin, j’ai remis les crayons et les cahiers au centre de ma vie. Ça fait tant de bien à la girouette que je suis! Vous voulez en savoir plus? Allez voir le site de l’auteure: M comme muses.

Je vous souhaite d’oser prendre le temps de vous recentrer et vous détendre! Bon dimanche, les amis lunatiques!

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L’enfant qui lit

La vie de maman, ce n’est pas toujours rose. On a nos bons coups et… nos moins bons coups. Par exemple, certains de mes enfants rechignent sur à peu près toute la nourriture que je leur présente. D’autres ont des réactions vives, voire impolies, qui me font parfois douter de mes compétences parentales. Or, il y a une chose que je pense avoir réussie. Oui, une: celle d’avoir transmis l’amour de la lecture à mes enfants.

J’ai travaillé fort, pour ça! Ils n’avaient que quelques mois, quand je leur ai mis leurs premiers livres dans les mains. C’étaient des livres en plastique souple, qu’ils pouvaient traîner dans le bain et mâchouiller. Puis, vinrent les premiers livres cartonnés, les livres-disques, les auteurs d’ici et d’ailleurs. Je les ai inscrits à la bibliothèque dès leur jeune âge et nous la visitons encore régulièrement. Ils lisent également sur le iPad, quand on manque de lecture et que la biblio est fermée. J’ai tant de fois fait la lecture à mes petits, qui étaient blottis contre moi, sur le divan. Je me suis amusée à changer les voix des personnages et à changer le texte des livres qu’ils savaient par cœur. Maintenant qu’ils savent tous lire, nous essayons d’avoir, chaque soir, un moment de lecture et de calme, dans le lit, avant d’éteindre la lumière pour la nuit.

Hier, j’ai annoncé à mes enfants que nous allions les amener au Salon du livre de Montréal, aujourd’hui. Vous auriez dû voir leur réaction: ils étaient tellement contents! Ils l’étaient encore plus quand ils ont su que nous allions leur donner un petit budget pour qu’ils puissent se choisir des livres!

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Arrivés là-bas, je leur ai suggéré de faire le tour des kiosques, de prendre des photos des livres qui les intéressaient, puis de choisir leurs préférés. Or, ils bougonnaient… Ils voulaient tous aller directement au kiosque des livres qu’ils connaissaient, n’étaient pas ouverts à magasiner et parcourir les allées… Ouin. Pour l’ambiance, c’était un peu raté! Alors que je souhaitais leur faire plaisir et passer du bon temps en famille, je me retrouvais avec trois marabouts!

Heureusement, à un moment, ils sont arrivés au kiosque de la collection Big (ce sont des romans écrits avec de très gros caractères et ils les apprécient beaucoup). J’ai senti l’énergie changer. Les ondes se sont mises à vibrer: je les sentais tous les trois très excités et emballés d’avoir autant de choix! Ils ont décidé de choisir quelques livres dans ce kiosque. Ils ont même pu les faire dédicacer par les auteurs, qui étaient sur place. Ouf! Nous avions sauvé notre après-midi!

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Mon fils en compagnie de l’auteure Geneviève Guilbault

Par la suite, nous sommes revenus par un des premiers kiosques que nous avions visités pour faire nos derniers achats, puis nous sommes allés dîner. Nous avions apporté notre lunch et avons pu nous assoir dans l’espace Boîte à lunch (où il y a des tables, mais sans obligation d’acheter de la nourriture).

Les enfants avaient déjà le nez plongé dans leur livre, le sandwich d’une main et le roman de l’autre. Mon cœur était attendri! J’étais fière. Fière de l’héritage que nous avons réussi à passer à ces petits êtres. Quand on lit, on ne s’ennuie jamais!

Au retour, les cocos ont lu dans la voiture. À notre arrivée à la maison, ils ont lu encore. Avant le dodo aussi. De vrais passionnés! Trop mignon!

Si vous avez l’occasion, allez faire un tour au Salon du livre de Montréal, ce weekend! C’est jusqu’au lundi, 20 novembre. C’est vraiment impressionnant, tout ce qu’on y trouve et en plus, on y fait de belles rencontres! Si c’est trop gros, trop loin, trop « pas un bon moment » pour vous, prenez le temps d’aller visiter la bibliothèque de votre quartier. Il y a là aussi de belles découvertes à faire et, qui sait, peut-être de beaux moments de bonheur à partager avec vos enfants!

Sur ce, je vous laisse, j’ai de la lecture à aller dévorer! 😉

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Nouvelle capsule Web: Fabriquer un baluchon

Salut mon ami lunatique!

Comme tu le sais peut-être, le titre de mon nouveau spectacle est Mon baluchon. J’ai pensé te montrer comment fabriquer un baluchon, à la maison. Tu vas voir, c’est tout simple! J’espère que cela te permettra de t’inventer de belles aventures!

Si tu en fais un, envoie-moi une photo de toi et ton baluchon à cette adresse: info@anne-lune.com

Peut-être te retrouveras-tu en vedette sur ma page Facebook!

Bon visionnement!

 

Coupable

« La culpabilité? On en accouche en même temps qu’on donne naissance à notre enfant! » se plaisait à lancer une de mes amies. Des fois, je me dis qu’elle n’a pas tort. En cette période estivale, on dirait que c’est encore pire!

En fait, je suis continuellement en train de gérer le travail que j’ai à faire et l’envie de profiter de l’été avec ma famille. Pour amplifier ce sentiment, j’ai l’impression de me faire bombarder de suggestions de sorties (le zoo, les baleines, l’aqua-parc Machin-Chouette, le parc thématique Truc-Muche, alouette!), d’images de monde en vacances, en voyage ou en camping. On monte dans la voiture pour aller faire quelques courses et on croise des motorisés gros comme des autobus, des voitures avec canots, kayaks ou vélos de montagne sur le toit. Et là, POUF! Ça me saute au visage: nous, qu’est-ce qu’on fait de cool, cet été?

« La vie d’artiste est pourtant si glamour! » vous dites-vous. Vous vous faites peut-être des scénarios incroyables de ce qu’on doit faire, pendant l’été. La réalité est parfois un peu plus… hum… ordinaire!

Ici, l’été, c’est le temps de travailler. Je travaille sur mon nouveau spectacle (je peaufine, j’ajuste, je corrige le tir), je veux tourner des images pour mes prochains clips, je sors donner des shows. Ce sont toutes des choses que j’adore, j’en conviens, mais ça occupe! Je travaille également à la pige sur les plateaux de tournage. Mon sonorisateur de chum travaille de longues heures hors de la maison, faute de remplaçant, à son boulot. Les soirs de semaine, c’est la valse d’un terrain de soccer à l’autre et, le weekend, c’est au tour de notre joueur de dek hockey de briller. Les semaines déboulent ainsi à une vitesse folle, depuis le début des vacances scolaires.

Quand j’entends mon réseau d’amis parler de tout ce qu’ils font pendant les vacances, je me trouve un peu « plate ». Depuis le début des vacances, nous essayons de prendre quelques jours de congé et nous n’y arrivons pas. Il y a toujours un contrat qui entre. Nous n’arrivons pas à refuser, car notre statut de travailleur autonome est précaire: dire non, ça veut parfois dire ne plus être rappelé! Évidemment, on ne veut pas se fermer des portes! Alors, les vacances se font reporter. Et encore. Et encore.

C’est là que la culpabilité embarque. Est-ce que je fais vivre de belles vacances à mes enfants? Vont-ils m’en vouloir, si on n’arrive pas à trouver le temps de faire un voyage? Vont-ils se souvenir d’une soirée de jeu de société en toute simplicité, de la crème glacée que nous avons mangée ou de notre sortie à vélo sous la pluie (voir la vidéo sur Facebook)?

Je poursuis ma réflexion. Qu’est-ce qui fait que des vacances sont mémorables, au fond? Passer du temps en famille? En amoureux? Est-ce que c’est le fait de changer la routine? De voir du pays? Quelles sont les activités essentielles? Vous savez, celles sans lesquelles ce ne seraient pas « les vacances »? Puis, est-ce si essentiel d’aller voir ailleurs si nous y sommes?

Ce foutu sentiment de culpabilité revient plusieurs fois par jour. Je prends le temps de surveiller mes cocos pour la cinquième baignade de la journée? Je me sens coupable de ne pas être en train de travailler. Je travaille sur mes projets? Je me sens « mère indigne » de ne pas être disponible pour que mes cocos puissent faire leur cinquième baignade de la journée! Je me sens sans cesse tiraillée entre le désir de prendre ça relaxe et le fait que la liste de choses à faire pour le boulot soit longue. Je ne me prends pas assez d’avance pour faire un souper? On grignote. Je grignote ma culpabilité, oui! Des fois, les quatre groupes alimentaires prennent le bord! Puis, la maison est en désordre. Il y aurait tant à faire pour qu’elle retrouve son éclat… La culpabilité salit mon esprit.

Hier matin, je suis tombée sur cet article de La Presse+. On y parle des gens qui choisissent de passer les vacances à la maison et même de la mode staycation. C’est comme si la vie me lançait un message: ce n’est peut-être pas si grave, de ne pas partir en voyage, durant l’été. Calme-toi, la mère!

Nous avons choisi de ne pas envoyer les cocos au camp de jour, cet été. Ayant des horaires atypiques, nous arrivons plutôt bien à nous relayer, mon homme et moi, auprès de nos chéris. Dans le pire des cas, on demande à un gardien ou une gardienne de venir passer la journée.

Quand j’étais jeune, mon père était enseignant. L’été, nous pouvions passer les vacances à la maison. J’adorais ça! Je souhaite permettre à mes enfants de vivre cette expérience: ne pas être pressé, relaxer, profiter de la piscine, jouer dehors, s’inventer des jeux… Je me dis qu’au fond, elle est peut-être là, notre richesse. À cette époque où le temps libre vaut de l’or, peut-être que c’est de ça que mes enfants se souviendront, quand ils seront grands. Après tout, je n’en ai jamais voulu à mes parents de ne pas avoir fait de voyage à Disney World ou à Cuba! Je les remercie de la liberté toute simple qu’ils m’ont permis de savourer.

Je suis curieuse… Comment ça se passe, chez vous, cet été? Pouvez-vous prendre des vacances du boulot? Organisez-vous vos vacances de A à Z ou laissez-vous de la place à l’improvisation? On est tous tellement différents, sur notre façon de gérer notre temps libre… Je trouve ça intéressant de voir ce qui est important pour vous!

Une chose est certaine: TOUT. EST. OK. Peu importe la façon de vivre nos vacances ou nos « pas de vacances », nous allons survivre et nous adapter. Essayons de rester zen, de vivre le moment présent (carpe diem!) et de trouver une façon de sourire, à chaque jour. Après tout, l’été, c’est la saison la plus chouette pour se permettre mille et un petits plaisirs à peu de frais. Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour offrir à la culpabilité… ses plus belles vacances!

 

 

 

 

 

 

Bonne fête!

Les Québécois entretiennent parfois une relation particulière avec la Fête nationale du Canada. Je ne me lancerai pas dans un débat politique, mais j’ai simplement envie de vous partager ceci.

Depuis que j’ai l’occasion de sortir de ma province pour aller à la rencontre des gens qui habitent plus loin, au pays, j’ai ouvert mes barrières psychologiques qui me semblaient pourtant bien rigides. S’ouvrir, ce n’est pas perdre son identité; c’est s’offrir la possibilité de partager, de découvrir, d’apprendre et d’aimer!

Bonne Fête à tous les amis lunatiques, d’un océan à l’autre! Je me sens choyée d’aller à votre rencontre, où que vous soyez! 

Quand les vacances stressent

Oh ! Comme c’est excitant ! Aujourd’hui, la plupart des enfants du Québec tombent en vacances. Comment vous sentez-vous, en tant que parent ? En tant qu’enseignant ? Et les enfants… sont-ils heureux ?

Évidemment, on s’attend à un OUI bien enjoué ! Le début de l’été est là, avec son soleil tout chaud, ses promesses de repos, de voyages, de camping, de feux de camp, de guimauves grillées, de BBQ, de pique-nique, de partys sur le bord de la piscine, de sorties de toutes sortes, de sports de plein air…

Pour les parents, c’est l’espoir de prendre une pause, de profiter de la présence de leurs enfants. D’autres se sentent coupables de devoir envoyer leurs enfants au camp de jour, parce qu’ils ne peuvent pas prendre de vacances.

Les enseignantes et enseignants sont heureux. Après avoir relevé les mille et un défis de l’éducation, ils quittent leurs élèves avec un petit pincement au cœur (on s’attache à ces petites bêtes-là !) pour aller recharger leurs batteries. Sincèrement, vous les méritez bien, vos vacances, les profs ! Chapeau !

La majorité des enfants sont heureux, certes. Je me souviens très bien à quel point j’étais fébrile, lors de la dernière journée d’école, quand j’étais moi-même enfant. Or, pour d’autres enfants, le changement de routine est aussi synonyme d’anxiété. Aller à un nouveau camp de jour, ne plus fréquenter les mêmes copains, voir maman et papa selon un horaire différent, vivre une séparation, avoir échoué son année… Tout cela peut faire vivre de fortes émotions à l’enfant.

Selon Nathalie Parent, psychologue, il peut y avoir différents symptômes qui résultent de ce stress. Le corps réagit ! « Constipation ou diarrhée, maux de tête ou de ventre, tics nerveux, maladie de peau (rougeur, irritation, eczéma…), trop ou peu de sommeil, douleurs, cauchemars, accidents fréquents… » Ouf ! Soyons alertes !

L’enfant peut aussi avoir des comportements différents. Par exemple :

  • il commence à bégayer
  • on le sent fébrile
  • il change d’humeur subitement
  • il devient têtu
  • il pleure davantage
  • il est irritable ou agressif
  • il fait des crises
  • il s’isole
  • il demande plus d’attention

C’est peut-être qu’il a trop accumulé de stress ou qu’il angoisse à la vue de ce qui s’en vient. Vous reconnaissez votre enfant ? Voici quelques petits trucs pour l’aider. Ce sont des idées trouvées grâces à des ressources sur Internet. Par ailleurs, vous êtes aussi des ressources, grâce à votre expérience de parent ou de professionnel de la petite-enfance. Je vous invite partager vos astuces dans les commentaires, afin d’enrichir ce billet. 🙂

Quelques trucs pour aider l’enfant à gérer son stress:

  • On essaie de limiter les sources de stress ou de changements : si on a des changements à faire (le camp de jour, par exemple), on essaie de garder des éléments stables (ex. les amis).
  • On garde une certaine routine : on essaie d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Si l’enfant ne dort pas tout de suite, quand on lui demande d’aller au  lit, on peut lui permettre d’écouter de la musique douce ou de lire, ou bien on lit une histoire avec lui en utilisant une voix douce.
  • On est à l’écoute des émotions du tout-petit et on l’aide à nommer ses inquiétudes, la nouveauté, le changement. On le réconforte et on le prépare à l’aide de la visualisation.
  • On propose un choix d’activités pour donner l’impression à l’enfant qu’il a un contrôle sur sa vie. Par exemple, on lui demande « Tu veux aller jouer au parc ou aller faire de la bicyclette ? » C’est lui qui choisit parmi une sélection que nous avons faite au préalable !
  • On limite le temps passé sur les écrans, même si c’est difficile!
  • On le laisse l’enfant s’ennuyer un peu : ça favorise la créativité. C’est bon, sentir qu’on a du temps libre ! Donc, pas de pression à prévoir quatre activités par jour ou plus ! On prend ça cool !
  • On est ouvert à ce qu’il vit. On peut prendre un moment, le soir venu, pour lui demander quel a été son moment préféré et celui qu’il a le moins aimé. On peut en profiter pour mettre en mots les stress. On peut alors mieux comprendre les situations où notre enfant n’est pas confortable et tenter d’apporter des modifications.
  • On félicite les succès, mais également les efforts que l’enfant fait.
  • On fait attention à ce qui peut causer de trop grandes émotions : trop de bruit, trop de chicanes, trop de jeux vidéos ou de télévision.
  • On établit des priorités avec les enfants. Pour les tâches, on essaie de rendre ça agréable en mettant de la musique, par exemple, ou encore en introduisant un jeu à travers la routine.
  • On bouge et on s’accorde des moments de relaxation. Ça aide à évacuer les tensions!
  • On se permet des petits moments de folie ; on rigole, on s’amuse, on défoule !
  • On montre à notre enfant que nous avons aussi besoin de repos. Par exemple, on peut lui dire : « Je vais aller prendre un bain pour relaxer ». Ainsi, il voit que c’est normal de prendre un temps pour se reposer. Gérer notre propre stress va aussi aider l’enfant; il n’aime pas nous voir aussi stressé!
  • On prend le temps de se faire des massages. C’est si relaxant et c’est un beau moment parent-enfant.
  • On prend le temps de colorier ou dessiner ensemble. C’est une activité zen !
  • On danse sur une musique que l’enfant aime, on court, on saute à la corde ; ça libère les endorphines.
  • On mange de façon équilibrée.
  • On apprend à notre enfant à respirer profondément : « Avec lui, découvrez la cohérence cardiaque, qui harmonise le rythme des battements du cœur et dope les neurotransmetteurs antistress. Il suffit de compter jusqu’à 5, le temps d’inspirer, ventre gonflé, puis d’expirer durant la même durée. Enchaînez 6 cycles par minute. Et répétez 5 fois, 3 fois par jour, si possible. » (Source : Enfant.com)

Finalement, comme parent, rappelons-nous que nous faisons de notre mieux et soyons indulgent envers nous-même. Je me suis déjà sentie coupable de ne pas avoir fait des tas d’activités avec mes enfants, pendant un été. Avec le recul, je me dis que cet été-là, mes cocos avaient joué, librement, dans la piscine et avec leurs amis. C’est déjà fantastique! Les petits moments de complicité valent parfois  les plus beaux voyages…

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques vacances, chers amis. Essayons de prendre simplement le temps… de prendre notre temps!

J’espère vous voir à l’un de mes spectacles ! Consultez mon calendrier pour savoir où me trouver, cet été ! Gros bisous!

Anne-Lune xx

Sources :

http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/stress-enfants-1.1425146

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/les-vacances-arrivent.htm

https://www.enfant.com/votre-enfant-5-11ans/sante/5-gestes-pour-apaiser-un-enfant-stresse.html

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=stress-enfant

 

 

Coup de gueule: ben oui, j’ai des varices

Aujourd’hui, je vous partage mon coup de gueule, ma montée de lait. Ça ne m’arrive pas souvent d’écrire, dans ces moments-là. En temps normal, je bougonne chez moi, je sors le méchant le temps d’une sortie de course et ça finit par passer. Or, là, j’ai envie de communiquer mon état d’âme, au cas où ça pourrait réveiller certaines personnes. (Eh oui, je suis optimiste! J’ai encore foi en l’humanité!) Peut-être que ce billet va faire remonter à ta mémoire des expériences passées. Si tel est le cas, cher lecteur ou chère lectrice, sois assuré(e) de mon empathie.

L’an dernier, une mère est arrivée en même temps que moi, dans la cour d’école. Elle s’est approchée et m’a dit qu’elle entendait beaucoup parler de mon personnage jeunesse, à la maison. Ça me faisait plaisir d’entendre ça! Or, tout de suite après, elle a regardé le dessus de ma tête et m’a lancé: « Eh! Toi, là… T’as vraiment pas beaucoup de cheveux! » Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à ce moment-là, j’étais en pleine crise de pelade. Mes cheveux tombaient par poignées et ma tête était dramatiquement clairsemée. J’étais dans une phase difficile pendant laquelle je déprimais juste à la vue de mon reflet devant un miroir (va lire ce billet, si tu veux en savoir plus). J’ai reçu ce commentaire comme une gifle au visage. Dans ma tête et dans mon cœur, la phrase a résonné comme « T’es bonne, mais t’es laide! » Pas moyen de me raisonner, ce commentaire m’avait fait mal. Comme si cette femme venait d’entrer sa main dans une plaie vive et avait tiré dessus pour l’ouvrir un peu plus. « Scroutch! » Cette dame m’a lancé les fleurs, puis le pot. C’est resté comme ça, les semaines ont passé et j’ai essayé de guérir mon petit cœur.

IMG_2500Hier, je suis allée au match de soccer de ma fille. Une mère (une autre!), qui marchait derrière moi, m’a dit: « Eh, as-tu une veine qui a éclaté, derrière ta jambe? » Je lui ai répondu: « Non, j’ai des varices » et j’ai continué ma conversation avec mon fils. Pffff! Déjà que ce n’est pas facile, d’avoir de grosses veines apparentes, pourquoi cette personne a-t-elle pris la peine de dire ça tout haut, devant tout le monde? Pensait-elle que je ne le savais pas? J’ai des varices à cause de la génétique, sans doute, mais aussi parce que je cours beaucoup. C’est un désagrément qui est purement esthétique. C’est un peu complexant, mais je ne m’empêcherai pas de porter un short pour ça! Ces mots ont quand même trotté dans ma tête, sur le chemin du retour.

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Marie-Denise Pelletier à l’émission Les échangistes – 13 juin 2017

Une fois les enfants couchés, j’ai attrapé un bout de l’émission de Pénélope McQuade, Les échangistes. Marie-Denise Pelletier y racontait qu’on avait parlé de ses cheveux pendant 10 ans, ce à quoi Pénélope a répondu, d’un air entendu: « Je ne sais pas du tout de quoi tu parles! » En effet, l’animatrice reçoit constamment des commentaires, sur les réseaux sociaux, au sujet de ses cheveux ou de ses vêtements. *Soupir*

 

Ça m’a fait réfléchir. J’ai pensé à la dame qui a passé un commentaire sur mes cheveux, puis à celle qui a passé un commentaire sur mes varices. J’ai pensé à tous les artistes et autres personnalités publiques qui reçoivent des vagues d’injures et des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, que ce soit par rapport à un trait physique, à leur style ou à leur coupe de cheveux…  Si j’ai été plutôt épargnée, jusqu’à maintenant, sur les réseaux sociaux, j’ai tout de même ressenti une grande sympathie envers mes collègues.

Pourquoi certaines personnes ont-elles tendance à lancer des flèches enflammées, ainsi? Par naïveté ou par méchanceté? Parce qu’elles savent que ça va faire de la peine et que tel est leur objectif? Si c’est le cas, c’est peu glorieux, non? Il me semble qu’il faut être soi-même bien mal dans sa peau pour ressentir le besoin de se remonter en rabaissant les autres…

Assise sur mon divan, hier soir, je repensais à mon spectacle sur l’estime de soi. Je me revoyais, le matin même, en train de dire à mon lutin Balthazar (et aux enfants pour qui je chantais, par le fait même) que ce n’était pas très gentil de passer des remarques aux autres sur leur apparence physique… Imaginez, j’essaie d’enseigner ça aux enfants et même les adultes ne peuvent se retenir de le faire!

On ne se le cachera pas: on le remarque, quand quelqu’un a les jambes marquées, qu’elle a perdu des cheveux, qu’elle a plus de rides, qu’elle a une cicatrice ou qu’elle a pris du poids… C’est juste qu’on n’est pas obligés de le lui faire remarquer: elle le sait déjà! On peut se passer la remarque à nous-même: « Tiens, elle a des rides! » On peut en jaser dans notre salon. C’est normal. Mais à quoi bon le dire à la personne? J’imagine ces personnes, devant leur téléviseur: « Ah ben, mautadine. Elle a des rides. Vite! Il faut que je lui écrive sur Twitter pour le lui dire. » Il me semble que c’est clair qu’elle ne sautera pas de joie en vous répondant: « Ah oui? Tu as remarqué? T’es trop fine! Ben oui, je suis TELLEMENT contente! J’AI ENFIN DES RIDES! « 

Il me semble que le monde a besoin de se faire encourager, de se faire dire qu’il est beau, d’avoir un peu d’amour. On n’a pas besoin de flèches! Ça n’avance à rien. Ça ne mène nulle part. Les flèches enflammées, ça ne sert à rien d’autre que de faire mourir l’autre à petit feu.

J’ajouterais qu’on est donc durs avec les femmes. On leur demande d’être parfaites, comme si elles étaient faites de plastique et n’avaient pas le droit d’avoir des signes du passage des années sur leur corps! Un homme perd ses cheveux? C’est correct, ça passe. Une femme les perd? On se sent obligé de lui faire la remarque ou pire, de lui faire tout un procès! Eh, on peut-tu prendre ça cool et arrêter de nous juger entre nous? Misère!

On n’est pas obligé d’aimer le look de tous et chacun. Mais je pense qu’on doit respecter les autres. Toute vérité n’est pas bonne à dire. On peut (on doit!) se garder une petite gêne! Surtout quand ce n’est pas constructif; comme le sont toujours les critiques en lien avec l’apparence physique.

Je me dis que le monde manque cruellement d’empathie. Selon le dictionnaire Larousse, l’empathie est « une faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent« . Ça se développe, l’empathie. Pour ça, il faut arrêter de se regarder le nombril et commencer à avoir de la considération pour les autres. « Tiens donc! Il y a des gens, autour de moi. Tiens donc! Ça se peut qu’ils aient des émotions! » En étant capable de se mettre à la place des autres, on diminue le risque de faire des commentaires plates, parce qu’on tient compte du fait que ÇA PUISSE BLESSER.

Si la personne aborde elle-même le sujet, c’est différent. Là, on peut en jaser; la porte est ouverte. Toutefois, si une femme a simplement « osé » porter un short au parc, alors qu’elle a des varices, ça ne lui tente probablement pas qu’on lui dise qu’elle n’a pas de belles jambes. Il me semble que c’est évident.

C’est rare que j’écris des textes « coup de gueule » comme celui-ci, mais je pense qu’il est essentiel de nous rappeler à tous de faire à attention à ce que nous disons et écrivons. Soyons empathiques : mettons-nous à la place de l’autre un seul instant. Lançons des compliments, plutôt que des commentaires ennuyants. Ramenons la délicatesse au goût du jour. On ne gagne rien à faire de la peine à quelqu’un. Au contraire, je crois fermement que l’avenir appartient à ceux qui sont gentils! ❤

Et toi, as-tu déjà vécu ce genre de situation délicate? As-tu envie de la raconter, question de te vider le cœur? Tu vas voir, ça fait du bien! En tous cas, moi, je me sens déjà plus légère! 😉

P.S. Si les femmes qui m’ont fait des commentaires me lisent, aujourd’hui, dites-vous que je vous pardonne, mais que je vous conseille fortement de faire attention aux commentaires que vous passez aux autres. Ça peut blesser. Voilà.

 

Quand une anecdote donne naissance à une pub

J’ai envie de vous raconter une tranche de vie. Dans la vie, je suis chanteuse (de formation), mais la vie m’a amenée à travailler également comme comédienne sur scène et au petit écran. En février dernier, j’ai vu passer un casting ouvert aux comédiens clients de la compagnie Rogers. Nous devions tout d’abord écrire à la directrice de casting pour lui raconter une anecdote s’étant passée avec notre téléphone. J’ai décidé de me lancer.

J’en ai raconté deux. Dans l’une d’entre elles, je racontais que j’étais artiste pour enfants, que je voyageais beaucoup et que mes enfants et moi nous servions beaucoup de FaceTime, pour communiquer. J’ai donc toujours mon téléphone avec moi, quand je suis sur la route. À tout moment, mes enfants apparaissent sur mon écran pour me raconter leur journée, me poser des questions (où sont mes bas de soccer, Maman?) ou me demander des bisous à distance. Cette histoire a touchée l’équipe de casting, qui m’a ensuite proposé de faire une vidéo d’audition. Je devais raconter mon histoire devant la caméra.

Je me suis préparée rapidement; je n’avais pas beaucoup de temps pour réaliser le tout. J’ai même demandé la collaboration de mes enfants, à leur arrivée de l’école. Puis, j’ai envoyé la vidéo, sans trop réfléchir.

L’équipe a aimé. La directrice de casting a proposé ma candidature à l’agence de pub, puis l’agence de pub a proposé ma vidéo à la compagnie Rogers.

Les jours ont passé. J’ai eu des meetings téléphoniques avec le réalisateur de Vancouver, le producteur de Toronto et l’équipe de création de Montréal. Je devais leur donner de la matière pour créer une pub qui allait nous ressembler et plaire à l’équipe de Rogers. « Est-ce que tes enfants font de la musique? Du sport? Que faites-vous quand vous êtes ensemble? » (Ici, je traduis, mais les appels-conférence étaient faits en anglais! Ouf! De quoi me dérouiller!) Quand ils ont su que deux de mes enfants allaient participer à un concours, Primaire en spectacle, et que nous aimions jouer de la musique, à la maison, ils ont décidé de prendre cette voie pour la création du scénario.

Finalement, le processus a suivi son cours et un mois et demi plus tard, nous tournions la publicité en question. C’est rare, des délais sont aussi longs, dans le monde de la pub.

L’équipe a travaillé de façon hyper-méticuleuse. Nous avons fait un essayage de costume à domicile; du jamais vu. Nous avons même reçu la visite du réalisateur de Vancouver et du producteur de Toronto à la maison. Ils voulaient rencontrer mes enfants pour qu’ils se sentent à l’aise, lors des jours de tournage. Je n’en revenais pas!

Nous avons été présents sur le plateau deux jours. Mes enfants (jumeau-jumelle de 10 ans) ont été extrêmement professionnels et patients. J’étais si fière d’eux!

Par la suite, je suis allée enregistrer la voix hors-champ en studio. J’ai eu le bonheur de faire ma voix en français, puis en anglais (même si j’ai un accent). Après tout, c’est la publicité qui représente le Québec! 😉

La publicité a été tournée avec un souci du détail, tant du côté « image » que du côté « émotion ». Le réalisateur voulait du « vrai ». Ce fut si agréable de travailler avec cet artiste talentueux et passionné! Mes enfants ne parlaient que de lui! Merci, Shaun!

Je tiens également à remercier Rogers, Tsu11Publicis Montréal, Casting Quarters, mon agente Lucie Charland, Daphnée Férole, de l’Agence Brigitte Rivet, ainsi que tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci du fond du coeur pour votre confiance. Depuis que la publicité est en ondes, nous nous en faisons parler à tous les jours!

Tourner une publicité inspirée d’une anecdote de notre propre vie, ça n’arrive pas tous les jours! Ce fut une expérience des plus enrichissantes, pour mes enfants et moi. Cela restera assurément dans nos souvenirs de famille!

En terminant, voici la FAMEUSE publicité! (Version anglaise.)

(Je ne l’ai pas trouvée en français, en ligne, encore. Ça viendra sûrement! En attendant, je vous mets une captation faite avec un cellulaire, quand elle passe à la télévision!)

Et des photos souvenir…

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