Nouvelle capsule Web: Fabriquer un baluchon

Salut mon ami lunatique!

Comme tu le sais peut-être, le titre de mon nouveau spectacle est Mon baluchon. J’ai pensé te montrer comment fabriquer un baluchon, à la maison. Tu vas voir, c’est tout simple! J’espère que cela te permettra de t’inventer de belles aventures!

Si tu en fais un, envoie-moi une photo de toi et ton baluchon à cette adresse: info@anne-lune.com

Peut-être te retrouveras-tu en vedette sur ma page Facebook!

Bon visionnement!

 

Coupable

« La culpabilité? On en accouche en même temps qu’on donne naissance à notre enfant! » se plaisait à lancer une de mes amies. Des fois, je me dis qu’elle n’a pas tort. En cette période estivale, on dirait que c’est encore pire!

En fait, je suis continuellement en train de gérer le travail que j’ai à faire et l’envie de profiter de l’été avec ma famille. Pour amplifier ce sentiment, j’ai l’impression de me faire bombarder de suggestions de sorties (le zoo, les baleines, l’aqua-parc Machin-Chouette, le parc thématique Truc-Muche, alouette!), d’images de monde en vacances, en voyage ou en camping. On monte dans la voiture pour aller faire quelques courses et on croise des motorisés gros comme des autobus, des voitures avec canots, kayaks ou vélos de montagne sur le toit. Et là, POUF! Ça me saute au visage: nous, qu’est-ce qu’on fait de cool, cet été?

« La vie d’artiste est pourtant si glamour! » vous dites-vous. Vous vous faites peut-être des scénarios incroyables de ce qu’on doit faire, pendant l’été. La réalité est parfois un peu plus… hum… ordinaire!

Ici, l’été, c’est le temps de travailler. Je travaille sur mon nouveau spectacle (je peaufine, j’ajuste, je corrige le tir), je veux tourner des images pour mes prochains clips, je sors donner des shows. Ce sont toutes des choses que j’adore, j’en conviens, mais ça occupe! Je travaille également à la pige sur les plateaux de tournage. Mon sonorisateur de chum travaille de longues heures hors de la maison, faute de remplaçant, à son boulot. Les soirs de semaine, c’est la valse d’un terrain de soccer à l’autre et, le weekend, c’est au tour de notre joueur de dek hockey de briller. Les semaines déboulent ainsi à une vitesse folle, depuis le début des vacances scolaires.

Quand j’entends mon réseau d’amis parler de tout ce qu’ils font pendant les vacances, je me trouve un peu « plate ». Depuis le début des vacances, nous essayons de prendre quelques jours de congé et nous n’y arrivons pas. Il y a toujours un contrat qui entre. Nous n’arrivons pas à refuser, car notre statut de travailleur autonome est précaire: dire non, ça veut parfois dire ne plus être rappelé! Évidemment, on ne veut pas se fermer des portes! Alors, les vacances se font reporter. Et encore. Et encore.

C’est là que la culpabilité embarque. Est-ce que je fais vivre de belles vacances à mes enfants? Vont-ils m’en vouloir, si on n’arrive pas à trouver le temps de faire un voyage? Vont-ils se souvenir d’une soirée de jeu de société en toute simplicité, de la crème glacée que nous avons mangée ou de notre sortie à vélo sous la pluie (voir la vidéo sur Facebook)?

Je poursuis ma réflexion. Qu’est-ce qui fait que des vacances sont mémorables, au fond? Passer du temps en famille? En amoureux? Est-ce que c’est le fait de changer la routine? De voir du pays? Quelles sont les activités essentielles? Vous savez, celles sans lesquelles ce ne seraient pas « les vacances »? Puis, est-ce si essentiel d’aller voir ailleurs si nous y sommes?

Ce foutu sentiment de culpabilité revient plusieurs fois par jour. Je prends le temps de surveiller mes cocos pour la cinquième baignade de la journée? Je me sens coupable de ne pas être en train de travailler. Je travaille sur mes projets? Je me sens « mère indigne » de ne pas être disponible pour que mes cocos puissent faire leur cinquième baignade de la journée! Je me sens sans cesse tiraillée entre le désir de prendre ça relaxe et le fait que la liste de choses à faire pour le boulot soit longue. Je ne me prends pas assez d’avance pour faire un souper? On grignote. Je grignote ma culpabilité, oui! Des fois, les quatre groupes alimentaires prennent le bord! Puis, la maison est en désordre. Il y aurait tant à faire pour qu’elle retrouve son éclat… La culpabilité salit mon esprit.

Hier matin, je suis tombée sur cet article de La Presse+. On y parle des gens qui choisissent de passer les vacances à la maison et même de la mode staycation. C’est comme si la vie me lançait un message: ce n’est peut-être pas si grave, de ne pas partir en voyage, durant l’été. Calme-toi, la mère!

Nous avons choisi de ne pas envoyer les cocos au camp de jour, cet été. Ayant des horaires atypiques, nous arrivons plutôt bien à nous relayer, mon homme et moi, auprès de nos chéris. Dans le pire des cas, on demande à un gardien ou une gardienne de venir passer la journée.

Quand j’étais jeune, mon père était enseignant. L’été, nous pouvions passer les vacances à la maison. J’adorais ça! Je souhaite permettre à mes enfants de vivre cette expérience: ne pas être pressé, relaxer, profiter de la piscine, jouer dehors, s’inventer des jeux… Je me dis qu’au fond, elle est peut-être là, notre richesse. À cette époque où le temps libre vaut de l’or, peut-être que c’est de ça que mes enfants se souviendront, quand ils seront grands. Après tout, je n’en ai jamais voulu à mes parents de ne pas avoir fait de voyage à Disney World ou à Cuba! Je les remercie de la liberté toute simple qu’ils m’ont permis de savourer.

Je suis curieuse… Comment ça se passe, chez vous, cet été? Pouvez-vous prendre des vacances du boulot? Organisez-vous vos vacances de A à Z ou laissez-vous de la place à l’improvisation? On est tous tellement différents, sur notre façon de gérer notre temps libre… Je trouve ça intéressant de voir ce qui est important pour vous!

Une chose est certaine: TOUT. EST. OK. Peu importe la façon de vivre nos vacances ou nos « pas de vacances », nous allons survivre et nous adapter. Essayons de rester zen, de vivre le moment présent (carpe diem!) et de trouver une façon de sourire, à chaque jour. Après tout, l’été, c’est la saison la plus chouette pour se permettre mille et un petits plaisirs à peu de frais. Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour offrir à la culpabilité… ses plus belles vacances!

 

 

 

 

 

 

Bonne fête!

Les Québécois entretiennent parfois une relation particulière avec la Fête nationale du Canada. Je ne me lancerai pas dans un débat politique, mais j’ai simplement envie de vous partager ceci.

Depuis que j’ai l’occasion de sortir de ma province pour aller à la rencontre des gens qui habitent plus loin, au pays, j’ai ouvert mes barrières psychologiques qui me semblaient pourtant bien rigides. S’ouvrir, ce n’est pas perdre son identité; c’est s’offrir la possibilité de partager, de découvrir, d’apprendre et d’aimer!

Bonne Fête à tous les amis lunatiques, d’un océan à l’autre! Je me sens choyée d’aller à votre rencontre, où que vous soyez! 

Quand les vacances stressent

Oh ! Comme c’est excitant ! Aujourd’hui, la plupart des enfants du Québec tombent en vacances. Comment vous sentez-vous, en tant que parent ? En tant qu’enseignant ? Et les enfants… sont-ils heureux ?

Évidemment, on s’attend à un OUI bien enjoué ! Le début de l’été est là, avec son soleil tout chaud, ses promesses de repos, de voyages, de camping, de feux de camp, de guimauves grillées, de BBQ, de pique-nique, de partys sur le bord de la piscine, de sorties de toutes sortes, de sports de plein air…

Pour les parents, c’est l’espoir de prendre une pause, de profiter de la présence de leurs enfants. D’autres se sentent coupables de devoir envoyer leurs enfants au camp de jour, parce qu’ils ne peuvent pas prendre de vacances.

Les enseignantes et enseignants sont heureux. Après avoir relevé les mille et un défis de l’éducation, ils quittent leurs élèves avec un petit pincement au cœur (on s’attache à ces petites bêtes-là !) pour aller recharger leurs batteries. Sincèrement, vous les méritez bien, vos vacances, les profs ! Chapeau !

La majorité des enfants sont heureux, certes. Je me souviens très bien à quel point j’étais fébrile, lors de la dernière journée d’école, quand j’étais moi-même enfant. Or, pour d’autres enfants, le changement de routine est aussi synonyme d’anxiété. Aller à un nouveau camp de jour, ne plus fréquenter les mêmes copains, voir maman et papa selon un horaire différent, vivre une séparation, avoir échoué son année… Tout cela peut faire vivre de fortes émotions à l’enfant.

Selon Nathalie Parent, psychologue, il peut y avoir différents symptômes qui résultent de ce stress. Le corps réagit ! « Constipation ou diarrhée, maux de tête ou de ventre, tics nerveux, maladie de peau (rougeur, irritation, eczéma…), trop ou peu de sommeil, douleurs, cauchemars, accidents fréquents… » Ouf ! Soyons alertes !

L’enfant peut aussi avoir des comportements différents. Par exemple :

  • il commence à bégayer
  • on le sent fébrile
  • il change d’humeur subitement
  • il devient têtu
  • il pleure davantage
  • il est irritable ou agressif
  • il fait des crises
  • il s’isole
  • il demande plus d’attention

C’est peut-être qu’il a trop accumulé de stress ou qu’il angoisse à la vue de ce qui s’en vient. Vous reconnaissez votre enfant ? Voici quelques petits trucs pour l’aider. Ce sont des idées trouvées grâces à des ressources sur Internet. Par ailleurs, vous êtes aussi des ressources, grâce à votre expérience de parent ou de professionnel de la petite-enfance. Je vous invite partager vos astuces dans les commentaires, afin d’enrichir ce billet. 🙂

Quelques trucs pour aider l’enfant à gérer son stress:

  • On essaie de limiter les sources de stress ou de changements : si on a des changements à faire (le camp de jour, par exemple), on essaie de garder des éléments stables (ex. les amis).
  • On garde une certaine routine : on essaie d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Si l’enfant ne dort pas tout de suite, quand on lui demande d’aller au  lit, on peut lui permettre d’écouter de la musique douce ou de lire, ou bien on lit une histoire avec lui en utilisant une voix douce.
  • On est à l’écoute des émotions du tout-petit et on l’aide à nommer ses inquiétudes, la nouveauté, le changement. On le réconforte et on le prépare à l’aide de la visualisation.
  • On propose un choix d’activités pour donner l’impression à l’enfant qu’il a un contrôle sur sa vie. Par exemple, on lui demande « Tu veux aller jouer au parc ou aller faire de la bicyclette ? » C’est lui qui choisit parmi une sélection que nous avons faite au préalable !
  • On limite le temps passé sur les écrans, même si c’est difficile!
  • On le laisse l’enfant s’ennuyer un peu : ça favorise la créativité. C’est bon, sentir qu’on a du temps libre ! Donc, pas de pression à prévoir quatre activités par jour ou plus ! On prend ça cool !
  • On est ouvert à ce qu’il vit. On peut prendre un moment, le soir venu, pour lui demander quel a été son moment préféré et celui qu’il a le moins aimé. On peut en profiter pour mettre en mots les stress. On peut alors mieux comprendre les situations où notre enfant n’est pas confortable et tenter d’apporter des modifications.
  • On félicite les succès, mais également les efforts que l’enfant fait.
  • On fait attention à ce qui peut causer de trop grandes émotions : trop de bruit, trop de chicanes, trop de jeux vidéos ou de télévision.
  • On établit des priorités avec les enfants. Pour les tâches, on essaie de rendre ça agréable en mettant de la musique, par exemple, ou encore en introduisant un jeu à travers la routine.
  • On bouge et on s’accorde des moments de relaxation. Ça aide à évacuer les tensions!
  • On se permet des petits moments de folie ; on rigole, on s’amuse, on défoule !
  • On montre à notre enfant que nous avons aussi besoin de repos. Par exemple, on peut lui dire : « Je vais aller prendre un bain pour relaxer ». Ainsi, il voit que c’est normal de prendre un temps pour se reposer. Gérer notre propre stress va aussi aider l’enfant; il n’aime pas nous voir aussi stressé!
  • On prend le temps de se faire des massages. C’est si relaxant et c’est un beau moment parent-enfant.
  • On prend le temps de colorier ou dessiner ensemble. C’est une activité zen !
  • On danse sur une musique que l’enfant aime, on court, on saute à la corde ; ça libère les endorphines.
  • On mange de façon équilibrée.
  • On apprend à notre enfant à respirer profondément : « Avec lui, découvrez la cohérence cardiaque, qui harmonise le rythme des battements du cœur et dope les neurotransmetteurs antistress. Il suffit de compter jusqu’à 5, le temps d’inspirer, ventre gonflé, puis d’expirer durant la même durée. Enchaînez 6 cycles par minute. Et répétez 5 fois, 3 fois par jour, si possible. » (Source : Enfant.com)

Finalement, comme parent, rappelons-nous que nous faisons de notre mieux et soyons indulgent envers nous-même. Je me suis déjà sentie coupable de ne pas avoir fait des tas d’activités avec mes enfants, pendant un été. Avec le recul, je me dis que cet été-là, mes cocos avaient joué, librement, dans la piscine et avec leurs amis. C’est déjà fantastique! Les petits moments de complicité valent parfois  les plus beaux voyages…

Sur ce, je vous souhaite de magnifiques vacances, chers amis. Essayons de prendre simplement le temps… de prendre notre temps!

J’espère vous voir à l’un de mes spectacles ! Consultez mon calendrier pour savoir où me trouver, cet été ! Gros bisous!

Anne-Lune xx

Sources :

http://www.canalvie.com/famille/education-et-comportement/articles-education-et-comportement/stress-enfants-1.1425146

http://www.educatout.com/edu-conseils/psychologie/les-vacances-arrivent.htm

https://www.enfant.com/votre-enfant-5-11ans/sante/5-gestes-pour-apaiser-un-enfant-stresse.html

http://naitreetgrandir.com/fr/etape/5-8-ans/comportement/fiche.aspx?doc=stress-enfant

 

 

Coup de gueule: ben oui, j’ai des varices

Aujourd’hui, je vous partage mon coup de gueule, ma montée de lait. Ça ne m’arrive pas souvent d’écrire, dans ces moments-là. En temps normal, je bougonne chez moi, je sors le méchant le temps d’une sortie de course et ça finit par passer. Or, là, j’ai envie de communiquer mon état d’âme, au cas où ça pourrait réveiller certaines personnes. (Eh oui, je suis optimiste! J’ai encore foi en l’humanité!) Peut-être que ce billet va faire remonter à ta mémoire des expériences passées. Si tel est le cas, cher lecteur ou chère lectrice, sois assuré(e) de mon empathie.

L’an dernier, une mère est arrivée en même temps que moi, dans la cour d’école. Elle s’est approchée et m’a dit qu’elle entendait beaucoup parler de mon personnage jeunesse, à la maison. Ça me faisait plaisir d’entendre ça! Or, tout de suite après, elle a regardé le dessus de ma tête et m’a lancé: « Eh! Toi, là… T’as vraiment pas beaucoup de cheveux! » Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’à ce moment-là, j’étais en pleine crise de pelade. Mes cheveux tombaient par poignées et ma tête était dramatiquement clairsemée. J’étais dans une phase difficile pendant laquelle je déprimais juste à la vue de mon reflet devant un miroir (va lire ce billet, si tu veux en savoir plus). J’ai reçu ce commentaire comme une gifle au visage. Dans ma tête et dans mon cœur, la phrase a résonné comme « T’es bonne, mais t’es laide! » Pas moyen de me raisonner, ce commentaire m’avait fait mal. Comme si cette femme venait d’entrer sa main dans une plaie vive et avait tiré dessus pour l’ouvrir un peu plus. « Scroutch! » Cette dame m’a lancé les fleurs, puis le pot. C’est resté comme ça, les semaines ont passé et j’ai essayé de guérir mon petit cœur.

IMG_2500Hier, je suis allée au match de soccer de ma fille. Une mère (une autre!), qui marchait derrière moi, m’a dit: « Eh, as-tu une veine qui a éclaté, derrière ta jambe? » Je lui ai répondu: « Non, j’ai des varices » et j’ai continué ma conversation avec mon fils. Pffff! Déjà que ce n’est pas facile, d’avoir de grosses veines apparentes, pourquoi cette personne a-t-elle pris la peine de dire ça tout haut, devant tout le monde? Pensait-elle que je ne le savais pas? J’ai des varices à cause de la génétique, sans doute, mais aussi parce que je cours beaucoup. C’est un désagrément qui est purement esthétique. C’est un peu complexant, mais je ne m’empêcherai pas de porter un short pour ça! Ces mots ont quand même trotté dans ma tête, sur le chemin du retour.

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Marie-Denise Pelletier à l’émission Les échangistes – 13 juin 2017

Une fois les enfants couchés, j’ai attrapé un bout de l’émission de Pénélope McQuade, Les échangistes. Marie-Denise Pelletier y racontait qu’on avait parlé de ses cheveux pendant 10 ans, ce à quoi Pénélope a répondu, d’un air entendu: « Je ne sais pas du tout de quoi tu parles! » En effet, l’animatrice reçoit constamment des commentaires, sur les réseaux sociaux, au sujet de ses cheveux ou de ses vêtements. *Soupir*

 

Ça m’a fait réfléchir. J’ai pensé à la dame qui a passé un commentaire sur mes cheveux, puis à celle qui a passé un commentaire sur mes varices. J’ai pensé à tous les artistes et autres personnalités publiques qui reçoivent des vagues d’injures et des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, que ce soit par rapport à un trait physique, à leur style ou à leur coupe de cheveux…  Si j’ai été plutôt épargnée, jusqu’à maintenant, sur les réseaux sociaux, j’ai tout de même ressenti une grande sympathie envers mes collègues.

Pourquoi certaines personnes ont-elles tendance à lancer des flèches enflammées, ainsi? Par naïveté ou par méchanceté? Parce qu’elles savent que ça va faire de la peine et que tel est leur objectif? Si c’est le cas, c’est peu glorieux, non? Il me semble qu’il faut être soi-même bien mal dans sa peau pour ressentir le besoin de se remonter en rabaissant les autres…

Assise sur mon divan, hier soir, je repensais à mon spectacle sur l’estime de soi. Je me revoyais, le matin même, en train de dire à mon lutin Balthazar (et aux enfants pour qui je chantais, par le fait même) que ce n’était pas très gentil de passer des remarques aux autres sur leur apparence physique… Imaginez, j’essaie d’enseigner ça aux enfants et même les adultes ne peuvent se retenir de le faire!

On ne se le cachera pas: on le remarque, quand quelqu’un a les jambes marquées, qu’elle a perdu des cheveux, qu’elle a plus de rides, qu’elle a une cicatrice ou qu’elle a pris du poids… C’est juste qu’on n’est pas obligés de le lui faire remarquer: elle le sait déjà! On peut se passer la remarque à nous-même: « Tiens, elle a des rides! » On peut en jaser dans notre salon. C’est normal. Mais à quoi bon le dire à la personne? J’imagine ces personnes, devant leur téléviseur: « Ah ben, mautadine. Elle a des rides. Vite! Il faut que je lui écrive sur Twitter pour le lui dire. » Il me semble que c’est clair qu’elle ne sautera pas de joie en vous répondant: « Ah oui? Tu as remarqué? T’es trop fine! Ben oui, je suis TELLEMENT contente! J’AI ENFIN DES RIDES! « 

Il me semble que le monde a besoin de se faire encourager, de se faire dire qu’il est beau, d’avoir un peu d’amour. On n’a pas besoin de flèches! Ça n’avance à rien. Ça ne mène nulle part. Les flèches enflammées, ça ne sert à rien d’autre que de faire mourir l’autre à petit feu.

J’ajouterais qu’on est donc durs avec les femmes. On leur demande d’être parfaites, comme si elles étaient faites de plastique et n’avaient pas le droit d’avoir des signes du passage des années sur leur corps! Un homme perd ses cheveux? C’est correct, ça passe. Une femme les perd? On se sent obligé de lui faire la remarque ou pire, de lui faire tout un procès! Eh, on peut-tu prendre ça cool et arrêter de nous juger entre nous? Misère!

On n’est pas obligé d’aimer le look de tous et chacun. Mais je pense qu’on doit respecter les autres. Toute vérité n’est pas bonne à dire. On peut (on doit!) se garder une petite gêne! Surtout quand ce n’est pas constructif; comme le sont toujours les critiques en lien avec l’apparence physique.

Je me dis que le monde manque cruellement d’empathie. Selon le dictionnaire Larousse, l’empathie est « une faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent« . Ça se développe, l’empathie. Pour ça, il faut arrêter de se regarder le nombril et commencer à avoir de la considération pour les autres. « Tiens donc! Il y a des gens, autour de moi. Tiens donc! Ça se peut qu’ils aient des émotions! » En étant capable de se mettre à la place des autres, on diminue le risque de faire des commentaires plates, parce qu’on tient compte du fait que ÇA PUISSE BLESSER.

Si la personne aborde elle-même le sujet, c’est différent. Là, on peut en jaser; la porte est ouverte. Toutefois, si une femme a simplement « osé » porter un short au parc, alors qu’elle a des varices, ça ne lui tente probablement pas qu’on lui dise qu’elle n’a pas de belles jambes. Il me semble que c’est évident.

C’est rare que j’écris des textes « coup de gueule » comme celui-ci, mais je pense qu’il est essentiel de nous rappeler à tous de faire à attention à ce que nous disons et écrivons. Soyons empathiques : mettons-nous à la place de l’autre un seul instant. Lançons des compliments, plutôt que des commentaires ennuyants. Ramenons la délicatesse au goût du jour. On ne gagne rien à faire de la peine à quelqu’un. Au contraire, je crois fermement que l’avenir appartient à ceux qui sont gentils! ❤

Et toi, as-tu déjà vécu ce genre de situation délicate? As-tu envie de la raconter, question de te vider le cœur? Tu vas voir, ça fait du bien! En tous cas, moi, je me sens déjà plus légère! 😉

P.S. Si les femmes qui m’ont fait des commentaires me lisent, aujourd’hui, dites-vous que je vous pardonne, mais que je vous conseille fortement de faire attention aux commentaires que vous passez aux autres. Ça peut blesser. Voilà.

 

Quand une anecdote donne naissance à une pub

J’ai envie de vous raconter une tranche de vie. Dans la vie, je suis chanteuse (de formation), mais la vie m’a amenée à travailler également comme comédienne sur scène et au petit écran. En février dernier, j’ai vu passer un casting ouvert aux comédiens clients de la compagnie Rogers. Nous devions tout d’abord écrire à la directrice de casting pour lui raconter une anecdote s’étant passée avec notre téléphone. J’ai décidé de me lancer.

J’en ai raconté deux. Dans l’une d’entre elles, je racontais que j’étais artiste pour enfants, que je voyageais beaucoup et que mes enfants et moi nous servions beaucoup de FaceTime, pour communiquer. J’ai donc toujours mon téléphone avec moi, quand je suis sur la route. À tout moment, mes enfants apparaissent sur mon écran pour me raconter leur journée, me poser des questions (où sont mes bas de soccer, Maman?) ou me demander des bisous à distance. Cette histoire a touchée l’équipe de casting, qui m’a ensuite proposé de faire une vidéo d’audition. Je devais raconter mon histoire devant la caméra.

Je me suis préparée rapidement; je n’avais pas beaucoup de temps pour réaliser le tout. J’ai même demandé la collaboration de mes enfants, à leur arrivée de l’école. Puis, j’ai envoyé la vidéo, sans trop réfléchir.

L’équipe a aimé. La directrice de casting a proposé ma candidature à l’agence de pub, puis l’agence de pub a proposé ma vidéo à la compagnie Rogers.

Les jours ont passé. J’ai eu des meetings téléphoniques avec le réalisateur de Vancouver, le producteur de Toronto et l’équipe de création de Montréal. Je devais leur donner de la matière pour créer une pub qui allait nous ressembler et plaire à l’équipe de Rogers. « Est-ce que tes enfants font de la musique? Du sport? Que faites-vous quand vous êtes ensemble? » (Ici, je traduis, mais les appels-conférence étaient faits en anglais! Ouf! De quoi me dérouiller!) Quand ils ont su que deux de mes enfants allaient participer à un concours, Primaire en spectacle, et que nous aimions jouer de la musique, à la maison, ils ont décidé de prendre cette voie pour la création du scénario.

Finalement, le processus a suivi son cours et un mois et demi plus tard, nous tournions la publicité en question. C’est rare, des délais sont aussi longs, dans le monde de la pub.

L’équipe a travaillé de façon hyper-méticuleuse. Nous avons fait un essayage de costume à domicile; du jamais vu. Nous avons même reçu la visite du réalisateur de Vancouver et du producteur de Toronto à la maison. Ils voulaient rencontrer mes enfants pour qu’ils se sentent à l’aise, lors des jours de tournage. Je n’en revenais pas!

Nous avons été présents sur le plateau deux jours. Mes enfants (jumeau-jumelle de 10 ans) ont été extrêmement professionnels et patients. J’étais si fière d’eux!

Par la suite, je suis allée enregistrer la voix hors-champ en studio. J’ai eu le bonheur de faire ma voix en français, puis en anglais (même si j’ai un accent). Après tout, c’est la publicité qui représente le Québec! 😉

La publicité a été tournée avec un souci du détail, tant du côté « image » que du côté « émotion ». Le réalisateur voulait du « vrai ». Ce fut si agréable de travailler avec cet artiste talentueux et passionné! Mes enfants ne parlaient que de lui! Merci, Shaun!

Je tiens également à remercier Rogers, Tsu11Publicis Montréal, Casting Quarters, mon agente Lucie Charland, Daphnée Férole, de l’Agence Brigitte Rivet, ainsi que tous ceux qui ont participé à ce projet. Merci du fond du coeur pour votre confiance. Depuis que la publicité est en ondes, nous nous en faisons parler à tous les jours!

Tourner une publicité inspirée d’une anecdote de notre propre vie, ça n’arrive pas tous les jours! Ce fut une expérience des plus enrichissantes, pour mes enfants et moi. Cela restera assurément dans nos souvenirs de famille!

En terminant, voici la FAMEUSE publicité! (Version anglaise.)

(Je ne l’ai pas trouvée en français, en ligne, encore. Ça viendra sûrement! En attendant, je vous mets une captation faite avec un cellulaire, quand elle passe à la télévision!)

Et des photos souvenir…

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J’ai volé

Il y a plus d’un an, j’ai eu la chance de présenter une vitrine (extrait de spectacle) à la FrancoFête en Acadie. La FrancoFête, c’est un évènement où des producteurs, artistes et agents vendent leurs spectacles à des diffuseurs (salles de spectacle, festivals, municipalités, etc.). Il y a plusieurs évènements du genre, au Canada. La FrancoFête se tient à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Là-bas, j’y ai fait de belles rencontres. Par exemple, j’ai eu l’occasion de rencontrer une dame du Manitoba, responsable de la programmation au Centre culturel franco-manitobain. Elle a parlé avec mon agent, puis, peu après, je recevais une invitation à aller chanter à Winnipeg. C’était à l’automne 2015. Le mois de mai 2017 me paraissait alors bien loin! Or, nous y sommes, maintenant!

Le 8 mai dernier, nous devions planifier notre voyage : comment allions-nous faire voyager notre décor? Nous avons su que nous devions utiliser le service cargo de la compagnie aérienne, parce qu’un de nos emballages était trop grand. Nous ne savions pas comment cela fonctionnait. Ouf! C’était compliqué! Après deux heures à faire des appels, à mesurer et peser nos emballages, nous avons réussi à obtenir un prix et à aller de l’avant pour réserver la place pour nos précieuses illustrations géantes.

Jean-François (mon amoureux et partenaire, dans mon aventure lunatique) et moi avons bouclé nos valises le mardi 9 mai au matin. Nous devions arriver à l’avance à Dorval pour aller porter nos emballages à l’entrepôt du service cargo.

Arrivés sur place (merci, Google Maps!), nous avons fini par trouver le bâtiment. Nous nous sommes placés dans la file, mais rien n’indiquait que nous étions au bon endroit. Nous avons dû demander à quelques personnes comment cela fonctionnait, mais leurs réponses étaient minimales et floues. Notre voiture était entourée de gros camions et nous, de gens qui avaient l’air d’être des habitués de la place. Ma petite Anne-Lune mobile semblait minuscule, dans cet environnement. Et moi, je me sentais bien petite, dans mes culottes, avec mon décor de spectacle pour enfants! Hi! Hi!

J’ai vu arriver une cargaison de homards, puis de petits poussins qui faisaient « piou! piou! piou! ». C’était comique de voir tout ce qui voyage dans le ciel!

Nous avons fini par parler à un homme qui a pu nous aider. Nous avons pesé et mesuré à nouveau nos emballages, puis sécurisé le tout avec BEAUCOUP de « duck tape ». Avant de partir, j’ai demandé à JF de prendre une photo de moi avec mes emballages. « Au revoir, petits!  On se revoit à Winnipeg! » Ils ne doivent pas voir ça souvent, à l’entrepôt, des gens qui ont un tel attachement envers leurs colis!

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Par la suite, nous nous sommes rendus à l’aéroport pour arriver à temps pour notre vol. Nous avons stationné la voiture, attendu la navette (longtemps, pfff!), enregistré notre valise, passé la douane, dîné, marché pas mal (notre avion est arrivé à une autre porte que celle que celle qu’on nous avait indiquée), et, finalement, nous avons pu monter à bord de l’avion.

Cela prend environ deux heures et demie, sans escale, pour faire le voyage Montréal-Winnipeg. Il y a une heure de décalage avec le Québec.

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En arrivant, Hélène, la responsable de la salle de spectacle, est venue nous chercher. Nous sommes allés récupérer notre décor à l’entrepôt cargo, puis sommes allés préparer la scène à la salle de spectacle.

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Le mercredi matin, nous avons donné une représentation, puis nous avons pu profiter du reste de la journée pour aller visiter un peu la ville. Au menu: marche pour découvrir les principales attractions de St-Boniface, visite rapide du parc historique La Fourche (The Forks) et Musée canadien des droits de la personne de Winnipeg (c’est magnifique!). Nous avons donné un autre spectacle jeudi matin. Par la suite, nous avons repris l’avion vers la maison. Cette fois, notre décor a pris le même vol que nous jusqu’à Toronto, puis nous avons été séparés : nous avions une correspondance à prendre, alors que le décor allait faire le voyage Toronto-Montréal le lendemain matin. Nous avons dû retourner à Dorval pour le récupérer.

Quand j’étais petite, je voyais les artistes prendre l’avion et voyager avec leur musique. J’étais loin de m’imaginer qu’un jour, ce serait à mon tour de voler pour aller chanter, dans d’autres provinces de notre grand pays! Après avoir voyagé en avion en Alberta à deux reprises, puis à Matagami, à l’entrée de la Baie-James, voilà que j’ai pu visiter une ville du Manitoba. Et ce n’est pas fini! Le mois prochain, j’aurai le bonheur de me rendre à Vancouver, le temps de quelques spectacles! C’est vraiment chouette!

Je suis très fière, parce que nous travaillons très fort pour offrir des spectacles intéressants pour les enfants. Il y a trois ans et demie, nous avons mis notre petite boite de production sur pied. Depuis, nous apprenons de nouvelles choses à chaque jour. Nous avons la chance de compter sur une équipe solide et expérimentée, chez Pierre Gravel international, pour la gestion des engagements. D’ailleurs, je remercie mes collègues qui travaillent fort pour organiser ces voyages hors de notre province! Quand je pense à tout cela, je prends conscience de ma chance. Je la savoure, car je sais que c’est le rêve de bien des artistes!

Merci aussi à mes parents et à notre super gardienne Laurie qui prennent soin de nos cocos en notre absence. Sans vous, ces voyages ne seraient pas possibles!

Pour terminer, quel bonheur ce fut de vous présenter mon spectacle, amis du Manitoba! Merci pour votre accueil des plus chaleureux! J’espère avoir l’occasion d’aller vous revoir très bientôt! Je vous embrasse!

Je vous laisse avec quelques photos prises au cours de notre séjour!

Anne-Lune xx

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Premier extrait du nouvel album

Aujourd’hui, je suis très fière de vous présenter le tout premier extrait de mon nouvel album!

Dans mon nouveau spectacle, Balthazar, mon ami lutin (que les enfants ADORENT, dans mon spectacle de Noël), me rend visite. Il a l’air d’un vrai petit garçon, avec ses vêtements sports! Hi! Hi!

Fais-moi découvrir ton univers est chantée en duo avec lui. Nous avons eu beaucoup de plaisir à l’enregistrer, en studio!

Les défis rencontrés lors de ce tournage? Le froid et la grisaille! Brrrr! Parce que j’ai chaud, quand je danse, lors de mes spectacles, le haut de mon costume est toujours une camisole. Disons que j’ai dû la mettre de côté, le jour où nous avons tourné les images dehors! Pouêt! Pouêt! Pouêt! Puis, nous avons décidé d’ajouter de belles images colorées d’enfants tout à fait charmants pour palier au brun du mois d’avril! Ces couleurs font du bien! On en a bien besoin, il me semble!

Je suis très excitée, car mon tout premier spectacle avec mes nouvelles chansons est cette semaine, le dimanche 7 mai, à St-Lazare (au Centre communautaire)!

J’espère que ce vidéoclip vous donnera le sourire! Vous le ferez écouter à vos enfants et vous reviendrez me dire s’ils ont apprécié! D’accord?

Bon, ok, je cesse de vous faire languir. Bon printemps… dans MOUNIVERS!

Pour de plus amples informations sur mon tout nouveau spectacle Mon baluchon, cliquez ici !

Pour joindre mon équipe

Représentant et gérant: Pierre Gravel international

Marché public francophone (salles de spectacles, municipalités, festivals)

Luc Quintal
450 372-7764 poste 242
luc@pierregravel.com

Écoles et garderies
Maritza Tessier
450 372-7764 poste 223

Le garçon aux p’tits oiseaux

Ou quand on ose proposer autre chose que la Pat’ Patrouille

Mon père est un passionné d’oiseaux. Plus que ça, en fait. C’est un passionné de photographie d’oiseaux. Les gens de son village le connaissent. Étant un grand marcheur, on peut l’apercevoir, armé de son téléobjectif, à l’affût du moindre battement d’ailes. Il a même un accès privilégié au terrain de certains citoyens, qui l’invitent à aller immortaliser les petites bêtes à plumes nichant chez eux.

C’est chouette, avoir un papa qui fait de la photographie d’oiseaux. Dans mon fil Facebook, j’ai une panoplie de clichés inspirant le calme et le grand air. J’apprends les noms des oiseaux, leurs particularités… C’est une belle passion qu’il partage avec nous, ses enfants, mais également avec son réseau.

Pour souligner l’anniversaire de mon plus jeune, mon père lui a écrit une magnifique lettre où il le comparait à un cardinal. Vous savez, ce bel oiseau rouge flamboyant? Fiston était tellement heureux… Il a gardé sa lettre précieusement.

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L’image accompagnant la lettre de mon père à son petit-fils. Une photo de cardinal prise à l’une de ses mangeoires. Crédit: Fabien Nadau

Puis, une semaine plus tard, ma mère m’a demandé: « Nous aimerions offrir un livre sur les oiseaux à ton coco. Penses-tu que c’est une bonne idée? Est-ce que ça fait « trop vieux »? » Hum. Bonne question! Dans les faits, le coco en question avait éclos huit ans auparavant… Un livre d’oiseaux en cadeau? Ben… pourquoi pas! Soyons fous! Faisons un pas à côté de la voie classique qui, elle, est parsemée de Playmobil, Lego, Beyblades et des personnages de la Pat’Patrouille!

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Le fameux livre reçu en cadeau. Crédit: Anne-Lune

Mes parents lui ont laissé le précieux sac, décoré d’un magnifique dessin de cardinal et débordant de papier de soie. Un vrai cadeau thématique!

À l’ouverture du sac, un point d’interrogation s’est dessiné dans le visage de fiston. Quand je lui ai expliqué ce que c’était, ses yeux sont devenus tout grands. Il s’est mis à le feuilleter frénétiquement. Il est tout de suite tombé sur la section « comment fabriquer une mangeoire », puis sur celle où l’on explique le mélange de graines à faire pour attirer tel ou tel type d’oiseau.

La fin de semaine suivante, je me suis rendue à la quincaillerie avec mon fils pour faire l’achat d’une mangeoire. Ça fait longtemps que j’en veux une, alors c’était un cadeau pour fiston, mais aussi pour moi! Nous avons finalement choisi un beau modèle de luxe: on voulait que nos oiseaux soient traités aux petits oignons! Hi! Hi!

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Roselin pourpré à l’heure de la collation. Crédit: Anne-Lune

Sur le chemin du retour, fiston me demandait sans cesse: « Quand est-ce qu’on arrive, Maman? » Il avait tellement hâte d’arriver à la maison et de montrer notre belle mangeoire à son frère, sa soeur et son père!

En arrivant à la maison, nous avons installé la mangeoire bien en vue, accrochée à une branche de l’arbre, devant notre maison. Chaque matin, nous nous faisons un plaisir d’observer les oiseaux qui viennent se remplir la panse: cardinaux, geais bleus, quiscales bronzés, juncos ardoisés, étourneaux sansonnets, sittelles à poitrine blanche, moineaux… Wow! Tant de couleurs et de formes différentes à admirer!

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Tourterelle triste et geai bleu, en file d’attente à la mangeoire. Crédit: Anne-Lune

Quand nous n’arrivons pas à reconnaître l’oiseau, nous cherchons dans le beau livre de mon garçon. Nous avons aussi débuté un cahier dans lequel nous notons la date et le nom des oiseaux que nous avons observés. C’est, en quelque sorte, un registre que nous pourrons consulter, au fil des années. Nous pourrons en apprendre davantage sur les migrations. Tout ça le ravit! Vous devriez le voir: il y a plein d’étoiles, dans ses yeux, quand il parle d’oiseaux. Puis, quand il part pour l’école, le matin, il me lance, complice: « Maman! N’oublie pas de regarder quels oiseaux vont venir, ce matin! »

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Notre registre « à la bonne franquette ». Crédit: Anne-Lune

La semaine dernière, une dame est allée faire une présentation sur les oiseaux, à l’école. Elle demandait aux enfants s’ils étaient capables d’identifier certaines espèces. À un moment, elle a montré l’image d’un pic. Les enfants ont tous répondu que c’était un pic-bois, sauf fiston, qui a précisé: « C’est un pic mineur. » La dame était, semble-t-il, bien impressionnée. J’étais bien fière de lui, quand il m’a dit ça… et lui aussi! « J’en ai vu un, quand je suis allé prendre une marche avec grand-papa! » m’a-t-il lancé, comme si c’était une évidence. Cré coco!

Après réflexion, j’ai l’impression d’avoir assisté à la naissance d’une passion. Mes parents ont osé offrir un cadeau « hors du commun » à mon enfant et je les en remercie. Ils ont allumé une étincelle. Est-ce une passion passagère? Peut-être. Peut-être aussi que ce cadeau restera gravé dans sa mémoire pour la vie! Ça ne m’étonnerait pas du tout!

Alors, osons! Osons sortir des sentiers battus et faire découvrir des choses aux enfants. Ils ne le réaliseront peut-être pas dans l’immédiat, mais un jour, ils vous remercieront peut-être de les avoir ouverts sur un nouveau monde!

 

P.S. Si vous souhaitez vous procurer ce livre, le titre est Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi, aux Éditions Broquet.

P.S. Un souvenir revient à ma mémoire, en écrivant ce texte (merci Maman!). En maternelle, mon autre fils rêvait d’avoir un livre sur le corps humain. C’est, encore une fois, ses grands-parents qui le lui ont acheté. Il avait fait une présentation sur le fonctionnement du système nerveux, dans sa classe. Ça m’avait tellement étonnée et impressionnée! Il voudrait devenir chirurgien. Il ne le sera peut-être pas, mais c’est beau de le voir rêver! Osons!

 

 

Sources photos:
‘Playmobil’ Producers Blast Weinstein Company in Cross-Complaint
https://www.lego.com/en-us/city/videos
http://www.nautiljon.com/animes/metal+fight+beyblade.html
http://hachette-jeunesse.com/paw-patrol-la-pat-patrouille

Partie de moi – documentaire

Une amie vient de partager ce documentaire au sujet de la pelade (alopécie), sur son profil Facebook. Je me devais de partager le lien à mon tour, car je sais que plusieurs personnes qui me lisent ici ont aussi cette maladie auto-immune.

« Partie de moi » aborde un sujet généralement méconnu : la chute de cheveux chez les femmes. Celles-ci perdent du coup leur confiance, trop souvent rattachée à l’apparence et à la beauté. Le documentaire s’intéresse à Karène, la femme du réalisateur, atteinte d’alopécie et qui est prête à tout faire pour retrouver sa confiance et son assurance dans la beauté qu’elle dégage, mais aussi à trois autres femmes de générations différentes, aux prises également avec cette perte : Madeleine, 17 ans, Jenny, 30 ans et Marie-Claude, 60 ans.

C’est très touchant et bouleversant d’entendre des gens parler de ce par quoi je suis passée. Je me sens parfois seule, dans ma petite bulle, à jongler avec mes humeurs, mes perruques, mes soucis capillaires…

La phrase que je retiens de ce documentaire? « Ceux qui t’aiment, t’aiment. » Voilà qui est dit!

Bonne écoute!

Cliquez ici pour visionner sur le site de Radio-Canada. (Notez qu’il est possible de mettre les sous-titres en cliquant sur la bulle, à côté de la ligne de chrono, au bas de l’écran de la vidéo, sur le site de Radio-Canada.)

(Pour les lecteurs d’outremer, l’accent qu’on entend dans le documentaire est celui de francophones du Nouveau-Brunswick. C’est joli comme tout, n’est-ce pas?)